Vivre le temps de l’Avent

[Extrait du livre
« Catéchisme orthodoxe et le message des patriarches de l'Est sur la foi orthodoxe »
par le Professeur Totyu Koev
Sofia 1991
Traduit par Diana Fraysse
Figeac, le 13 novembre 2011]

 V I V R E  L E  T E M P S  D E  L’A V E N T

 

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Avent – étym. Emprunté du lat. Adventum, venue (de Jésus Christ). Les quatre semaines(quarante
jours chez les chrétiens orthodoxes) qui précèdent Noël, temps fixé par l’Église comme préparation
des fidèles à la venue de Jésus Christ.

INTRODUCTION

Pour atteindre le salut, il faut à chaque chrétien les trois vertus: foi, espérance et amour .
De ces vertus l’apôtre Saint Paul écrit:
Or la foi, l’espérance et l’amour demeurent maintenant tous les trois (1Cor 13:13).
Sur les paroles de l’apôtre le contenu du catéchisme orthodoxe est divisé en trois grands chapitres :
1.l’enseignement de la foi
2.l’enseignement de l’espérance
3.l’enseignement de l’amour
Le chrétien doit tout d’abord apprendre à croire en Dieu et dans les sacrements par Lui révélés,
ensuite à espérer en Dieu et connaître les moyens d’acquérir une espérance salutaire,et enfin
d’aimer Dieu et tout ce qu’il faut aimer selon les préceptes divins.
-A la foi en Dieu et tout ce qui est divin, l’Église nous apporte l’enseignement du Symbole de la
Foi ;
-Dans le manuel de l’enseignement de l’espérance nous guident les béatitudes et la prière du
Seigneur ;
-L’enseignement de base de l’amour envers Dieu et le prochain se trouve dans les dix
commandements de Dieu .

L’ENSEIGNEMENT DE LA FOI

Deuxième article du Symbole de la Foi

Je crois en un Seul Seigneur, Jésus Christ, Fils Unique de Dieu, Né du Père avant tous les siècles,
Lumière de Lumière, Vrai Dieu de Vrai Dieu, Engendré,non créé, Consubstantiel au Père par Qui
tout a été fait.
Ce paragraphe du Symbole de la Foi contient l’enseignement de l’Église ,relatif à la deuxième
face de la Sainte Trinité-le Fils de Dieu et surtout concernant Sa nature divine. Fils de Dieu se
nomme la deuxième face de la Sainte Trinité, selon Sa nature divine. Fils de Dieu est appelé encore
Jésus, lorsqu’Il naquit Homme sur la terre; les prophètes L’appelèrent Christ lorsqu’ils attendaient
Son Avènement sur la terre.
Le nom Jésus signifie Sauveur. C’est le nom que fut donné par l’Archange Gabriel, lorsque ce
dernier annonça La Bonne Nouvelle à la Sainte Vierge Marie. Il fut appelé ainsi, car Il naquit
sur la terre pour sauver les hommes (Lc 1:31;Matth 1:21).
Le mot grec (khristos ) Christ (en hébreu messie), signifie oint .Aux temps de l’Ancien Testament
oints on appela les rois, les grands-prêtres et les prophètes, car ils furent oints avec de l’huile, ce qui
représentait le symbole de l’investiture en pouvoir (Ex 28:41;Roy 10:1). Jésus Christ, le Fils de Dieu
incarné, ne fut pas oint, mais on l’appelle oint, parce que avec Sa nature humaine Lui sont aussi
donnés en toute plénitude tous les dons de Saint Esprit; ainsi Lui appartient-Il, aux plus haut point :
les connaissances des Prophètes,la sainteté de Grand-Prêtre et la puissance de Roi .Jésus Christ est
le plus grand Prophète, qui annonça aux hommes en toute plénitude existante et avec clarté, la
volonté du Père céleste; et leur transmit pour toujours une loi nouvelle et parfaite – la Loi d’amour et
de foi-salutaire pour toute la race humaine. En même temps Il est aussi Le Grand-Prêtre éternel,
Qui s’offrit en holocauste pour les péchés de monde entier. Et Il est aussi Roi éternel, Qui vainqueur de l’enfer, de la mort, et du diable nous ouvrit par Son Ascension aux ciels l’entrée dans le royaume
céleste.
Jésus-Christ nous l’appelons Seigneur dans le sens que Il est vrai Dieu, parce que le nom
Seigneur est l’un des nom de Dieu. De la divinité de Jésus-Christ, Fils de Dieu incarné,très claire-
ment témoigne St. Jean le Théologien. Ainsi décrit-il l’existence perpétuelle du Fils de Dieu en
disant :
Au commencement était le Verbe,et le Verbe était en Dieu,et le Verbe était Dieu (Jn 1:1)
La deuxième face de la Sainte Trinité s’appèle donc aussi Verbe. Comme la parole humaine nous
sert à nous exprimer, pour révéler nos pensées intérieures et invisibles pour qui que ce soit d’autre,et
pour exprimer aussi nos sentiments et nos désirs, de même le Fils de Dieu, à travers Son Incarnation
et avec Ses paroles et Ses actes, nous révéla-t-Il Dieu invisible et Sa sainte volonté.

