; charset=UTF-8" /> Paroisse orthodoxe du Saint-Archange-Michel-et-de-Saint-Georges-du-Puy-en-Velay — 33 RUE DE COLOMB, 46100 FIGEAC
9
décembre

ME VOICI…!!!

 

 

Genèse 22
11Alors l’ange de l’Eternel l’appela des cieux, et dit: Abraham! Abraham! Et il répondit: Me voici! 

12L’ange dit: N’avance pas ta main sur l’enfant, et ne lui fais rien; car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique.…

 Naître pour servir, telle est l’histoire fondamentale de l’Homme.

ouvrir le texte ici : ME VOICI…!

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19
octobre

QUELLES SEMENCES RECEVONS NOUS ?

la semence

voir le lien ci-dessus, sinon un extrait :

 

DES SEMENCES QUE NOUS ACCUEILLONS

Concernant la parabole de la semence nous pensons bien sûr à la Parole du Christ, mais il y aussi une semence qui vient de nous-même et du malin et une autre qui vient du monde.

Luc 8, 5-15

« La semence, c’est la Parole de Dieu. Certaines personnes sont semblables au bord du chemin où tombe le grain : elles entendent, mais le diable arrive et arrache la Parole de leur cœur pour les empêcher de croire et d’être sauvés. D’autres ressemblent à un sol pierreux : ils entendent la Parole et la reçoivent avec joie. Mais ils ne la laissent pas s’enraciner, ils ne croient qu’un instant et ils abandonnent la foi au moment où survient l’épreuve. La semence qui tombe parmi les plantes épineuses représente ceux qui entendent ; mais ils se laissent étouffer en chemin par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ils ne donnent pas de fruits mûrs. La semence qui tombe dans la bonne terre représente ceux qui écoutent la Parole et la gardent dans un cœur bon et bien disposé, qui demeurent fidèles et portent ainsi des fruits. »

Il y a ceux qui ne se sentent pas concernés (au bord du chemin), il y a ceux qui ne veulent pas être dérangés (les épines : les épines de la Passion du Christ qui nous dérangent) et il y a ceux dont le cœur est fermé au Christ, parce qu’ils se sont fabriqués « leur Christ », alors forcément l’Esprit-Saint ne viendra pas…parce qu’ils vivent selon « leurs droits ».

« Je suis pour tout, mais je m’implique en rien, au nom des droits de chacun… », voilà la phrase qui peut résumer les trois mauvais cas de figure de la parabole de la semence.

Notre monde aujourd’hui fabrique des cœurs durs, paradoxalement à partir de thèmes fédérateurs, qui fabriquent du zèle et la valorisation du moi.

L’Archimandrite Starets Syméon, disciple et successeur du père Sophrony(+2009) : « Pour qu’une prière soit une vraie prière chrétienne, il faut qu’elle se déroule sur un terrain de conversion, où l’on prend le parti du Christ ; l’essentiel est de se présenter devant Dieu dans une attitude juste, or la seule attitude vraie est une attitude de repentir. Le repentir est la prise de conscience que même la vie bonne se trouve dans une situation de séparation d’avec Dieu. Toute spiritualité, parallèle au christianisme, qui se présente sans insister sur le repentir, est suspecte parce que c’est la grâce qui nous fait découvrir le repentir, ainsi, si la prière de Jésus a un autre motif d’inspiration que le repentir, elle n’est pas dans sa vraie perspective. »

 

 

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27
septembre

Père Séraphin Rose, la « religion » du futur

Extrait: 

III La Religion du Futur

Ces deux techniques de “méditation” sont si semblables les unes aux autres qu’elles possèdent virtuellement les mêmes méthodes et objectifs, et l’esprit qui les anime est précisément celui d’un bon nombre d’autres mouvements “spirituels”, de “la science du cerveau” à la “scientologie”. Elles traduisent le renaissance aujourd’hui d’une attitude “post-chrétienne” de l’esprit qui, déçu par le “Christianisme traditionnel”, cherche d’autres “expériences religieuses” qui puissent satisfaire “l’âme moderne”. Cet état d’esprit est essentiellement le même qui, un siècle plus tôt, produisit le spiritisme, “la Science Chrétienne”,  “la Nouvelle Pensée”, et tout ce qui touche aux religions orientales. Maintenant, cependant, une action concertée est entreprise qui vise à donner un vernis “chrétien” à cet état d’esprit païen. Le mouvement “Renouveau charismatique” est également, d’une façon toute à fait claire, partie prenante de cette orientation pseudo-spirituelle, adaptant simplement le Pentecôtisme victorien du siècle dernier au goût du jour. Le mouvement sectaire et païen spirite a maintenant percé jusque dans le corps des plus conservatrices des églises, et les “expériences spirituelles” sont présentées maintenant aux chrétiens ordinaires comme une part normale de la vie chrétienne.

 Il est profondément significatif de l’état d’esprit actuel de l’humanité que ces mouvements et toutes les autres expériences de “méditation ” commencent à prendre racines parmi les “chrétiens”. Une influence religieuse orientale est indéniablement à l’oeuvre chez ces “chrétiens”, mais cela n’est que le résultat de quelque chose de plus fondamental : la perte des vrais sentiments et valeurs  du Christianisme, due à quelque chose pourtant de si étranger à  lui : que la méditation orientale puisse prendre des coeurs “chrétiens”.

 C’est vraiment à n’en pas douter, une erreur que d’appeler de telles âmes “chrétiennes”. La vie basée sur l’égocentrisme et l’auto-satisfaction pratiquée par les “chrétiens” modernes est si dépravante qu’elle  les ferme véritablement  à toute compréhension réelle de la vie spirituelle; et lorsque de telles personnes entreprennent “la vie spirituelle”, cela n’est qu’une autre forme d’auto-satisfaction. Cela apparaît très clairement dans l’idéal religieux totalement falsifié à la fois du mouvement “charismatique ” et des formes variées de “méditation chrétienne” : toutes elles promettent, en un temps éclair, une expérience de “contentement” et de “paix”. Mais cela n’est point du tout l’idéal chrétien, où tout se résume en un combat et une lutte acharnés. Le “contentement” et la “paix” décrits dans ces mouvements contemporains “spirituels” sont très manifestement le produit de la déception spirituelle, de l’auto-satisfaction spirituelle – ce qui est absolument la mort de la vie orientée vers Dieu. Toutes ces formes de “méditation chrétienne” opèrent seulement à des niveaux psychiques et n’ont rien en commun avec la spiritualité chrétienne. La spiritualité chrétienne  consiste en une lutte ardue visant à acquérir le Royaume éternel des Cieux, qui commence pleinement avec le renoncement au monde temporel, et la véritable lutte chrétienne ne trouve jamais le repos, même dans l’avant-goût de l’éternelle béatitude qui  peut lui être accordé lors de cette vie; mais les religions orientales, auxquelles le Royaume des Cieux n’a pas été révélé, s’efforcent seulement d’acquérir des états psychiques qui débutent et se terminent en cette vie même.

