Attention au jugement, qu’elle mesure je vais utilisée ?

 

Matthieu 7
1Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. 2Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez.…

Matthieu 5

41Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. 

Marc 12

41Jésus, s’étant assis vis-à-vis du tronc, regardait comment la foule y mettait de l’argent. Plusieurs riches mettaient beaucoup. 42Il vint aussi une pauvre veuve, elle y mit deux petites pièces, faisant un quart de sou. 43Alors Jésus, ayant appelé ses disciples, leur dit: Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a donné plus qu’aucun de ceux qui ont mis dans le tronc; 44car tous ont mis de leur superflu, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre.

Voici ces extraits de Matthieu et Marc, pour nous éclairer sur la nature de « la mesure » que nous devons avoir dans notre vie de chrétien, de disciple du Christ et de témoin de la mesure de son Salut.

Si nous disons : « Ah, je donne ce que l’Eglise me demande de donner… ! », sachez que je suis celui qui ne fait que « un mille », je reste dans « le superflu » : si je donne 30 euros, 50 euros, 100 ou 300 euros, je peux très bien le faire avec la mentalité « Ah, je donne ce que l’Eglise me demande de donner… ! », je ne bouge pas de ma mesure car tout est une question de mentalité et non de quantité.

Ma conversion et mon Salut est de passer de ma mentalité à celle du Christ : le plus du plus.

Je peux très bien être actif au sein de la paroisse, mais avec la mentalité « je fais ce que l’Eglise me demande de faire », sans avoir la conscience de participer par mon service, à l’édification et la manifestation du corps du Christ.

Ou bien suivant un autre aspect : je communie au corps et au sang du Christ, que pour mon salut, et non pour l’édification et la manifestation du corps du Christ.

Ou bien, je prie pour la paix de mon âme et non pour « ma vraie vie en Christ »,

Ou bien, je me confesse pour être justifié par rapport à ma conscience et non pour retrouver la pleine communion avec mes frères et avec le Christ,

Ou bien, je peux écouter mon frère ou un Père pour trouver un complément à ma recherche spirituelle et non me dire que Dieu va me parler par lui et de ce fait, augmenter en moi une attitude de vraie communion, et de ce fait, participer à l’édification et la manifestation du corps du Christ.

Dans les limites que nous pouvons avoir, je peux communier au corps et au sang du Christ, mais sans en avoir toute la plénitude et les fruits qui devraient en découler, car la grâce divine ne force pas notre liberté, sur la base que notre Salut est divino-humain, et sur la base des deux natures et deux volontés en Christ.

Il n’y a pas d’obligation « sur » la miséricorde divine, ni, « en » la miséricorde divine.

Dire : « Dieu est « forcement » bon » est une persuasion de nos illusions.

 

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