Signification de l’appellation « Fils Unique de Dieu »

Dans le Symbole de la Foi Jésus-Christ est appelé « Fils Unique de Dieu ». Avec cette appellation
est démontré que seul Jésus-Christ est Fils de Dieu, engendré de Dieu-le Père, et pour cela Il est de
même nature que Lui. Cela signifie que Jésus-Christ dépasse incomparablement tous les anges et
tous les justes qui, dans l’Ancien Testament, quelquefois sont appelés fils de Dieu, non selon leur
nature, mais par la grâce,c.a.d . par une particulière grâce divine. Les chrétiens sont des enfants de
Dieu dans leur foi en Jésus-Christ et par la grâce reçue pendant le sacrement de Baptême.
L’appellation de Jésus-Christ Fils Unique de Dieu est empruntée de l’Ancien Testament.
Par exemple,l’évangéliste Jean, lorsqu’il parle de l’existence pré-éternelle du Verbe, ou du Fils de
Dieu,nous dit plus loin :
Et le Verbe a été fait chair, et Il a habité parmi nous,et nous avons vu Sa gloire, comme Fils
Unique de Père (Jn 1:14).
Nul n’a jamais vu Dieu; le Fils Unique, Qui est dans le sein du Père, en a donné la
connaissance (Jn 1:18).

Vertu personnelle du Fils de Dieu

Les expressions du Symbole de la Foi: Né du Père avant tous les siècles: Lumière de Lumière,
vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père, par Qui tout a été fait
sont (les expressions) orientées contre l’hérésie d’Arius(ІVs.) qui, contrairement à l’ enseignement
de l’Église, enseigna que le Fils de Dieu n’est pas né, mais a été créé par Dieu dans le temps; a été
créé de rien, selon la volonté de Dieu, ainsi n’est-Il pas de même nature que le Père.
Avec les paroles : Né du Père, l’accent est mis sur cette vertu personnelle, par laquelle le Fils de
Dieu se distingue des autres personnes de la Sainte Trinité. Cette vertu personnelle est Sa Nativité
ou Sa Filiation. Dans le Symbole n’est pas seulement dit que, le Fils de Dieu est né du Père, mais
encore est-il ajouté:avant tous les siècles, pour que quelqu’un comme Arius n’aille pas penser qu’il y
ait eu un temps où le Fils de Dieu n’aurait pas exister. Né avant tous les siècles, c.a.d. avant tout
temps, de l’éternité, le Fils de Dieu est aussi éternel, que Dieu-le Père est éternel.
Pour rendre au moins jusqu’à un certain point plus claire l’idée, inaccessible à notre intelligence
de la naissance du Fils de Dieu, né du Père, le Symbole de la Foi se sert d’une comparaison en
disant que le Fils de Dieu est né du Père comme la lumière naît de la lumière. Lorsque nous
regardons le soleil, nous voyons les rayons solaires lumineux=>la lumière; de cette lumière naît la
lumière, qui s’étale sur toute la terre; mais l’une, comme l’autre est une lumière indivisible, lumière
de même nature. Ainsi Dieu-le Père est-Il la Lumière éternelle.
Or ce que nous vous annonçons après l’avoir entendu de Lui pour vous l’annoncer , c’est que
Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en Lui de ténèbres (1 Jn 1:5).
Ainsi de Lui (de Dieu-le Père) naît le Fils de Dieu, Qui de ce fait-même est Lumière éternelle; mais
Dieu-le Père et le Fils de Dieu sont Lumière éternelle uni, indivisible, d’une seule et même nature
divine.

Le Fils incarné de Dieu – Jésus Christ est vrai Dieu

Les paroles vrai Dieu de vrai Dieu démontrent que le Fils de Dieu est appelé Dieu dans le même
sens, que Dieu -le Père. Ces paroles dans le Symbole sont empruntées à l’évangéliste St. Jean le
Théologien, qui écrit :
Nous savons encore que le Fils de Dieu est venu, et qu’Il nous a donné l’intelligence, afin que
nous connaissions le vrai Dieu, et que nous soyons en Son vrai Fils ,c’est Lui qui est le vrai Dieu et
la vie éternelle.(1 Jn 5:20).

Explication des paroles « consubstantiel au Père,par Qui tout a été fait »

L’expression consubstantiel au Père veut dire:le Fils de Dieu est le même être divin que Dieu- le
Père. Cette vérité fut attestée par Jésus-Christ Lui-même,Qui dit :
Mon Père et Moi nous sommes une seule chose (Jn 10:30) .
Les paroles par Qui tout a été fait démontrent que le Fils de Dieu participe a la création de toutes
les choses visibles et invisibles de pair avec le Père et le Saint Esprit;Dieu le Père créa tout à travers
Son Fils comme par Sa Sagesse éternelle et Son Verbe éternel. Dans la Sainte Écriture est dit :
Toutes choses ont été faites par Lui; et rien de ce qui a été fait, n’a été fait sans Lui (Jn 1:3).

Troisième article du Symbole de la Foi

Qui pour nous hommes,et pour notre salut est descendu des cieux,s’est incarné du Saint Esprit et
de Marie la Vierge, et s’est fait homme.
Dans cet article du Symbole de la Foi on parle de la descente du ciel sur la terre du Fils de Dieu
pour le salut des hommes, on parle de Son incarnation-comment est-Il devenu homme, ainsi que de
la façon dont Il s’est incarné.