 « Mais les buts de ces “expérimentations” sont que ces techniques deviennent sans aucun doute de plus en plus efficaces à mesure que l’humanité y sera mieux préparée par une attitude de passivité et d’ouverture à toutes les nouvelles “expériences religieuses” inculquées par ces mouvements. »

le lien du texte entier ici La religion du futur

Le Père Seraphim (Rose), né Eugene Dennis Rose (13 août 1934 – 2 septembre 1982) fut un hiéromoine de l’Église Orthodoxe Russe Hors Frontières vivant aux États-Unis d’Amérique; ses écrits ont aidé à diffuser le Christianisme Orthodoxe dans l’Amérique moderne et en Occident, et sont aussi plutôt populaires en Russie et en Roumanie.

Né de Frank et d’Esther Rose à San Diego, Eugène a été élevé en Californie, où il restera toute sa vie. Il fut baptisé dans la foi méthodiste à l’âge de quatorze ans, mais devint par la suite athée, perdant toute croyance en Dieu. Au lycée, à San Francisco, tandis qu’il a été évalué comme étant du niveau d’un génie lors d’un test formel de QI, il a connu une phase beatnik dans sa vie et a pratiqué le Bouddhisme.

Au cours de l’été 1955, entre son premier et deuxième cycle à l’université, Eugène rencontre Jon Gregerson, par l’intermédiare duquel il entre pour la première fois en contact avec la foi orthodoxe. Eugène s’est révélé homosexuel à l’université, après que sa mère ait découvert des lettres entre son fils et Walter Pomeroy, un ami du lycée. Eugène perdit plus tard son identité d’homme gay alors qu’il acceptait lentement l’Orthodoxie, mettant fin à sa longue relation avec Gregerson.

Durant ses études auprès d’Alan Watts à l’Académie américaine d’études sur l’Asie (après être sorti diplômé du Collège Pomona en 1956), Eugène découvre les écrits de René Guenon. Les écrits de Guénon incitèrent Eugène à chercher une foi spirituelle enracinée dans une tradition authentique. Gregerson, à cette époque pratiquant dans l’Église orthodoxe russe, a introduit Eugène à Orthodoxie. Au moment où Gregerson choisit de quitter l’orthodoxie, Eugène a été inspiré d’en apprendre plus à propos de la foi. Ceci amena Eugène à prendre la décision d’entrer dans l’Église par chrismation en 1962.

Eugène avec un autre chrétien orthodoxe, Gleb Podmoshensky, ont par la suite formé une communauté d’éditeurs et de libraires orthodoxes appelée la Fraternité de St Herman d’Alaska (St. Herman of Alaska Brotherhood). La communauté a finalement décidé de fuir la modernité urbaine pour le désert de la Californie du Nord pour devenir moines en 1966. Lors de sa tonsure en 1970, Eugène prit le nom de « Seraphim » en référence à saint Séraphin de Sarov.

Après son ordination comme hiéromoine, le Père Seraphim écrivit plusieurs ouvrages, dont La Révélation de Dieu au coeur des hommesL’Orthodoxie et la Religion du Futur, et L’âme après la mort. Il a aussi fondé le magazine Parole orthodoxe (The Orthodox word), toujours édité aujourd’hui par la Fraternité. L’ensemble de l’oeuvre que le Père Séraphim a publié s’est rapidement répandu à travers l’Amérique à la mort du Père Séraphim, ansi qu’en Russie et en Europe de l’Est après la chute du communisme dans ces pays.

En tant que moine, le P. Seraphim a développé une étroite relation avec St. John Maximovitch, alors évêque de San Francisco sous le patriarcat de l’Église orthodoxe russe hors frontières.

Le P. Seraphim, en tant que converti et finalement hiéromoine dans l’Église russe hors frontières, est regardé par beaucoup comme un bastion de l’enseignement orthodoxe au moment où plusieurs juridictions américaines, et même certaines factions au sein de l’Église Russe Hors Frontières elle-même, auraient introduit des pratiques et des enseignements nouveaux et/ou erronés. Dans son ouvrage, L’Orthodoxie et la Religion du futur (Orthodoxy and the Religion of the Future), le P. Seraphim met en évidence ce que lui et d’autres ont considéré comme des tendances dangereuses autant dans le monde séculier qu’ecclésiastique, comme le modernisme et l’œcuménisme (même si le livre traite principalement de mouvements religieux envahissant l’Amérique et extérieurs à l’Orthodoxie).

En 1982, après avoir senti des douleurs aigues pendant plusieurs jours alors qu’il travaillait dans sa cellule, le père Seraphim a été amené à l’hôpital par ses compagnons moines afin d’y être soigné. Quand il est arrivé au Mercy Medical Center (Centre médical de la Miséricorde) à Redding, en Californie, il a été déclaré dans un état critique et a sombré dans une semi-conscience.

Après être mort depuis plusieurs jours et bien que reposant dans un pauvre cercueil dans son monastère désert, les visiteurs déclaraient que le corps de Père Seraphim n’avait pas succombé à la pourriture et au raidissement des morts. Son corps demeurait souple tandis que plusieurs personnes déclarent qu’il dégageait une odeur de rose. Une demande de glorification a débuté après l’enterrement de Père Seraphim. Il a finalement atteint le titre de Bienheureux à la suite de plusieurs miracles qui lui ont été attribués et attend maintenant sa glorification en saint par un synode orthodoxe.

 

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1
mai

SAINTE EUCHARISTIE et BAISER DE JUDAS

Eucharistie et baiser de Judas

 

DE LA SAINTE EUCHARISTIE et du baiser de judas

« Le corps céleste du Christ n’appartient plus à ce monde, il n’est pas « partout », car il est hors et au-dessus du temps et de l’espace, mais il peut se trouver là où il veut selon sa volonté ; eucharistie = synergie = rencontre.

Le corps du Christ n’est pas « avec » le pain, ni « dans » le pain, mais il est « Pain de Vie ».

Ce n’est pas un sacrifice indéfiniment répété de l’Agneau, mais c’est le pain qui « ne devient pas » (car cela voudrait dire que le Christ a besoin d’un support), mais « est manifesté Agneau », par la correspondance qu’il y a entre le ciel et la terre lors de l’épiclèse.

L’eucharistie est donnée « en nourriture » pour être « consommée » et non « adorée ». L’adoration des saints sacrements contredit l’Ascension, bloque ici, ce qui, à cause du péché, peut aussi ne pas avoir de correspondance avec ce monde ; d’où que ce Mystère ce manifeste par et lors de l’épiclèse dans « le sacrement de l’Assemblée ».

On ne se prosterne pas devant les dons en tant « qu’objet sanctifié », mais devant le Mystère qui est en train de sa passer.

