MEDITATIONS

Matthieu 6, 14-21 :  » Ne vous amassez pas de trésors sur la terre où les vers et la corrosion les rongent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel où ni vers ni corrosion ne rongent, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent : car là où est ton trésor, là sera également ton cœur. »

 

La préparation à la communion et La communion fréquente

Archimandrite Nectaire Antopoulos

Le Fils prodigue

« Amenez le veau gras et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous » (Luc 15,23)

« Comme le Fils prodigue de la parabole, nous aussi, en retournant vers la maison du Père et en renonçant à notre mode de vie dissolue, nous retrouvons Dieu notre Père qui nous attend avec amour. Il court au-devant de nous, Il nous prend dans ses bras et nous couvre de baisers. Il nous introduit dans la maison paternelle et là, Il nous réunit à nos autres frères et Il nous sert à la Table céleste et nous fait communier à son Corps et à son Sang. Sur ce point-là, je voudrais signaler quelques malentendus.

Malentendus

Beaucoup croient que la divine communion est nécessairement liée à la confession et au jeûne ; que nous n’allons pas vers la divine communion si auparavant nous ne nous sommes pas confessés et si nous n’avons pas jeûné un nombre suffisant de jours. C’est pourquoi aussi nous communions tellement rarement.

La Tradition

Ceci est une faute et c’est contraire à la Tradition Orthodoxe qui est pour la divine communion fréquente. Ce qui est observé de nos jours, c’est-à-dire de communier 2 à 3 fois par an, est complètement inacceptable et sape dangereusement le Corps du Christ qui est l’Église. Nous en arrivons au point où nous mettons le jeûne au-dessus de la divine communion qui est le « sacrement des sacrements ». De ce qui est un moyen, nous faisons un but, et nous trouvons un alibi pour justifier notre négligence et notre indifférence pour la communion fréquente, sceau de notre participation à la divine eucharistie.

Les anciens chrétiens communiaient presque chaque jour. Basile le Grand décrit comment les chrétiens de son diocèse communiaient au moins quatre fois par semaine. Il était inconcevable pour eux de participer à la divine liturgie et de ne pas communier, sauf s’ils se trouvaient en situation d’épitimie (de pénitence), à la demande de leur père spirituel.

L’offense faite à Dieu

Si les ancêtres de nos pères spirituels revenaient aujourd’hui dans notre propre église et voyaient ce phénomène inacceptable, c’est-à-dire que la divine liturgie se déroule et que, soit on ne communie pas, soit seulement un petit nombre de fidèles participe à la communion, ils éprouveraient un terrible étonnement et beaucoup de perplexité, pour ne pas dire de tristesse.

Pour chaque célébration de la divine liturgie, nous préparons le vin et le pain de l’Eucharistie, nous les présentons aux fidèles lors de l’entrée des saints dons, nous prions Dieu de les transformer en Corps et Sang du Christ. Dieu obéit à notre demande, l’Esprit-Saint descend sur les dons, le miracle a lieu. Notre Seigneur nous prépare sa table, il nous invite à participer : « avec crainte, foi et amour, approchez » et nous, nous le dédaignons !?

Si nous ne communions pas, nous repartons affamés, mais « rassasiés » par des justifications de peu de valeur. À ce stade, saint Jean Chrysostome dit : « N’as-tu pas offensé Celui qui t’a invité ? ».

Le renouveau eucharistique

De nos jours, on observe un effort, timide certes, mais béni, parmi les pères spirituels éclairés et les chrétiens, pour rompre cet état de fait et pour revenir à la tradition de la divine communion fréquente.

Mais si nous voulons communier fréquemment, respectons la confession mais avec intelligence : Lorsque nous avons quelque chose à dire, à confesser, alors nous voyons le père spirituel, mais pas pour des petites choses. Si, par exemple, nous faisons une chute et que le traumatisme est faible, il n’est pas nécessaire de déranger le médecin. Si le traumatisme est important, alors sûrement, nous lui rendrons visite.

La confession fréquente

Mais, dès lors que nous ne pouvons pas éviter facilement une faute importante, nous nous efforcerons de vivre le continuel repentir et la confession régulière.