Doctrine de la descente des cieux du Fils de Dieu

L’expression du Symbole ,le Fils de Dieu est descendu des cieux ne veut pas dire que le Fils
de Dieu n’avait pas été auparavant sur la terre. En étant Dieu omniprésent, Il est toujours au ciel et
sur la terre. Cette expression il faut l’interpréter comme cela: le Fils de Dieu fut auparavant invisible
sur la terre, puis, dans son amour infini pour les hommes Il apparut en chair et Il vécut visiblement
parmi les hommes; en même temps Il existe éternellement inséparable de Dieu-le Père.
Dans Sa conversation avec Nicodème,Jésus-Christ dit de Sa descente des cieux :
Personne n’est montée au ciel,excepté Celui qui est descendu du ciel,le Fils de l’Homme,Qui est
dans le ciel (Jn 3:13).

Descente du Fils de Dieu – quel en est l’objectif

Le Fils Unique de Dieu est descendu des cieux pour nous hommes et pour notre salut, comme il
est dit dans le Symbole de la Foi, c.a.d. à cause de nous et pour notre salut.
Il est venu sur la terre pour nous hommes, ce qui veut dire qu’Il est descendu du ciel, non pas pour
un peuple ou un autre, et non pas pour quelques personnes élues, mais pour tous les humains d’une
façon générale.
Le Fils de Dieu est venu dans le monde pour notre salut, c.a.d. Est venu pour sauver les hommes
du péché, de la malédiction, et de la mort.

Concept du péché et de sa provenance

Le péché est une transgression et dérogation à la Loi Divine-non seulement extérieurement,
c.a.d. contre les Commandements de Dieu, mais aussi intérieurement, dans les inspirations de la
conscience de chacun. Selon les paroles de Apôtre Jean :
le péché est l’iniquité (1 Jn 3:4).
Les premiers hommes étaient créés par Dieu sans péché. Le péché apparut en eux par le diable.
De cela témoigne la parole de Dieu :
Celui qui commet le péché est enfant du diable, parce que le diable pèche dès le commencement
(1 Jn 3:8).
Ces paroles démontrent que celui qui commet le péché avec persistance et volupté se trouve sous
l’influence et l’autorité du diable qui pèche en premier et ne s’arrête jamais.

La déchéance peccable de nos ancêtres

Selon le récit biblique, Adam et Ève menèrent une existence béate dans le paradis. Pour affermir
leur libre volonté et pour les fortifier dans le bien, Dieu leur donna un commandement: Ne mangez
point du fruit de l’arbre de la science du bien et du mal;car le jour où vous en mangerez,vous mour-
rez certainement (Gen 2:17).La dégustation des fruits de la connaissance de bien et du mal fut
mortelle pour l’homme non pas parce que ces fruits eux-mêmes furent toxiques,mais parce que leurs
dégustation transgressait la volonté de Dieu et ainsi cet acte séparait l’homme de Dieu et de Sa grâce
et l’éloignait de la vie divine.
Le diable jalousa l’existence béate des premiers hommes. Il trompa Ève et Adam,et les
convainquit de transgresser le commandement de Dieu. De la déchéance peccable de nos ancêtres
il est dit dans la Genèse :
Or le serpent était le plus fin(rusé) de tous les animaux que le Seigneur Dieu avait formés sur la
terre. Il dit à la femme:-Pourquoi Dieu vous a-t-il commandé de ne pas manger du fruit de tous les
arbres du paradis?La femme lui répondit:-Nous mangeons du fruit des arbres qui sont dans le
paradis. Mais Dieu nous a commandé de ne point manger du fruit de l’arbre qui est au milieu du
paradis,et de n’y point toucher,de peur que nous mourions. Le serpent repartit à la femme :
-Assurément vous ne mourrez point , mais Dieu sait qu’aussitôt que vous aurez mangé de ce
fruit,vos yeux serons ouverts et vous serez comme des dieux,connaissant le bien et le mal. La femme
considéra donc que le fruit de cet arbre était bon à manger,qu’il était beau et agréable à la vue.
Elle en prit,en mangea et en donna à son mari,qui en mangea également (Gen 3:1-6).
En voyant que le serpent parle, réfléchit, calomnie Dieu et s’efforce d’entrainer Ève vers le mal ;
nous arrivons à la conclusion que le tentateur des premiers humains était le diable. Ainsi Jésus-
Christ l’appelle-t-Il homicide dès le commencement…,et père du mensonge(Jn 8:44). Et St Jean le
Théologien le définit comme « … grand dragon,l’ancien serpent, appelé le diable…qui séduit tout
l’univers… »(Ap 12:9)Mais les vrais coupables de la déchéance furent les ancêtres, en abusant de
leur liberté, en succombant à la tentation du diable; par suite ils portèrent la responsabilité de leur
culpabilité.
Après avoir goûté du fruit interdit, Adam et Ève par suite de cette expérience, comprirent
combien il est bon d’être obéissant à la volonté de Dieu, et quel mal c’est de la transgresser.
Pour cela, l’appellation de l’arbre par lequel ils connurent cette vérité – l’arbre de la science du bien
et du mal, correspond pleinement à sa destination. Malgré que l’homme par sa nature fut disposé à
aimer Dieu, il pouvait aussi bien ne pas l’écouter; utilisant ainsi pour le mal la liberté qui lui avait
été donnée. Tels furent nos ancêtres, qui ont écouté le diable et transgressés la volonté de Dieu.