Une faute de la doctrine serait de s’occuper du pain et non pas de l’homme : il faut plutôt accuser nos sens de ne pas voir le miracle, comme au jour de la Transfiguration de notre Seigneur Jésus-Christ, où ce n’est pas le Christ qui change, mais les yeux des apôtres. »

Paul Evdokimov « L’Orthodoxie »

C’est comme pour le baptême : la foi précède le Mystère et l’action de l’Esprit-Saint. Dans tous les sacrements, l’eau, le vin, l’huile, le pain, ne sont les « agents de l’opération » du Saint-Esprit, mais il y a « union sans confusion » : les réceptacles des sacrements deviennent « charismes du Christ »(Paul Evdokimov), par le Saint-Esprit et grâce à l’achèvement de l’œuvre du Christ, lors de son Ascension à la droite du Père, là où dans le corps du Christ, ce qui est au ciel et ce qui est sur terre, peut être conforme et réceptacle ; mais réceptacle de quoi ?: de l’unité de la Sainte Trinité.

C’est pourquoi, dans sa Sagesse, le Seigneur a institué la sainte cène et la divine liturgie rassemblant le peuple des croyants autour de sa Parole pour reconstruire « l’esprit unanime ». Jean 17,21
« 
afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. ».

Ayant maintenant une pensée unanime dans la Parole du Christ, l’Esprit-Saint peut enfin venir en plénitude et continuer l’œuvre du Christ, ou dit autrement, nous « expliquer » l’œuvre du Christ et de nous donner, toujours plus, l’amour du Christ.

Mais en ce temps où l’apostasie se fait de plus en plus ouvertement en ce monde, il est nécessaire de décrypter certains rouages en nous : tout d’abord, si nous confessons dans la prière à l’Esprit-Saint « Roi du ciel, toi qui est partout présent…/… », nous avons alors tendance, par notre âme « non cadrée », de confesser un Christ partout présent ; hors je l’ai cité au début : « Le corps céleste du Christ n’appartient plus à ce monde, il n’est pas « partout », car il est hors et au-dessus du temps et de l’espace, mais il peut se trouver là où il veut selon sa volonté » ; et même si sa volonté est qu’il ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse, le Christ nomme ce qu’il voit en nous : « Mon ami, fais ta besogne »(Mt26,50), ou encore : « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ! » (Lc22,48), le Seigneur lui dit  « ami », mais il lui dit aussi « que fais-tu ?, ravise-toi, repends-toi ! ».

Ainsi, il y a des situations où le Seigneur ne peut pas demeurer avec nous, car nous lui fermons la porte : là où il y a refus de l’autre, « l’autre » car nous ne voulons plus qu’il soit « frère »… !!!; ce sont les péchés de la colère et du meurtre, et le jugement et l’adultère.

L’orgueil, la vanité et l’avarice s’oppose à Dieu, car l’orgueilleux blasphème, le vaniteux se pose lui-même en tant que Dieu, et l’avare derrière les biens terrestres convoite la revendication de sa déification, mais le Seigneur peut s’opposer à cela, s’il le veut, selon sa divine providence ; tandis que les péchés : la colère et le meurtre (ils sont liés), et le jugement et l’adultère (ils sont liés par le principe du mensonge), sont des péchés qui opèrent une rupture de communion avec nos frères, aussi le Christ ne peut pas rester. Le sacrement de la confession, est là, très nécessaire.

Alors comment sortir de telles situations ?, et c’est là que la méditation sur le baiser de Judas nous donne des clés : l’apostasie se démasque de plus en plus ouvertement aujourd’hui, la complexité de la pensée contemporaine est égale à la démultiplication du péché dans des facettes de plus en plus trompeuses, sous prétexte de prise de conscience ; hors, saint Isaac le syrien, dans son 56ème discours « Œuvres spirituelles », nous préviens de « garder son âme de la subtilité du péché. », et saint Justin Popovitch dans « les voies de la connaissance de Dieu », nous enseigne deux lois spirituelles très importantes :  « Le foisonnement spirituel des branches du péché répond au foisonnement de l’âme. », dans « foisonnement de l’âme » il décrit la démultiplication et la complexité des pensées, et ailleurs : « le péché est la puissance qui explique le moi par le moi et non par Dieu. ».

Si nous ne faisons pas attention à ces lois spirituelles, nous nous exposons au « baiser de Juda » : Judas se disait, je vais forcer le Christ à manifester sa divinité pour délivrer le peuple d’Israël du joug des romains et ainsi, hâter la venue du Royaume de Dieu, mais il entendit des paroles du Seigneur qui tuèrent son espoir : « des pauvres, vous en aurez toujours, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. », et c’est là que Satan entra dans son cœur. Première leçon : c’est dans ces circonstances que nous pouvons tomber dans le jugement, lorsque nous attendons quelque chose du frère et qu’il n’est pas à la hauteur de « nos » espérances…mais qu’elles sont les espérances du Seigneur à son sujet ?…

Pour ceux qui savent lire les Ecritures, le Seigneur se nomme « le Fils de l’homme » ; ce nom est celui du Messie, emprunté à la prophétie de Daniel (7,13), ainsi il dit à Judas : « Penses-tu trahir le Messie par un baiser, afin qu’il se manifeste au monde selon ton désir ? » ; Deuxième leçon : humblement nous devons savoir que le Christ nous regarde et qu’il voit tout, sinon, son regard va devenir jugement par le simple fait de notre entêtement.

Pour le salut du peuple d’Israël, Judas avait une pensée élaborée et il était tellement subjugué par cette pensée, dans un amour erroné du Christ, que cette pensée est devenue justification de son acte ; C’est pour cela que saint Isaac le Syrien et saint Justin nous disent de nous méfier des pensées subtiles et élaborées : nous avons facilement des pensées subtiles et élaborées pour trouver une solution à nos péchés et surtout pour les justifier, là est le baiser de Judas. !

Matthieu 18
« 
2Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d’eux, 3et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. », telle est la troisième leçon, amen.

 

 

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6
avril

« Par le Prière et par le Jeûne »

 

Par la prière et par le jeûne… !

Éphésiens 6

11Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. 12Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. 13C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.14Tenez donc ferme: ayez à vos reins la vérité pour ceinture; revêtez la cuirasse de la justice;15mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l’Evangile de paix;16prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin;17prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu.

Marc 9

22Et souvent l’esprit l’a jeté dans le feu et dans l’eau pour le faire périr. Mais, si tu as quelques pouvoirs, viens à notre secours, aie compassion de nous. 23Jésus lui dit: Si je peux!… Tout est possible à celui qui a la foi. 24Aussitôt le père de l’enfant s’écria: Je crois! viens au secours de mon incrédulité!…

Chers frères et sœurs en Christ, dans Ephésiens 6 saint Paul nous parle ici de vérité, de justice, de zèle pour l’évangile et surtout de foi. La vérité (ou humilité) et la justice sont liées au renoncement à la volonté propre et à la garde des pensées ; et le Zèle et la foi sont liés au jeûne et à la prière. Ces attitudes qui semblent être pour la pénitence, (et au début l’âme n’y accède pas spontanément), sont d’abord, à un premier niveau de lecture, des attitudes qui nous protègent de nous-mêmes : erreur de jugement, illusion ; car si nous jugeons de toute choses par rapport à nous-mêmes, par rapport à notre sensibilité, à nos réactions, et à nos émotions, nous n’avons pas encore posé la pierre de fondation d’une vie spirituelle sérieuse et solide, nous disent tous nos saints Pères.