L’autre extrême est que nous nous confessons trop légèrement ou rarement. Surtout, pour la plupart d’entre nous, nous programmons de nous confesser avant les grandes fêtes, au dernier moment, et nous devenons particulièrement exigeants. Ceci est fâcheux pour nous, mais aussi pour le confesseur, lequel, en raison de la charge de ces journées, ne peut pas répondre et nous aider le mieux possible. Et de ce fait, lorsque le temps presse, nous ne pouvons pas créer une communication correcte entre nous et notre père spirituel.

Le repentir continuel

Les recettes connues d’avance n’existent pas. Chacune, chacun d’entre nous possède sa spécificité, ses besoins propres et nous pouvons trouver avec notre père spirituel notre règle d’or ! De toute façon, ce sur quoi il est besoin d’insister, c’est que toute notre vie doit être un chemin de repentir devant Dieu, source de joie, mais aussi une préparation pour la divine communion. Chaque jour, chaque heure, chaque instant, vivons avec sérénité et paix, en « état de repentir » et avec le désir ardent de la divine eucharistie.

Pour vivre cet état, ce mode de vie, l’office de la sainte communion nous aidera beaucoup. Nous pourrons le lire et communier à ses prières, pas seulement la veille de la liturgie, mais par étapes pendant toute la durée de la semaine. Les très belles prières des pères de l’Eglise que contient cet office nous aideront à vivre l’événement du repentir, source de paix, et elles nous prépareront pour notre participation au sacrement de la divine communion.

Vivant continuellement « en état de repentir » et communiant fréquemment aux mystères immaculés, notre vie acquiert un sens, devient festivité, fête, sagesse et joie. »

 Archimandrite Nectaire Antopoulos, « Epistrophi », éd. AKRITAS, Néa Smirni, Grèce.

 

Jean 1, 43-51 : 1er de Carême (l’Orthodoxie et les saintes icônes)

« En ce temps-là, le lendemain (du jour où Il avait donné à Simon le nom de Pierre), Jésus voulut se rendre en Galilée : Il trouve Philippe. Il lui dit : « Suis-moi ! » Philippe était de Bethsaïde, de la ville d’André et de Pierre. Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont ont écrit Moïse, dans la Loi, ainsi que les prophètes, nous l’avons trouvé : Jésus, le fils de Joseph, celui de Nazareth. Et Nathanaël lui dit : « De Nazareth peut-il être quoi que ce soit de bon ? » Philippe lui dit : « Viens et vois ! » Jésus vit Nathanaël venir vers lui et Il dit de lui : « Voici vraiment un Israélite : en lui il n’est pas de ruse. » Nathanaël lui dit : « D’où me connais-Tu ? » Jésus lui dit en réponse: « Avant que Philippe ne t’appelât, quand tu étais sous le figuier, Je t’ai vu. » Nathanaël lui répondit : « Rabbi, Tu es en vérité le Fils de Dieu, Tu es le roi d’Israël ! » Jésus lui dit en réponse: « Parce que Je t’ai dit que Je t’ai vu sous le figuier, tu as la Foi ? Tu verras bien plus que cela ! » Et Il lui dit : «Amen ! Amen ! Je vous le dis, désormais vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’Homme! »