Les conséquences du péché des ancêtres

De ce péché des ancêtres provint la malédiction et la mort. La malédiction est une condamnation du péché au juste tribunal Divin. D’après ce jugement, comme punition les humain furent
soumis au divers malheurs, qui provenaient de la terre à cause du péché des ancêtres. Dieu dit à
Adam :
La terre sera maudite à cause de ce que tu as fait (Gen 3:17)
Du péché d’Adam et Ève provinrent deux sortes de mort:corporelle et spirituelle.
La mort corporelle consiste en ceci: le corps est privé (il est dépouillé) de l’âme et il retourne
dans la terre, car le péché à causé dans l’organisme humain le début de l’infirmité, le dérangement,
les maladies et l’affaiblissement. Clair est sur Adam le verdict divin :
Tu mangeras ton pain à la sueur de ton visage, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu
as été tiré, car tu es poussière, et tu retourneras en poussière.(Gen 3:19)
A partir de ce temps, la mort devint destin commun pour tous les hommes. L’Apôtre St. Paul
écrit :
Comme le péché est entré dans le monde par un seul homme, et la mort par le péché, ainsi la
mort a passé dans tous les hommes par celui en qui tous ont péché(Rom 5:12).
La mort spirituelle consiste en l’éloignement de l’homme par rapport à Dieu, Dieu Qui est la
Source de vie. L’âme, qui meurt du péché se prive de la lumière spirituelle, de la proximité de Dieu,
des béatitudes et des joies véritablement pures. Cependant, elle ne se détruit pas, elle ne s’annihile
pas, mais elle demeure en état d’obscurité, de tristesse et de souffrance. Le péché des ancêtres en-
dommagea leur nature spirituelle, désorganisa leurs forces d’âme, et par conséquence l’image de
Dieu s’assombrit dans les hommes déchus, bien qu’elle(l’image de Dieu) ne fut pas complètement
perdue.

Concept du premier péché

Puisque Adam et Ève sont les ancêtre de toute l’humanité, leur péché, avec toutes leurs consé-
quences néfastes, passa et passe naturellement d’eux par la naissance à toute leur descendance – à
toute la race humaine. Cela explique pourquoi moururent non seulement Adam et Ève, mais tous les
hommes. Nous tous sommes nés d’Adam, contaminés du péché, et nous-même péchons aussi.
Comme d’une source contaminée, évidemment coule un ruisseau contaminé, ainsi d’un ancêtre
contaminé du péché et, par suite, mortel, naturellement provient une postérité contaminée du péché,
et par suite une génération mortelle. Le péché qu’Adam et Ève ont transmis à leur descendance
s’appelle péché originel ou ancestral.
Ainsi s’appelle la dépravation morale innée de la nature humaine en chacun de nous; cet état
peccamineux de décadence dans lequel l’homme est né. Autrement dit: le péché originel est un
désordre inné de notre nature spirituelle, une disposition intérieure, une vive source peccable, qui
opère chez l’homme avec la force d’une loi et l’entraine vers le mal. Cet état intérieur est ainsi décrit
par Saint Paul :
Je sais que le bien n’habite pas en moi ,c’est-à-dire dans ma chair; en effet, le vouloir réside en
moi, mais accomplir le bien ,je ne l’y trouve pas. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le
mal que je ne veux pas. Or si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, mais le
péché qui habite en moi. Lors donc que je veux faire le bien, je trouve en moi une loi qui s’y oppose,
parce que le mal réside en moi (Rom 7:18-21).

La promesse divine d’un Sauveur

La mort qui vint dans le monde comme suite à la déchéance peccable des ancêtres, devint inévi-
table. L’homme ne pouvait plus utiliser les fruits de l’arbre de vie, car après sa déchéance, il fut
expulsé du paradis et il n’avait plus accès à cet arbre. Ainsi, du fait qu’ils avaient péché, Adam et
Ève furent privés de leur état bienheureux d’avant. Mais Dieu dans Sa bonté infini ne les laissa pas
sans espérance du salut. Il leur laissa la promesse, que la semence de la femme brisera la tête du
serpent(Gen 3:15), et qu’apparaitra sur la terre un Sauveur, Qui vaincra le diable – le trompeur des
hommes, et Il les délivrera du péché et de la mort. Les paroles semence de femme sont tournées
vers Jésus Christ, parce qu’Il est né de la Sainte Vierge Marie sans le concours d’un homme. Les
saints pères appellent premier évangile la promesse divine de l’Avènement d’un Sauveur, c.a.d.
première bonne nouvelle pour l’humanité déchue, de la perspective de la venue d’un Libérateur de
l’esclavage du diable. L’utilité de cette promesse pour l’humanité fut que les hommes, après l’avoir
reçu, pouvaient croire en un futur Sauveur; et se sauver avec cette espérance; de même que nous
maintenant nous croyons dans le Sauveur qui est venu; et par la grâce divine nous nous sauvons par
cette foi-même.
Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés en vertu de la foi ; et cela ne vient pas de vous,
puisque c’est un don de Dieu (Eph 2:8).