C’est en pratiquant ce combat spirituel que nous découvrirons les Grâces qui y sont cachées, car le bon contexte estle Salut par la foi en l’œuvre du Christ. La joie du but promis nous aide à pratiquer (1)le renoncement à la volonté propre et la garde des pensées et (2)le jeûne et la prière. Ce sont des attitudes vers lesquelles nous allons en travaillant sur nous-mêmes, mais les deux premières (le renoncement et la garde des pensées) sont conditionnées au temps qui passe vers notre sure conversion et elles vont s’améliorer petit à petit; tandis que la prière et le jeûne doivent être tendues exclusivement et sans partage vers le Seigneur parce que la base est la foi, car si nous sommes partagés avec une autre sagesse, un autre seigneur, alors Notre Père qui est aux cieux sera aussi « partagé » vers nous, mais Lui, pédagogiquement comme un Père, et non comme nous lorsque nous sommes des « mercenaires ».

Dans l’évangile d’aujourd’hui (Marc 9), lorsque le Christ dit :« Cette engeance ne peut être chassée que par la prière et le jeûne. », il dit que ce combat est avant tout spirituell : là où est la matrice de tous nos péchés, et contre qui nous luttons ( voir Ephésiens 6/12).

et Jean 9/1-5« En passant, Jésus vit un homme aveugle de naissance.

Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? »

Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui.

Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.

Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »

Les péchés ne viennent pas d’un contexte social ou culturel, ni un désordre psychique,(le monde à malheureusement ses propre lois de désordres) mais une source spirituelle cachées, profonde, que nous attaquons avec les armes appropriées que sont la prière et le jeûne. Si nous sommes chrétiens, croire que je vais résoudre « mes rouages psychologiques » par ma seule raison, ou croire qu’ils sont « le nœud du problème », est au mieux une illusion, au pire une offense en la divine providence et en la fidélité de Dieu et c’est aussi, soit un affaiblissement de la foi, soit sa perte. ( Je ne parle pas ici des cas réellement psychiatriques).

Qu’elle est le processus de chute en nous : un « esprit de tromperie » ou un « esprit d’aveuglement » ou un « esprit de distraction » ou un « esprit d’adultère » (dans le sens d’aimer autre chose que le Seigneur et après ça descend au niveau de la chair), « un esprit de contradiction », « un esprit d’égarement » s’unit à mon esprit pour le parasiter ; alors le péché demeure en moi comme « une autre âme » dans mon âme. Le foisonnement des pensées engendre un foisonnement de péchés, certes peut-être anodins, mais la somme se transformant en sable mouvant. Pourquoi comprendre que tout ceci est important : c’est pour un jour arrêter de dire : je n’arrive à prier, je suis impatient, je regarde trop la tété, ou facebook, je « zappe » tout, je me met facilement en colère, je ne comprends rien à mes épreuves, pourquoi les souffrances existent dans le monde, etc… ça ne sert à rien de tourner en rond dans ces pensées parce que à réfléchir sur toutes ces choses sans l’éclairage de l’Esprit-Saint c’est comme si on chercher à combler un sable mouvant avec du sable…il nous faut « un autre éclairage », car

souvenons-nous : « 12Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. »  Ephésiens 6/12

Ou : « Cette engeance ne peut être chassée que par la prière et le jeûne. », 

Cet « éclairage divin » se fait par notre vie dans l’Eglise, avec les sacrements et notre pleine conscience en tant que membre de l’Eglise et l’investissement correspondant dans la vie paroissiale, avec une étude des enseignements de nos Pères dans la foi et des saints moines et moniales. L’éclairage de l’Esprit-Saint se fait aussi à notre esprit lorsque par une décision ferme nous disons en quelque sorte à notre âme : tais toi.

Le renoncement à la volonté propre se fait avec la raison (l’importance de l’enseignement dans l’Eglise et de l’obéissance), la garde des pensées se fait avec la protection du cœur (l’importance de la vigilance des yeux et de la parole et de la confession), car toute pensée y laisse une trace ou un impact ; enfin la prière et le jeûne se fait à partir d’une décision liée à l’œuvre en commun (notre investissement dans la vie de l’Eglise est le signe de notre vraie décision intérieure). Encore une foi : pas d’autonomie = pas d’illusion.

Tout ce que je dois faire par vigilance, est pour une meilleure disponibilité envers le Christ, d’où le commandement : « tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. » ; ce « tout » n’est pas « le plus que tu peux », mais « avec tout ce que tu es », tout ce que tu es dans ton cœur, dans ton âme, et tout ce que tu es dans ton esprit, en bref : dans l’état dans lequel tu te trouves, d’où la confession…

Que Dieu nous garde en sa miséricorde, amen.

 

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6
avril

Attention au jugement, qu’elle mesure je vais utilisée ?

 

Matthieu 7
1Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. 2Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez.…

Matthieu 5

41Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. 

Marc 12

41Jésus, s’étant assis vis-à-vis du tronc, regardait comment la foule y mettait de l’argent. Plusieurs riches mettaient beaucoup. 42Il vint aussi une pauvre veuve, elle y mit deux petites pièces, faisant un quart de sou. 43Alors Jésus, ayant appelé ses disciples, leur dit: Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a donné plus qu’aucun de ceux qui ont mis dans le tronc; 44car tous ont mis de leur superflu, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre.

Voici ces extraits de Matthieu et Marc, pour nous éclairer sur la nature de « la mesure » que nous devons avoir dans notre vie de chrétien, de disciple du Christ et de témoin de la mesure de son Salut.

Si nous disons : « Ah, je donne ce que l’Eglise me demande de donner… ! », sachez que je suis celui qui ne fait que « un mille », je reste dans « le superflu » : si je donne 30 euros, 50 euros, 100 ou 300 euros, je peux très bien le faire avec la mentalité « Ah, je donne ce que l’Eglise me demande de donner… ! », je ne bouge pas de ma mesure car tout est une question de mentalité et non de quantité.

Ma conversion et mon Salut est de passer de ma mentalité à celle du Christ : le plus du plus.

Je peux très bien être actif au sein de la paroisse, mais avec la mentalité « je fais ce que l’Eglise me demande de faire », sans avoir la conscience de participer par mon service, à l’édification et la manifestation du corps du Christ.

Ou bien suivant un autre aspect : je communie au corps et au sang du Christ, que pour mon salut, et non pour l’édification et la manifestation du corps du Christ.

Ou bien, je prie pour la paix de mon âme et non pour « ma vraie vie en Christ »,

Ou bien, je me confesse pour être justifié par rapport à ma conscience et non pour retrouver la pleine communion avec mes frères et avec le Christ,

Ou bien, je peux écouter mon frère ou un Père pour trouver un complément à ma recherche spirituelle et non me dire que Dieu va me parler par lui et de ce fait, augmenter en moi une attitude de vraie communion, et de ce fait, participer à l’édification et la manifestation du corps du Christ.

Dans les limites que nous pouvons avoir, je peux communier au corps et au sang du Christ, mais sans en avoir toute la plénitude et les fruits qui devraient en découler, car la grâce divine ne force pas notre liberté, sur la base que notre Salut est divino-humain, et sur la base des deux natures et deux volontés en Christ.

