« Par le Prière et par le Jeûne »

 

Par la prière et par le jeûne… !

Éphésiens 6

11Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. 12Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. 13C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.14Tenez donc ferme: ayez à vos reins la vérité pour ceinture; revêtez la cuirasse de la justice;15mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l’Evangile de paix;16prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin;17prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu.

Marc 9

22Et souvent l’esprit l’a jeté dans le feu et dans l’eau pour le faire périr. Mais, si tu as quelques pouvoirs, viens à notre secours, aie compassion de nous. 23Jésus lui dit: Si je peux!… Tout est possible à celui qui a la foi. 24Aussitôt le père de l’enfant s’écria: Je crois! viens au secours de mon incrédulité!…

Chers frères et sœurs en Christ, dans Ephésiens 6 saint Paul nous parle ici de vérité, de justice, de zèle pour l’évangile et surtout de foi. La vérité (ou humilité) et la justice sont liées au renoncement à la volonté propre et à la garde des pensées ; et le Zèle et la foi sont liés au jeûne et à la prière. Ces attitudes qui semblent être pour la pénitence, (et au début l’âme n’y accède pas spontanément), sont d’abord, à un premier niveau de lecture, des attitudes qui nous protègent de nous-mêmes : erreur de jugement, illusion ; car si nous jugeons de toute choses par rapport à nous-mêmes, par rapport à notre sensibilité, à nos réactions, et à nos émotions, nous n’avons pas encore posé la pierre de fondation d’une vie spirituelle sérieuse et solide, nous disent tous nos saints Pères.

C’est en pratiquant ce combat spirituel que nous découvrirons les Grâces qui y sont cachées, car le bon contexte estle Salut par la foi en l’œuvre du Christ. La joie du but promis nous aide à pratiquer (1)le renoncement à la volonté propre et la garde des pensées et (2)le jeûne et la prière. Ce sont des attitudes vers lesquelles nous allons en travaillant sur nous-mêmes, mais les deux premières (le renoncement et la garde des pensées) sont conditionnées au temps qui passe vers notre sure conversion et elles vont s’améliorer petit à petit; tandis que la prière et le jeûne doivent être tendues exclusivement et sans partage vers le Seigneur parce que la base est la foi, car si nous sommes partagés avec une autre sagesse, un autre seigneur, alors Notre Père qui est aux cieux sera aussi « partagé » vers nous, mais Lui, pédagogiquement comme un Père, et non comme nous lorsque nous sommes des « mercenaires ».

Dans l’évangile d’aujourd’hui (Marc 9), lorsque le Christ dit :« Cette engeance ne peut être chassée que par la prière et le jeûne. », il dit que ce combat est avant tout spirituell : là où est la matrice de tous nos péchés, et contre qui nous luttons ( voir Ephésiens 6/12).

et Jean 9/1-5« En passant, Jésus vit un homme aveugle de naissance.

Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? »

Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui.

Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.

Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »

Les péchés ne viennent pas d’un contexte social ou culturel, ni un désordre psychique,(le monde à malheureusement ses propre lois de désordres) mais une source spirituelle cachées, profonde, que nous attaquons avec les armes appropriées que sont la prière et le jeûne. Si nous sommes chrétiens, croire que je vais résoudre « mes rouages psychologiques » par ma seule raison, ou croire qu’ils sont « le nœud du problème », est au mieux une illusion, au pire une offense en la divine providence et en la fidélité de Dieu et c’est aussi, soit un affaiblissement de la foi, soit sa perte. ( Je ne parle pas ici des cas réellement psychiatriques).

Qu’elle est le processus de chute en nous : un « esprit de tromperie » ou un « esprit d’aveuglement » ou un « esprit de distraction » ou un « esprit d’adultère » (dans le sens d’aimer autre chose que le Seigneur et après ça descend au niveau de la chair), « un esprit de contradiction », « un esprit d’égarement » s’unit à mon esprit pour le parasiter ; alors le péché demeure en moi comme « une autre âme » dans mon âme. Le foisonnement des pensées engendre un foisonnement de péchés, certes peut-être anodins, mais la somme se transformant en sable mouvant. Pourquoi comprendre que tout ceci est important : c’est pour un jour arrêter de dire : je n’arrive à prier, je suis impatient, je regarde trop la tété, ou facebook, je « zappe » tout, je me met facilement en colère, je ne comprends rien à mes épreuves, pourquoi les souffrances existent dans le monde, etc… ça ne sert à rien de tourner en rond dans ces pensées parce que à réfléchir sur toutes ces choses sans l’éclairage de l’Esprit-Saint c’est comme si on chercher à combler un sable mouvant avec du sable…il nous faut « un autre éclairage », car

souvenons-nous : « 12Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. »  Ephésiens 6/12

Ou : « Cette engeance ne peut être chassée que par la prière et le jeûne. », 

Cet « éclairage divin » se fait par notre vie dans l’Eglise, avec les sacrements et notre pleine conscience en tant que membre de l’Eglise et l’investissement correspondant dans la vie paroissiale, avec une étude des enseignements de nos Pères dans la foi et des saints moines et moniales. L’éclairage de l’Esprit-Saint se fait aussi à notre esprit lorsque par une décision ferme nous disons en quelque sorte à notre âme : tais toi.

Le renoncement à la volonté propre se fait avec la raison (l’importance de l’enseignement dans l’Eglise et de l’obéissance), la garde des pensées se fait avec la protection du cœur (l’importance de la vigilance des yeux et de la parole et de la confession), car toute pensée y laisse une trace ou un impact ; enfin la prière et le jeûne se fait à partir d’une décision liée à l’œuvre en commun (notre investissement dans la vie de l’Eglise est le signe de notre vraie décision intérieure). Encore une foi : pas d’autonomie = pas d’illusion.

Tout ce que je dois faire par vigilance, est pour une meilleure disponibilité envers le Christ, d’où le commandement : « tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. » ; ce « tout » n’est pas « le plus que tu peux », mais « avec tout ce que tu es », tout ce que tu es dans ton cœur, dans ton âme, et tout ce que tu es dans ton esprit, en bref : dans l’état dans lequel tu te trouves, d’où la confession…

Que Dieu nous garde en sa miséricorde, amen.

 

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