Préparation de la race humaine à l’accueil du Sauveur promis

Peu de gens dans le passé crurent au futur Rédempteur. La plupart avaient oublié cette promesse
de Dieu. C’est pourquoi Dieu la rappelait plus d’une fois. Ainsi dit-Il à Abraham :
Et toutes les nations de la terre serons bénis en ta semence(Gen 22:18)
Dieu répéta aussi la même promesse plus tard au prophète David, avec Ses paroles :
Je susciterai après toi ton fils qui naîtra de toi,et j’affirmerai son règne. Il bâtira une maison à
mon nom, et j’affirmerai le trône de son royaume jusque dans l’éternité(2 Roy 7:12-13).
Par la providence divine furent donnés des signes par lesquels les hommes purent reconnaître le
Sauveur, quand Il apparut sur la terre. Des prédictions très précises sur les circonstances de la
naissance et de la vie terrestre du Sauveur promis, furent données par les prophètes dans l’Ancien
Testament. Par exemple, le prophète Isaïe prédit que le Sauveur naîtra d’une Vierge:
C’est pourquoi le Seigneur vous donnera lui-même un signe:Voilà qu’une vierge concevra et
enfantera un fils, qui sera appelé Emmanuel (Is 7:14) .
Avec une extrême clarté il prophétisa les souffrance du Sauveur (Is 53). Le prophète Isaïe parle
de Jésus Christ d’une manière si claire et précise, que certains pères de l’Église l’appellent l’évangé-
liste de l’Ancien Testament.
Le prophète Michée prédit, que le Christ naîtra dans la ville judaïque de Bethléem :
Et toi Bethléem-Ephrata , tu es petite entre les villes de Juda:de toi sortira Celui qui doit régner
en Israël;sa génération est dès le commencement, dès l’éternité(Michée 5:2)
Il sera inébranlable et Il paîtra son troupeau dans la force du Seigneur, au nom sublime du
Seigneur son Dieu; et les peuples se convertiront parce qu’Il sera glorifié jusqu’aux extrémités du
monde. Il sera notre paix (Michée 5:4-5).
Les israélites eux-mêmes comprirent et considère cette prophétie comme promesse d’un Sauveur,
avant même d’avoir appris Sa naissance (Matth 2:4-6).
Le prophète Malachie après l’édification du deuxième temple de Jérusalem, prophétisa que la
venue du Sauveur approchait, et qu’Il viendrait dans ce temple. Avant Lui serait envoyé un précur-
seur semblable au prophète Élie, ce qui correspond à Saint Jean Baptiste (Mal 3:1).
Le prophète Zacharie a prédit la glorieuse entrée du Sauveur à Jérusalem (Zach 9:9).
Le prophète Daniel prédit que le Sauveur viendrait sur la terre 490 ans après que le roi perse
aurait promulgué un décret pour la restauration des murs de Jérusalem; il prophétisa aussi qu’après
la crucifixion se produira la destruction du temple et de la ville de Jérusalem, et que les sacrifices de
l’Ancien Testament cesseraient (Dan 9:21-27).
A part les prophéties de l’Ancien Testament il y eut des préambules en images pour le Sauveur du
monde. Par exemple l’échelle que le patriarche Jacob vit dans son sommeil, fut une image préam-
bule de la descente de Fils de Dieu sur la terre,par son incarnation de la Vierge Marie. L’agneau pas-
qual que les juifs égorgeaient et mangeaient en mémoire de leur délivrance de l’esclavage égyptien,
cela fut aussi une image préambule de la passion et la mort du Sauveur promis. La manne dans le
désert fut une image préambule du corps du Christ, de même que le serpent d’airain dressé par
Moïse dans le désert représenta la mort sur la croix de Jésus Christ. Le séjour du prophète Jonas
dans le grand poisson pendant trois jours et trois nuits figura le futur séjour du corps de Christ dans
le tombeau. De toute façon tout fut, selon les paroles de St. Paul :
…ombre des biens à venir (Heb 10:1).
Il y eut dans les sacrifice offerts, des images prémonitoires d’une importance particulière. En eux
manifestement on rappela à l’homme ses péchés …Cependant chaque année on y fait mention des
péchés(Hebr 10:3); mais aussi la culpabilité de l’homme devant Dieu. En même temps les sacrifices
montrèrent à l’homme, qu’il viendra un temps où le Sauveur promis s’offrira en holocauste pour les
péchés du monde entier.

Doctrine du Fils de Dieu, incarné est devenu homme

Le Sauveur promis vint longtemps après la déchéance peccable des ancêtres. Au cours d’un
grand nombre de siècles il fallut que les gens prissent conscience par leur propre expérience de
toute la profondeur de leur déchéance morale et leur incapacité de se sauver tout seuls. Lorsqu’ils
prirent conscience de tout cela, ils se mirent à désirer le concours divin ; et ils se mirent à désirer la
capacité de l’accepter avec encore plus d’application, lorsqu’il leur serait donné d’en haut.
Par ailleurs il fallut peu à peu aux hommes, qu’on leur annonçât ces signes, par lesquelles ils
pouvaient reconnaître leur Sauveur. Il fallut progressivement par une éducation spirituelle que
l’humanité se préparât à adopter le grand enseignement, que le Rédempteur Divin leur aurait
apporté.
Lorsque vint le temps déterminé par Dieu,le Fils Unique de Dieu s’est incarné de Saint Esprit
et de Marie la Vierge est s’est fait homme.
Lorsque les temps ont été accomplis ,Dieu a envoyé son Fils Unique , formé d’une femme, et
soumis à la Loi, pour racheter ceux qui étaient sous la Loi, afin que nous devinssions ses enfants
adoptifs (Gal 4:4-5).
Il faut comprendre le mot incarné dans le sens que le Fils de Dieu prit chair humaine, sans péché,
et Il est devenu homme, sans cesser d’être Dieu. Le mot incarnation lui-même est emprunté à
l’Évangile selon St Jean :
Et le Verbe a été fait chair (Jn 1:14).
Il est dit dans la Sainte Écriture sur l’incarnation de Fils de Dieu du Saint Esprit et de la Vierge
Marie: quand la Sainte Vierge habitait dans la maison de Joseph à Nazareth, est apparu l’Archange
Gabriel, annonçant que d’elle naîtra Jésus, le Sauveur du monde. Lorsqu’elle entendit cela, la Sainte
Vierge demanda à l’ange :
Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ?(Lc 1:34)
L’ange lui répondit :
Le Saint Esprit surviendra en toi, et la vertu du Très-Haut te couvrira de Son ombre, c’est
pourquoi le Saint qui naîtra de toi sera appelé le Fils de Dieu (Lc 1:35).
Dans le Symbole de la Foi il est dit de Fils de Dieu non seulement qu’Il s’est incarné, mais encore
est-il ajouté qu’Il est devenu homme. Ceci est fait pour que personne ne pense que le Fils de Dieu a
pris seulement chair ou corps, mais qu’Il est homme dans le sens plein du terme, Il a un corps et une
âme, et en tout Il nous est semblable, excepté le péché.
St Paul appelle Jésus Christ homme en disant :
Car il n’y a qu’un Dieu,et qu’un médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme (1
Tim 2:5).