Il n’y a pas d’obligation « sur » la miséricorde divine, ni, « en » la miséricorde divine.

Dire : « Dieu est « forcement » bon » est une persuasion de nos illusions.

 

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6
avril

La CROIX, pour un nouveau regard sur mes épreuves

 

UN NOUVEAU REGARD SUR MES EPREUVES

Aujourd’hui l’Eglise nous invite à nous souvenir de la chute d’Adam, de notre nature pécheresse à tous, car Adam c’est chacun d’entre nous. Nous nous sommes tous détachés de Dieu, nous avons tous suivi nos propres voies. Nous sommes tous tombés dans la désobéissance d’une manière ou d’une autre, dans des errements et des illusions, dont nous payons le prix un jour et maintenant nous voulons invoquer la miséricorde de Dieu.

Aussi pécheur et faible que soit l’être humain, s’il veut changer sa vie, le Seigneur lui enverra sa force pour y parvenir. Cette possibilité de changement est entre nos mains… Pouvons-nous dire : ‘Seigneur, oublie, efface, supprime nos péchés’, si notre cœur est plein de méchanceté, et retient un sentiment de rancune tenace ? Non, bien sûr. Voilà pourquoi aujourd’hui l’Eglise nous invite au pardon.

Nous ne pouvons pas vivre les uns avec les autres si nous ne nous pardonnons pas, car chacun est coupable devant les autres : le mari devant sa femme, les enfants devant leurs parents, les parents devant leurs enfants, les voisins devant leurs voisins. Nous sommes des êtres vivants, et si nous ne pouvions pas nous pardonner les uns aux autres, le monde entier se transformerait en enfer, en chaos plein de méchanceté. Alors, commençons dès aujourd’hui.

Souvenons-nous de tout le mal qu’il y a dans notre vie, déposons-le durant le grand carême. Je n’ignore certes pas que cela est difficile, mais il s’agit de l’œuvre de Dieu ( notre âme est trop souvent assimilée qu’à MA vie, MA souffrance, MON épreuve ), mais nous sommes dans l’appel du Christ pour que ma vie devienne là sienne et réciproquement ; pour cette nouvelle vision de ma vie, l’effort en vaut bien la peine. « Ce temps est favorable » (Ps 32) nous dit l’Eglise, et avec le psalmiste nous nous écrions :  « Ouvre-moi la porte du repentir, Toi qui donnes la vie ! » (Ps 32, 6). Enseigne-moi à me repentir, enseigne-moi à voir mes péchés, et ne m’abandonne pas lorsque, plein de désespoir, je verrai combien ils sont nombreux, combien ils sont forts, combien insurmontable est la puissance du péché.

Qu’au moment où je me dirai en moi-même qu’il n’est point de salut pour moi, point de pardon, point de guérison, je puisse savoir qu’en réalité le Salut existe bel et bien. Pardon et guérison existent et ils nous sont donnés par l’Esprit du Christ, par l’œuvre du Christ sauveur, invisiblement vivant parmi nous, venu dans le monde pour que toute personne, au lieu de périr, ait la vie éternelle (Jn 3, 15).

c’est pour cela qu’en ce milieu de carême nous est présenté le Mystère de la croix ; durant le pré-carême, nous avons été instruit sur l’importance de l’humilité en tant que base fondamentale pour notre renaissance en Christ, puis nous avons été instruit, lors de la fête « du Triomphe de l’Orthodoxie » que la confession de la foi Orthodoxe est la Sagesse qui a fait toutes choses, plus qu’une proclamation culturelle, l’Orthodoxie existe depuis « avant les siècles » et elle est aussi la Sagesse dont l’homme est fait ; mais dans cette Sagesse de Dieu, pour que l’homme ne soit pas écartelé entre deux extrêmes, l’humilité et la Sagesse, le Christ plante le Mystère de la croix au milieu.

Souvent, nous disons « la croix DU Christ », et de ce fait, nous pensons en quelque sorte : « c’est SON histoire », (bien sûr que non) mais notre âme pense cela parce que nous sommes pécheurs et de ce fait, nous comprenons mal l’œuvre de la Sainte Trinité.

Depuis l’incarnation de Dieu, jusqu’à l’Ascension du Christ, ( l’élévation de la nature humaine déifiée du Christ à la droite du Père ), le Christ assume la nature humaine telle qu’elle est, il accepte notre boue, pourvu que nous gardions l’Alliance avec lui et avec lui seul ; alors la croix, n’est plus SA croix, ni MA croix, mais la croix universelle, la Sagesse dans la Sagesse .

La croix devient comme « un lieu de rendez-vous », mon épreuve est aussi l’épreuve du Christ, ma souffrance est aussi la souffrance du Christ et inversement ; par la croix, maintenant, plus rien n’est exclus, tout (épreuve, souffrance, regrets, amertume, etc) peut être propice à un instant de communion avec le Christ, parce que je vais me souvenir que le Christ y est maintenant présent, mais aussi parce que dans la souffrance qui est une œuvre d’humilité ou nous amène à l’humilité, y est planté maintenant la croix, centre de la Sagesse de Dieu, dont l’autre extrême est l’Orthodoxie, dont je dois aussi me nourrir. Nous sommes là dans l’équilibre proposé par Dieu.

Maintenant nous rassemblons la croix et le pardon : ce que nous avons dit de la croix, nous le disons aussi du pardon : c’est plus que SON pardon et bien au delà de MON pardon, c’est la soif de communion dans le « feu de l’Esprit-Saint » :

Luc 12
49Je suis venu jeter un feu sur la terre, et combien il me tarde qu’il soit allumé? 50Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu’il soit accompli! ( la croix… !!!)

 

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6
avril

Les PSAUMES pour notre quotidien

 

LES PSAUMES : GUIDES POUR LA VIE ET LA PRIERE

voir à la fin : les psaumes classés par thèmes

CATHISME 1

Psaume 1  : sur l’homme avisé ou ceux de mauvais conseils (idem Ps. 15 et 27)

Psaume 2  : contre ceux qui ne savent pas que le Seigneur est Maître

Psaume 3  : sur la confiance en Dieu dans les persécutions

Psaume 4  : passer de la vanité au repentir

Psaume 5  : sur la confiance en la divine providence

Psaume 6  : sur le repentir et la vigilance envers les hommes mauvais

Psaume 7  : sur le jugement de Dieu et les conséquences de notre malice

Psaume 8  : le projet ineffable de Dieu contre l’homme sceptique

 

CATHISME 2

Psaume 9  : le Seigneur est Roi malgré la vanité et le complot des méchants contre les pauvres.