Frères et sœurs en Christ, lorsque l’apôtre Paul nous dit dans Hébreux 11, 24-26 : « c’est par la foi que Moïse, « devenu grand », refusa d’être fils d’une fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que de connaître l’éphémère jouissance du péché : tel un bien supérieur aux trésors de l’Égypte lui parut « l’opprobre du Christ », car il avait les yeux fixés sur la récompense. »  cela doit nous indiquer quel doit être le « fil d’or » de notre vie : l’Orthodoxie. Alors il ne s’agit pas de comprendre « l’orthodoxie de telle ou telle chose » comme le comprends le monde, c’est à dire vivre une chose selon les canons règlementés, validés, diffusés par la société d’aujourd’hui; mais qu’elle est l’essence, la puissance qui est dans le fondement de ma liberté vraie, (et non la possibilité de choisir), et qui est aussi la dynamique des « Mystères » de ma vie, (ou Divine Providence) :  » C’est pour l’Homme Nouveau que la nature de l’homme a été constituée, par ce qui a été aux origines; et l’esprit et le désir ont été construits pour lui. Et nous avons reçu la pensée pour connaître le Christ, le désir pour courir vers Lui, et nous avons la mémoire pour le porter, puisque c’est LUI qui était l’Archétype pour ceux qu’il a créés. La création dès les origines de l’homme modelé pour LUI (le Christ) à l’image de Dieu, (a eu lieu) pour qu’il fut un jour capable de  contenir l’archétype (LE CHRIST); et la loi que Dieu lui a donné au paradis (est) pour LUI (le christ).   » saint Nicolas Cabasilas.  Et cette sorte de confession de la foi, et son application par la perspective quelle expose, nous pousse de plus en plus au fur et à mesure de notre vie, à conformer tous les actes de notre vie à la beauté de notre lignée décrite ici par saint Nicolas Cabasilas.  Alors le Christ pourra nous dire comme il le dit à Nathanael:« Voici vraiment un Israélite (pour nous ici « Chrétiens ») : en lui il n’est pas de ruse. ».  Ruse d’arranger la foi selon notre manière et ruse d’avoir des fois un autre Dieu que la Sainte Trinité : souvenons nous de l’évangile de dimanche dernier :  » Ne vous amassez pas de trésors sur la terre où les vers et la corrosion les rongent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel où ni vers ni corrosion ne rongent, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent : car là où est ton trésor, là sera également ton cœur. » Ainsi que je fasse toutes les nécessités de ma vie  sous le regard et la bénédiction du Dieu Trinitaire qui s’est manifesté comme Fils humble, pour mieux assumer notre nature corrompue par le péché, et ainsi nous faire cohéritier de « sa lignée »; par exemple si je jeûne durant ce carême mais si en même temps je suis avare de mes biens et ne pratique pas l’aumône, si je jeûne mais que cela n’est qu’une hygiène de diététique, si je jeûne mais que mon esprit est dans le jugement à cause de toutes sortes de raisons qui contrarient mes certitudes, si je jeûne pour acquérir des « puissances » qui m’aideront dans ma vie, alors j’ai choisi un autre « trésor » de ma vie et je ne suis pas dans le « fil d’or » décrit ici par saint Nicolas Cabasilas.  Amen

LE  FILS  PRODIGUE  Luc 15, 11-32.

« En ce temps-là, Jésus dit la parabole suivante. Un père avait deux fils et le plus jeune lui dit : « Père, donne-moi la part qui me revient de notre fortune. » Et le père partagea les ressources entre eux. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout rassemblé, partit pour un pays lointain et, là, il dissipa sa fortune, menant une vie de perdition. Lorsqu’il eut tout dépensé…/… »

Tout d’abord nous remarquons que c’est le plus jeune fils qui réclame sa part. Voici une demande insensée par son manque de respect vis-a-vis du Père; quelle audace, quelle inconscience par rapport à sa situation déjà privilégiée d’être fils héritier. Tandis que le fils ainé vit dans la sécurité et la stabilité de la renommée de son Père. Le plus jeune fils c’est l’homme perdant la conscience de sa source, le fils ainé c’est le Christ: « …/…lui qui porte toute chose par sa parole puissante, il ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à toi, Dieu et Père,…/… » extrait du canon de saint Basile.

Le fils le plus jeune c’est l’âme éclatée par le péché qui croit pouvoir vivre en ne s’intéressant que aux choses extérieures; le fils ainé c’est l’esprit vigilant, ou le « noûs » pour être clair et ne pas confondre avec la raison. Le « noûs » c’est le lieu en l’homme de la « connexion » avec les inspirations de l’Esprit-Saint;  l’intimité et la communion avec Dieu viennent ensuite si le « noûs » peut donner toute sa capacité et ne plus être parasité par les passions envahissantes de l’âme. Par exemple l’ascèse en général et les carêmes servent à faire de la place au « noûs ». Nous devons dire souvent : « mon âme tais toi ! ».

Le fils le plus jeune s’en va donc dépenser les biens de son père; mais le texte de la parabole dit ce détail: » Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout rassemblé, »  non seulement il a eu l’audace de demander son bien, mais maintenant il calcule comment il va faire et avec quoi. Le malin nous dit souvent à l’oreille : « vivant selon ton jugement, ne vas plus à l’église, tu es intelligent et vit par toi même… » le malin nous parle d’autonomie, tandis que le Christ nous parle de communion.!!!