Doctrine des deux natures et des deux volontés de Jésus Christ et de l’unité de la personne
Jésus Christ

L’Église enseigne que Jésus Christ a deux natures – divine et humaine,unies en une personne;
Dieu le Verbe par Son incarnation a pris nature humaine indivisiblement de Sa nature divine, pour
cela Jésus Christ est appelé Dieu-Homme. Conformément à la définition de la Foi du IV concile
œcuménique(451), les deux natures de la personne de Jésus Christ sont uni :
sans confusion, sans changement, sans division, sans séparation (Horos du concile de Chalcédoine)
L’union des deux natures du Christ qui se produisit déjà pendant l’Incarnation Divine, se garda pen-
dant toute Sa vie terrestre, se garda encore pendant Sa Résurrection et Son Ascension au ciel et dure
dans l’éternité.
Dans la Sainte Écriture cette union de la personne de Jésus Christ apparaît dans ces passages où
comme à Dieu Lui sont attribuées des vertus humaines, et comme à un homme – des vertus divines.
Ainsi par exemple St Paul écrit :
Car s’ils l’avaient connue ,ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de la gloire(1 Cor 2:8).
L’apôtre St Pierre témoigne que les israélites firent mourir l’auteur de la vie(Ac 3:15).
Dans les Actes des apôtres on parle de l’acquisition de l’Église par le Christ, par Son propre
sang :
Prenez donc garde à vous-même et à tout le troupeau sur lequel le Saint Esprit vous a établis
évêques pour régir l’Église de Dieu, qu’Il a acquise par son sang (Ac 20:28).
D’autre part , Jésus Christ lui-même dit :
Personne n’est monté au ciel, excepté Celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’Homme, qui est
dans le ciel(Jn 3:13).
Dire que le Seigneur Dieu a été tué et que avec son propre sang Il a acquis l’Église (vertus
humaines attribuées à Dieu) et d’autre part, que le Fils de l’Homme est omniprésent et éternel
(vertus divines attribuées à l’homme), (ceci)est possible seulement dans le cas, où on admets que le
Seigneur Dieu qui a été crucifié, et le Fils de l’Homme ne sont pas deux personnes différentes,
mais une seule personne, porteuse de deux natures – divine et humaine, avec toutes leurs propres
vertus. Cette personne est La Personne de Dieu le Verbe, ou le Fils de Dieu. Saint Paul témoigne de
cette vérité :
Ayez en vous les mêmes sentiments qu’avait en Lui Jésus Christ, Qui, ayant la forme et la nature
de Dieu, n’a point cru que ce fût pour Lui une usurpation de s’égaler à Dieu; et cependant s’est
anéanti Lui-même, prenant la forme d’esclave, se faisant semblable aux hommes et étant reconnu
pour homme, par tout ce qui a paru de Lui au dehors. Il s’est humilié Lui-même, se rendant
obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix (Phil 2:5-8).
Dans l’épître aux Romains le même apôtre, en énumérant les qualités des Juifs dit entre-autre :
Qui ont pour pères les patriarches, et de qui est sorti selon la chair le Christ même, qui est au-
dessus de toutes choses, Dieu béni dans tous les siècles (Rom 9:5).
Cependant, la nature humaine de Jésus Christ n’a pas une hypostase séparé, Il n’est pas une
personne isolée, ou en division, mais Il est en harmonie avec la nature divine, en union avec Sa
divine hypostase.
Dans la liaison intégrale de la doctrine des deux natures du Christ se trouve celle de Ces deux
volontés – divine et humaine. Conformément à la définition de la foi, donnée par le VI Concile
œcuménique(680-681), les deux volontés du Christ sont en union indivisible, inséparable, immuable
et sans confusion; les deux volontés ne sont pas opposées l’une à l’autre: la volonté humaine ne
s’oppose pas et n’est pas en inimitié, mais elle se soumet à la toute puissante volonté divine, puisque
il y a deux natures dans le Christ, évidemment il y a aussi en Lui deux volontés, car la volonté est
en rapport non avec la personne, mais avec la nature. Comme il n’y a pas de contradiction entre les
deux natures du Christ, ainsi n’y a-t-il pas non plus contradiction entre Ses deux volontés. Il y a
antagonisme ou contradiction seulement là, où est le péché. Le Christ est sans péché, par
conséquent les deux volontés en Lui sont en parfaite harmonie.