Psaume 10 : le Seigneur aura le dernier mot et il regarde combattre les justes

Psaume 11 : victoire finale de Dieu contre les mensonges de la dernière génération

Psaume 12 : sur le juste qui invoque la justice divine

Psaume 13 : dans la fin des temps Dieu cherche le juste

Psaume 14 : minimum d’une règle de vie ( les 11 règles de Noé )

Psaume 15 : sur le serviteur fidèle

Psaume 16 : le Seigneur met à part son serviteur fidèle

 

CATHISME 3

Psaume 17 : prière du fidèle et réponse de Dieu (idem Ps. 36), le Seigneur « se calque » sur l’homme

Psaume 18 : sur la justesse de Dieu et en Dieu

Psaume 19 : Dieu sauve son serviteur fidèle

Psaume 20 : idem

Psaume 21 : le fidèle a la même croix que le Christ mais le fidèle doit rester dans l’espérance

Psaume 22 : le Seigneur est mon berger

Psaume 23 : au Seigneur la terre et l’univers, c’est Lui le Roi de Gloire

 

CATHISME 4

Psaume 24 : espérance mais responsabilité et Dieu pédagogue selon…

Psaume 25 : prière de préparation en entrant dans une église, le fidèle est co-liturge avec le prêtre

Psaume 26 : sur la patience

Psaume 27 : sur le chrétien vigilant

Psaume 28 : offrande à la puissance du Seigneur

Psaume 29 : action de grâce

Psaume 30 : Dieu venge le juste contre l’idolâtre

Psaume 31 : à dire avant la confession ( et psaumes 29, puis 17 après la confession )

 

CATHISME 5

Psaume 32 : Dieu sauve « selon » notre fidélité envers Lui

Psaume 33 : louange de la fin de la liturgie

Psaume 34 : sur l’homme dans l’épreuve qui demande justice à Dieu

Psaume 35 : David demande à Dieu de séparer les bons des méchants

Psaume 36 : Dieu répond à David et donne la leçon

 

CATHISME 6

Psaume 37 : David, confessant l’héritage du péché sur lui (à dire avant la liturgie)

Psaume 38 : méditation sur Dieu qui accompagne l’homme repentant

Psaume 39 : Dieu sauve et transforme si l’homme est fidèle

Psaume 40 : Dieu s’occupe de nos ennemies selon notre justesse

Psaume 41 : sur l’espérance en Dieu et sur notre croix similaire à celle du Christ

Psaume 42 : sur l’espérance en Dieu

Psaume 43 : Ashem est Dieu d’Israël mais il corrige son peuple

Psaume 44 : David chante l’intimité entre Dieu et son peuple et l’héritage des nations à la fin des temps

Psaume 45 : union en Dieu des nations et d’Israël

 

CATHISME 7

Psaume 46 : les nations doivent se convertir

Psaume 47 : les nations s’inclineront devant le Machiah Ben David à Jérusalem

Psaume 48 : sur la vanité et le manque de discernement des nations

Psaume 49 : Ashem demande à Israël de se remettre en question,

Le culte doit correspondre au désir du cœur,

Ce n’est pas parce que Dieu ne dit rien, qu’il approuve…

Psaume 50 : psaume de pénitence

Psaume 51 : Dieu déteste les méchants

Psaume 52 : sur l’illusion des idolâtres

Psaume 53 : Dieu vient à mon secours

Psaume 54 : Dieu soutien l’homme victime de trahison

 

CATHISME 8

Psaume 55 : sur la persécution des fidèles de Dieu

Psaume 56 : sur l’espérance en Dieu qui demeure fidèle

Psaume 57 : sur la vanité des hommes méchants

Psaume 58 : Dieu se joue des nations orgueilleuses

Psaume 59 : David demande à Dieu de se souvenir de son alliance comme au désert

Psaume 60 : se confier en Dieu

Psaume 61 : Dieu est notre secours

Psaume 62 : à Dieu revient la Gloire et il est la force de mon âme

Psaume 63 : Dieu protège le fidèle de la perfidie des méchants

 

CATHISME 9

Psaume 64 : en Dieu est la justice et la bonté et la stabilité aussi

Psaume 65 : la crainte de Dieu est sagesse

Psaume 66 : Prière et action de grâce

Psaume 67 : Procession des fidèles qui chantent la gloire de Dieu

Psaume 68 : Prière de l’âme dans les ténèbres (le Christ sur la croix)

Psaume 69 : hâte-toi de me secourir

 

CATHISME 10

Psaume 70 : Ôh Dieu, tu m’accompagnes depuis ma jeunesse ( sois-moi un Dieu protecteur…)

Psaume 71 : sur le règne final du Seigneur

Psaume 72 : confiance dans le jugement de Dieu

Psaume 73 : Ôh Dieu souviens-toi de ton Alliance pour vaincre les méchants

Psaume 74 : mise en garde pour les effrontés et les orgueilleux

Psaume 75 : la crainte de Dieu est sagesse

Psaume 76 : comme Moïse et Aaron, faire confiance en la Divine Providence

 

CATHISME 11

Psaume 77 : tirer leçon de l’histoire d’Israël

Psaume 78 : prière et revanche pour tous les morts en exil

Psaume 79 : Ôh Dieu souviens-toi de ton Alliance ( viens, vois, et visite cette vigne…)

Psaume 80 : fête juive « des trompettes » et conséquences lorsqu’on méprise l’Alliance de Dieu

Psaume 81 : mesures pour une bonne justice devant Dieu

Psaume 82 : jugement de Dieu contre les ennemis d’Israël

Psaume 83 : Paix et Salut en Dieu par les mérites des efforts

Psaume 84 : le Salut pour ceux qui reviennent vers Dieu (par l’incarnation jusqu’à l’Ascension)

 

CATHISME 12

 

 

 

LES PSAUMES PAR THEMES :

règle de vie : Ps.14, 22,

demeurer dans le discernement : Ps.1, 4, 6, 15, 21, 25, 38, 39, 75, 81, 84

conscience et responsabilité : Ps. 1, 4, 7, 10, 15, 21, 24, 27, 32, 38, 49, 80, 83, 84

esprit de pénitence : Ps. 4, 6, 24, 31, 37, 38, 50, 65, 68, 74

sur la patience : Ps. 15, 22, 35, 26, 40, 53, 55, 70

sur l’espérance et confiance en Dieu : Ps. 3, 5, 12, 16, 18, 21, 24, 41, 42, 53, 55, 56, 59, 61, 76, 79

réponse et soutien de Dieu envers ceux qui cherchent : Ps. 17, 19, 20, 36, 39, 40, 54, 60, 69, 70

Israël et les nations : Ps. 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 77, 78, 80, 82

complot et persécutions contre les fidèles : Ps. 9, 34, 55,

contre les méchants : Ps. 2, 16, 27, 30, 51, 52, 63, 72, 73

victoire finale de Dieu : Ps. 7, 8, 9, 10, 11, 13,16, 18, 23, 30, 35, 57, 58, 62, 71

action de grâce et louage à Dieu : Ps. 15, 28, 29, 32, 33, 64, 66, 67

 

 

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17
mars

Bien vivre le lien entre la Confession et la Communion

L’étude ici est pour comprendre pourquoi la confession est nécessaire malgré le fait que le prêtre dit avant de communier: un tel…communie pour la rémission des péchés, la guérison de l’âme et du corps et la vie éternelle.

Nous vivons, nous prions et nous « théologisons » dans un monde où notre foi chrétienne vit pourtant un divorce : entre la vie dans le monde et l’Eglise, entre la culture chrétienne et la société. Ceci est accepté comme une idée évidente par elle-même, mais il est important pour nous d’essayer de comprendre cette expérience de « grand écart » qui nous met dans « une situation schizophrénique ».