Doctrine de l’Église orthodoxe sur la Vierge Marie

La Très Sainte Vierge Marie fût engendrée dans la lignée d’Abraham et David,de laquelle il
fallait selon la promesse de Dieu que fût issu le Sauveur du monde. Elle fût fiancée à son parent
Joseph, descendant lui aussi de la lignée de David, pour qu’il fut son protecteur. En effet lorsqu’elle
devint majeure,,elle fit sermon devant Dieu de demeurer vierge.
L’Église orthodoxe enseigne que la Mère de Dieu était vierge avant la naissance de Jésus Christ,
elle resta vierge au moment de la nativité, qui se produisit d’une manière surnaturelle, et elle resta
vierge aussi après la nativité. De ce fait, elle est appelée( Приснодева)-Toujours Vierge. L’Église
enseigne aussi que, comme la naissance de Jésus Christ fut sainte et étrangère au péché, elle fut
aussi sans douleur, à la différence des accouchements chez les autres femmes.
Puisque la Très Sainte Vierge Marie a participé au mystère de l’incarnation du Fils de Dieu,
l’Église lui rend grand respect et la nomme Enfantrice ou Génitrice de Dieu. Malgré que Jésus
Christ fut engendré par elle non pas dans Son éternelle divinité, mais dans Sa parti humaine, elle
mérite pleinement d’être appelée La Génitrice de Dieu.
La vérité de la virginité en tout temps de la Sainte Vierge fut déjà prophétisée par Isaïe en
disant: Voilà qu’une vierge concevra et enfantera un fils, qui sera appelé Emmanuel(Is 7:14)
De même, la bonne nouvelle, apportée par l’Archange Gabriel à la St Vierge :
Ne crains pas, Marie, car tu as trouvé grâce devant Dieu. Tu concevras dans ton sein, et tu
enfanteras un fils, a qui tu donneras le nom de Jésus.
A la perplexité de la Vierge Marie, comment cela pourrait-il se produire, puisque elle ne
connaissait point d’homme, le messager céleste lui répondit, que cela se produirait d’une manière
surnaturelle :
Le Saint Esprit surviendra en toi et la vertu du Très-Haut te couvrira de Son ombre; c’est
pourquoi le Saint qui naîtra de toi sera appelé le Fils de Dieu (Lc 1:35).
Cette vérité devient encore plus claire par la narration de Saint Matthieu, l’évangéliste, concer-
nant la conception et la naissance du Messie :
Or la naissance du Christ eut lieu ainsi: Marie , Sa mère, ayant épousé Joseph, se trouva
enceinte, ayant conçu du Saint Esprit avant qu’ils eussent été ensemble. Mais Joseph, son époux,
était juste, et, ne voulant pas la déshonorer, il voulut la renvoyer secrètement. Mais lorsqu’il était
dans cette pensée, voilà qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe, et lui dit:Joseph, fils de
David, ne crains point de recevoir Marie, ton épouse, car ce qui est né en elle est du Saint Esprit:
Elle enfantera un fils, a qui vous donnerez le nom de Jésus; car Il sauvera Son peuple de ses
péchés…
…Joseph,s’étant éveillé, fit comme l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et prit son épouse .Et il ne
la connaissait pas jusqu’à ce qu’elle enfanta Son fils premier-né, et il lui donna le nom de Jésus
(Matth 1:18-21,24-25).
Jésus Christ est appelé premier-né non pas dans le sens premier parmi plusieurs, mais dans le
sens de Unique.
A propos de la virginité en tout temps de la Mère de Dieu, certains pères de l’Église trouvèrent
des indications dans l’Ancien Testament. Ainsi interprétèrent-ils par exemple chez le prophète Ezé-
chiel les paroles suivantes :
L’ange me fit retourner vers la porte orientale du sanctuaire extérieur, et elle était fermée.
Le Seigneur me dit: Cette porte demeurera fermée; elle ne sera point ouverte, et nul homme n’y
passera; parce que le Seigneur Dieu d’Israël est entrée par cette porte; et elle demeurera fermée
(Ez 44:1-2) .
Sous le nom » porte » ici, selon certains saint pères, il faut comprendre Sainte Vierge Marie.
Les paroles de prophète Isaïe (Is 7:14) contiennent non seulement la prophétie de la virginité en
tout temps de St. Marie, mais elles témoignent d’elle comme Génitrice de Dieu. De même, la Juste
Élisabeth, inspirée par le Saint Esprit appela la Sainte Vierge Marie – Mère de Dieu, ce qui est de
façon équivalente Génitrice de Dieu. Et d’où me vient ce bonheur,que la Mère de mon Seigneur vienne vers moi? (Lc 1:43).
Étant la Mère du Seigneur, la Toujours Vierge Marie ayant reçu toutes les grâces divines ; proche
de Dieu, munie en outre de ses vertus morales, surpasse toute créature.
De ce fait, l’Église Orthodoxe la respecte, comme plus vénérable que les chérubins et
incomparablement plus glorieuse que les séraphins.

Les signes par lesquels plusieurs personnes ont reconnu le Sauveur, lorsqu’Il est venu au monde

Dans le passé, les gens vécurent profondément conscients et dans l’espérance qu’il viendrait au
monde un sauveur. Chez beaucoup de peuples, cette espérance fut assez vague et indéterminée.
Elle fut claire et déterminée chez le peuple juif, avec son monothéisme. L’espérance en l’Avènement
du Sauveur promis par Dieu se renforça encore plus chez ce peuple, après la conquête par les
romains.
Lorsque Jésus Christ naquit et vécut sur la terre, plusieurs personnes, par des moyens différents
reconnurent que c’était Lui le Sauveur promis. Ainsi des sages orientaux furent-ils instruits de Son
Avènement par l’astre qui apparut à l’Est au moment de Sa naissance, les bergers de Bethléem en
furent avisés par les anges qui leurs dirent que le Sauveur était né dans la ville de David. Les justes
Siméon et Anne Le reconnurent par révélation particulière du Saint Esprit, lorsque le Seigneur
Jésus, quarante jours après Sa naissance, fut présenté au Temple de Jérusalem. Saint Jean Baptiste
en eut révélation pendant le Baptême dans le Jourdain, lorsque le Saint Esprit descendit sur Jésus
Christ sous forme de colombe et qu’on entendit la voix de Dieu-le Père depuis les cieux :
Celui-ci est Mon Fils bien-aimé, dans lequel j’ai mis mes complaisances (Matth 3:17).
Les apôtres Pierre, Jacques et Jean entendirent la même voix lors de Sa Transfiguration sur la
montagne :
Celui-ci est Mon Fils bien-aimé, dans Lequel j’ai mis toutes mes complaisances; écoutez Le
(Matth 17:5) .
En outre plusieurs contemporains du Christ reconnurent en Lui le véritable Sauveur du monde à
travers la supériorité de Son enseignement et particulièrement par les miracles accomplis.
L’apôtre Saint Pierre, confessa de la part de tous les apôtres :
Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant (Matth 16:16).
Certains parmi les évangélistes témoignent que Jésus Christ enseignait avec autorité et qu’Il était
fort en paroles et en actes :
Car Il les instruisait comme ayant autorité, et non comme leurs scribes et les pharisiens
(Matth 7:29).
Et Sa manière d’enseigner les remplissait d’étonnement, parce qu’Il parlait avec autorité
(Lc 4:32)
Tous en furent saisis d’étonnement, en sorte qu’ils se demandaient les uns aux autres :Qu’est
ceci? Quelle est cette nouvelle doctrine ? Il commande même avec empire aux esprits impurs, et ils
Lui obéissent (Marc 1:27) ?
Jésus Christ accomplit un grand nombre de miracles. Ainsi guérissait-Il en un seul instant des
gens victimes de maladies incurables et des possédés, par une seule parole, par un effleurement de
Sa main, et même par le simple contact de Son vêtement. Avec cinq pains et deux poissons Il nourrit
dans le désert quelques milliers de personnes. Le Christ marcha sur les eaux et calma la tempête. Il
ressuscita le fils de la veuve de Naïm(Lc 7:11-17), la fille de Jaïre(Lc 8:40-56), ainsi que Lazare(Jn
1:46).

Le Fils de Dieu – Réalisateur de notre salut

Le Fils de Dieu incarné, descendu du ciel, accomplit notre salut par Son enseignement, par Sa
vie, Sa mort, et Sa résurrection. L’enseignement que le Sauveur prêcha fut l’annonce de la bonne
nouvelle du royaume de Dieu.
Mais après que Jean fut mis en prison , Jésus vint en Galilée, prêchant l’Évangile du royaume
de Dieu. Et disant: Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche; faites pénitence, et
croyez à l’Évangile (Marc 1:14-15).
L’enseignement chrétien sera salutaire pour nous, si nous l’acceptons de tout notre cœur et agis-
sons comme le Sauveur nous l’a enseigné. Comme les paroles malicieuses du diable, acceptées par
nos ancêtres furent le commencement du péché et de la mort, ainsi la parole de vérité de Christ,
acceptée par les chrétiens avec foi et assiduité, devient-elle pour eux le début d’une vie sainte et im-
mortelle. De cela témoigne l’apôtre Saint Pierre en disant des chrétiens qu’ils sont :
…engendrés de nouveau, d’une semence non corruptible, mais incorruptible, par la parole du
Dieu vivant et Qui demeure éternellement (1 Pierre 1:23).
La parole de Dieu est vivante et efficace (Hébr 4:12), puisque étant parole de Dieu elle a la
force du Saint Esprit par laquelle l’homme renaît à une nouvelle vie en Christ, Christ Qui demeure
éternellement. Cette parole ayant en soi la force du Saint Esprit n’arrêtera jamais d’opérer d’une
manière vivifiante sur les hommes. Jésus Christ Lui-même témoigne :
Les paroles que je vous ai adressées sont esprit et vie (Jn 6:63).
La vie de Jésus Christ est salutaire pour nous lorsque nous suivons Son exemple. Si nous
suivons Ces traces (1 Pierre 2:21), nous atteindrons sans doute le salut éternel et deviendrons des
participants à la gloire du Christ. Lui-même dit :
Si quelqu’un Me sert, qu’il Me suive; et où Je serai, là sera Mon serviteur. Si quelqu’un Me sert,
Mon Père l’honorera (Jn 12:26).

Extrait du livre

« Catéchisme orthodoxe et le message des patriarches de l’Est sur la foi orthodoxe »
par le Professeur Totyu Koev
Sofia 1991

Traduit par Diana Fraysse
Figeac, le 13 novembre 2011

 

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