« Il y a un type de théologie qui cherche un langage commun avec le monde, et elle fait ceci en adoptant un discours qui dit que c’est le monde qui détermine les préoccupations de l’Église. Une théologie à la recherche désespérée d’un langage commun avec le monde, une théologie qui trouve ce langage dans le discours du monde même.

Il y a une autre tendance : le triomphe de la thérapie. Nous développons une théologie thérapeutique, parce que notre monde est thérapeutique. Nous essayons toujours d’aider les gens. Le patient dans un hôpital cosmique, constamment en traitement avec néanmoins une promesse de guérison totale et d’immortalité. Ici le mot « spiritualité » est prononcé plus souvent que le nom de Jésus Christ. » Père Alexandre Schmémann.- Liturgie et Eschatologie.

« Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son fils unique » (Jn 3, 16) telle est la clé pour dépasser la dualité que nous venons de décrire.

Dieu n’a pas donné un « communisme chrétien », ni une thérapie, mais SON FILS, et ceci implique quelle est « la fin » de l’Eglise.

« Pourquoi les deux premières approches se sont elles exclues mutuellement ? Voilà notre problème. Que s’est-il passé dans l’histoire de l’Église, dans l’esprit chrétien, qui nous a conduits aujourd’hui à cette exclusion réciproque, à cette polarisation, non seulement en théologie comme telle mais dans la vision du monde lui-même ? La réponse se trouve dans l’abandon, à un moment très tôt dans l’histoire de la chrétienté, de la dimension et du fondement eschatologiques de la foi chrétienne. » Père Alexandre Schmémann.

L’eschatologie n’est pas seulement la compréhension du monde à venir, mais c’est la dynamique interne de l’Eglise et des sacrements, comme le cœur qui pulse dans le corps de l’homme. Qu’est ce qui fait que le cœur bat : le sang qui passe dedans ou la vie de l’âme qui fait que le muscle se met à battre ? De même, l’eschatologie est cette pulsion mystérieuse dans l’Eglise et ses sacrements.

« Au fur et à mesure de l’histoire, les théologiens ont oublié la fonction absolument unique du culte chrétien qui englobe « toute spéculation théologique », et si cela devient une « spéculation » c’est qu’il y a un début d’erreur. La théologie en est ainsi venu à définir finalement les sacrements comme rien de plus que des « canaux de la grâce », et la théologie sécularisée moderne les a transformés maintenant en des « canaux d’assistance ». Mais dans leur réalité, les sacrements doivent être considérés comme le centre même (la pulsion cachée) de la compréhension et de l’expérience eschatologique de l’Église. Toute la Liturgie doit être considérée comme le sacrement du Royaume de Dieu ; il faut voir l’Église comme la présence et la communication du Royaume à venir. » Père Alexandre Schmémann.

Le Crédo exprime la vie, la manifestation de cette « pulsion » : « Mais lorsque la plénitude des temps fut venue, Tu nous as parlé par ton propre Fils, » canon de saint Basile. Mais en Occident, d’autre part, une fois que la dimension eschatologique des sacrements fut oubliée, il s’y développa un accent permanent sur la notion de Présence réelle. Ceci est très important pour la valeur de notre préparation à la communion, car l’Occident en établissant une différence très nette entre le symbole et la réalité, est devenu obsédé par des questions sur la causalité et le moment précis de la consécration et de ce fait la réalité de la préparation.

La célébration eucharistique n’est pas une chose célébrée par le clergé pour le bien des laïcs qui « assistent ». C’est plutôt l’ascension de l’Église à la place où elle doit être, non pas « au ciel », mais « le ciel sur la terre ». Ainsi c’est son retour dans ce monde : son retour avec puissance pour prêcher le Royaume de Dieu à la façon dont il fut prêché par le Christ lui-même.

« Voici, je fais toutes choses nouvelles » (Ap 21, 5). Notez que le Christ ne dit pas : « Je crée de nouvelles choses », mais « toutes choses nouvelles ». Telle est la vision eschatologique qui devrait marquer notre célébration eucharistique le Jour du Seigneur.

« De nos jours, nous considérons le Jour du Seigneur comme le septième jour, le Sabbat. Pour les Pères, c’était le huitième jour, le premier jour de la création nouvelle, le jour où l’Église ne se souvient pas seulement du passé, mais elle se souvient du futur, elle entre véritablement dans le futur, le dernier et grand jour.

Il ne faut pas davantage de piété liturgique. Au contraire, un des plus grands ennemis de la Liturgie est la piété liturgique. Nous ne pouvons pas considérer la Liturgie comme une expérience esthétique, ni comme un traitement thérapeutique. Sa seule et unique fonction est de nous révéler le Royaume de Dieu. C’est cela que nous commémorons éternellement. » Père Alexandre Schmémann. – Liturgie et Eschatologie.

Encore une fois, tout ceci est très important pour une juste préparation à la Divine Communion.

Luc 14

21 Le serviteur, de retour, rapporta ces choses à son maître. Alors le maître de la maison irrité dit à son serviteur : Va promptement dans les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux.

22 Le serviteur dit : Maître, ce que tu as ordonné a été fait, et il y a encore de la place.

23 Et le maître dit au serviteur: Va dans les chemins et le long des haies, et ceux que tu trouveras, contrains–les d’entrer, afin que ma maison soit remplie.

24 Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon souper.

Nous sommes maintenant face à la double exigence d’être invité au banquet et donc de manger ce qui est offert, et de bien se préparer ; les deux attitudes qui feront honneur au maitre de banquet. Tout le premier développement faisait référence au fait d’être invité au banquet et de ce fait de manger aussi.

Voici maintenant concernant le fait de se préparer et nous pensons tout de suite au sacrement de la confession.

Le but de la confession n’est pas de « se mettre en règle » avec l’Eglise, ni envers notre conscience: par exemple, je me suis confessé et j’ai reçu l’absolution donc je suis préparé et pur pour recevoir la communion!!!… non, le but de la confession c’est le repentir et exclusivement le repentir. Une confession avec l’absolution sans le repentir, c’est une confession où il n’y a que la moitié du travail qui a été fait. Le repentir vient avec l’éveil de la conscience, mais pas la conscience de ce que je dois faire dans l’Eglise, (car ici nous risquons les deux schémas d’une morale pour le monde ou d’une thérapie pour le quotidien, dont nous avons parlé au début) mais l’éveil dans la conscience que quelque chose me manque; ce quelque chose qui est la perception de Dieu dans ma vie, c’est à dire qu’il est l’essence de ma vie, le moteur et le but de ma vie, la perception de cette «pulsion », « le fil rouge » de ma vie dans le temps eschatologique dont nous avons aussi parlé au début.  Et c’est cela que j’ai perdu, et le fait de l’avoir perdu me bouleverse; doit me bouleverser et là commence le repentir, alors la confession devient un acte en vérité qui me change parce que tout cela m’a impliqué et me met en mouvement. Mais attention à notre ferveur :

« Toutes nos requêtes sont comprises dans « Seigneur Jésus Christ, aie pitié de moi, pécheur. » nous ne devons pas encombrer notre prière de demandes, car derrière nos paroles et nos mobiles, même s’ils sont spirituels, se cache notre égo. L’égo de l’homme est tellement enfoui dans ses profondeurs, qu’il se tapit aussi derrière les choses les plus sacrées…/… Lorsque nous demandons, nous demandons pour nous-mêmes. Nous ne le comprenons pas, parce que nous cachons notre requête derrière le plan de Dieu, et nous pensons servir Dieu, agir pour lui. En réalité quand l’homme cessera d’attendre quelque de Dieu, même si c’est quelque chose de spirituel, et qu’il s’abandonnera à sa miséricorde, alors la Grâce viendra.» Archimandrite Aimilianos – le culte divin.

« Ainsi l’affliction devant Dieu est un mode de vie. Elle purifie l’intellect, nettoie l’âme –(de ses illusions)- et la rend capable de recevoir les consolations divines. » Métropolite Hiérothéos de Nafpaktos. – Science thérapeutique des Pères de l’Eglise.

Et si nous nous disons « je n’ai rien à dire, je ne vois pas » c’est au moins cette ignorance-anesthésie qu’il faut confesser.

Enfin, ce n’est pas non plus le moment de transformer le sacrement en « décharge émotionnelle », le prêtre n’est pas là pour ça, il est aussi un homme pécheur et il n’est pas là pour être chargé d’émotions, mais il est témoin du repentir de son frère devant Dieu.

Père Joël

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19
janvier

De la Qualité de notre Foi dans le monde d’aujourd’hui…?!

EVANGILE  Les dix lépreux : Luc 17, 12-19 

En ce temps-là, comme Jésus entrait dans un village, dix hommes lépreux vinrent à sa rencontre. Se tenant à distance, ils élevèrent la voix, et dirent : « Jésus, Maître, fais-nous miséricorde! » Jésus les vit et leur dit : « Allez, vous montrer aux prêtres ». Et il advint, pendant qu’ils y allaient, qu’ils furent purifiés. L’un d’entre eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas en glorifiant Dieu à haute voix. Il se jeta aux pieds de Jésus, le visage contre terre, et lui rendit grâce. Cet homme était Samaritain. Répondant, Jésus dit alors : « Les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé, pour revenir rendre gloire à Dieu, que cet étranger ? »  Et Jésus lui dit : « Lève-toi ! Va ! Ta foi t’a sauvé ».

HOMELIE  par le père Marc-Antoine Costa de Beauregard – doyen pour la France

Homélie. « Les neuf autres, où sont-ils ? » – c’est avec cette parole que Jésus aujourd’hui nous provoque, peu de temps après avoir fondé parmi les hommes le saint et grand mystère du baptême dans l’Esprit. « Les dix n’ont-ils pas été purifiés ? », n’ont-ils pas été baptisés et lavés par le Christ de l’impureté de leur âme et de leur corps, guéris de la lèpre de l’ignorance de Dieu, rendus à une peau d’enfant par la jouvence de l’Esprit ? Dix pour cent – un dixième – des baptisés, des chrétiens, un fils né de l’Esprit sur dix, revient vers celui qui l’a fait naître de l’eau et de l’Esprit, qui a fait de lui un fils de Dieu, un « engendré de Dieu », selon saint Jean en son prologue : statistique alarmante… Que sont devenus tous ces bébés, ces enfants, ces jeunes, ces adultes qui ont été baptisés dans nos églises paroissiales ? Que font-ils, le dimanche, ou n’importe quel jour de la semaine, alors que le Seigneur Jésus les attend ? Qu’ont-ils trouvé, quelle émission, quel match, quelle réunion sans Dieu, quelle distraction, quel club, quel sport, plus captivants que le Seigneur ? Comment, dans leur coeur purifié par la grâce, l’action de grâce n’a-t-elle pas germé ? Faut-il vraiment dire « dis merci au bon Dieu ! » comme on dit « dis merci à la dame »? Il est beau d’une beauté charismatique, celui-là, le N°10 : il est conscient de l’œuvre de Dieu en lui, il revient sur ses pas, il glorifie Dieu « à haute voix » – que tout le monde le sache ! ; il se jette aux pieds de Jésus, le visage contre terre, et il lui rend grâce. Ce qui est normal est extraordinaire.

La dîme de l’humanité, la dîme de l’Église, fait notre admiration après avoir fait celle du Seigneur. Statistiquement, il paraît que c’est un bon chiffre ! Dix pour cent des chrétiens sont conscients, vont vers le Christ et le remercient ! Un bon chiffre, 10, « par égard pour 10 justes, Je ne détruirai pas la ville », dit Dieu à Abraham (Gen 18, 32). Mais alors, pour un juste ? Pour une brebis sur 100 ? Ainsi en est-il dans l’histoire du monde, comme on le voit par Abraham, par Noé et par tant d’autres. Pour un juste, Dieu fait miséricorde à sa création. Le N°10 est le N°1, il est le chef, le principe du Salut.

Par un homme la souffrance et la mort sont entrées dans le monde ; par un juste, un saint, un enfant qui prie dans le secret de sa chambre, une femme qui dit son chapelet dans le métro, une prière monte vers Dieu comme un encens d’agréable odeur. Le parfum de l’action de grâce s’élève devant le trône céleste. La gratitude de l’homme fait le bonheur de Dieu. Pourquoi ? – Parce que celui qui rend grâce, qui remercie, qui chante la louange, qui célèbre, qui exulte, non seulement s’apparente aux chérubins et aux séraphins, mais il s’apparente à la Mère de Dieu, magnifiée au-dessus de toute hiérarchie humaine et angélique ; il approche de l’autel d’en Haut, et en lui le Père se reconnaît et se complait : Celui-ci est mon fils bien-aimé, mon unique ! Dieu aime ce ou celui, ou celle, qui est unique.

Dieu qui est unique cherche l’homme unique, la personne à son image et à sa ressemblance. Bien souvent dans le saint Évangile, nous voyons le Seigneur tourner son regard vers la personne unique : la Samaritaine, la Cananéenne, Zachée, la veuve de Naïm, la brebis N°1. Le Seigneur chérit l’homme au cœur profond, celui avec lequel Il peut avoir un dialogue, une amitié, une alliance. Celui ou celle qui rend grâce est coopérateur de l’œuvre du Maître ; la gratitude est synergie ; or le Seigneur cherche des collaborateurs, alors qu’Il est sans besoin, qu’Il peut tout susciter de rien. La joie de la Divinité c’est être ensemble. Dieu – Père, Fils et saint Esprit – est « ensemble » ; et, par le banquet de son amour, par l’appel, le « suis-moi » qu’Il nous adresse, Il veut être ensemble, pas seulement au milieu de nous, mais avec nous. Ainsi, ne jugeons pas « les neuf autres » ; émerveillons-nous de l’unique, et comprenons que là est notre vocation, à chacun, d’être celui que Dieu unique couronne en lui disant : « tu es mon unique !» Amen !

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