Dans le fond du fond le fils cadet est perdu. Malheureusement il est possible que privé de ce qui est nécessaire pour atteindre le Salut, on ne ressente pas l’horreur de notre situation; certains perdent jusqu’au désir d’être rassasié. Alors le fils cadet mangerait bien les Caroubes données aux porcs… mais les Caroubes sont des graines douces au début, ayant un léger gout de chocolat, mais la dernière sensation est amère. C’est l’image du cheminement dans le péché: une douceur qui engendre amertume et un vide.

( L’escroquerie du malin est sur la connaissance: le malin exalte notre autonomie et nous pose une question; dans ce contexte, écouter une question c’est déjà un déplacement de notre intérêt: notre intérêt était en Dieu, par notre écoute à la question nous déplaçons notre intérêt vers l’objet de la question; or l’escroquerie est que avant notre connaissance était en Dieu; là, le malin nous dit que à cause de notre autonomie, notre connaissance est à l’extérieur de nous, dans l’objet de la question; et le piège se referme: parce que sans Dieu, l’objet de la question n’est que vide avec aussi un principe d’aspiration dans ce vide et il ne reste que notre égo seul. Cela donne: je suis ce que j’aime, j’aime ce que je pense, je pense donc je suis. )

Le Père voit son fils revenir « de loin » et de loin, il voit revenir son fils. deux choses: le Père voit son fils revenir « de loin » dès que son fils se dit : » Tant de salariés de mon père ont du pain en abondance et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais me lever, j’irai vers mon père… »  notre Père Céleste guète les moindres mouvements de notre cœur vers lui, les moindres soupirs et accepte de les prendre comme si c’était des prières vers son Fils le Christ et il pousse notre histoire dans les bras du Christ, pour que au jour opportun l’Esprit-Saint nous donne le désir vers le Christ et la Sainte Mère de Dieu.

Et de loin, il vient à notre rencontre, il nous devance pour nous accompagner sur le chemin du retour, le plus tôt possible. Souvent nous nous disons: Seigneur où es-tu? aujourd’hui dans cette église saint Blaise et sainte Tarcisse, nous avons la joie de nous rendre compte concrètement de cet accompagnement: la dernière liturgie dans l’église de Gourgan était le jour de la sainte Tarcisse, (et là si nous n’avons pas compris à quelle adresse nous devons aller, voici la suite,) et le premier office que nous avons chanté dans cette église dédiée depuis bien longtemps à saint Blaise, c’était le jour de la fête de saint Blaise.!!!!!!!!! et après qui me dira que nous ne sommes pas accompagnés…?!

Au fils repentant, le Père ordonne que les serviteurs (les prêtres) le revête de l’habit de la dignité filiale, notre baptême, l’anneau lui est mis à la main droite pour lui donner le signe de l’esprit de communion dont l’âme doit se nourrir avant tout, et les sandales afin de marcher dans le droit chemin du « noûs » éveillé et d’écraser ainsi tous les pièges du malin. Gloire à Dieu. amen.

LE PUBLICAIN  ET  LE  PHARISIEN  Luc 18, 10-14

« En ce temps-là, Jésus dit la parabole suivante. Deux personnes montèrent au temple pour prier, l’un pharisien et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : « Ô Dieu, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme les autres gens, avides, injustes, adultères, ou bien comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et j’acquitte la dîme de tout ce que j’ai gagné. » Or le publicain, se tenant à l’écart, ne voulait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : « Ô, Dieu, sois propice à moi, pécheur ! » Je vous le dis, ajouta Jésus, celui-ci descendit chez lui justifié, au contraire de celui-là, car toute personne qui s’élève sera abaissé, mais qui s’abaisse sera élevé. »

« …/…Mais toi, demeure ferme dans ce que tu as appris et en quoi tu as mis ta foi, sachant de quelles personnes tu l’a appris : car depuis l’enfance tu connais les saintes Écritures qui peuvent te procurer la sagesse en vue du salut par la foi dans le Christ Jésus. »  2 Timothée 3, 10-15

Nous commençons le Triode ou pré-carême par des lectures qui vont nous préparer à notre cohérence intérieure, avant de devenir un peu plus sage. Si nous pouvons voir les athlètes se concentrer sur le terrain avant l’épreuve, ils se sont déjà échauffés dans le vestiaire. Le terrain de l’épreuve est le carême, le vestiaire est le pré-carême. Alors nous commençons par LE  commencement, c’est à dire l’orgueil.

La racine profonde de l’orgueil est spirituelle, nous ne parlons pas de celui qui se dit le plus beau , le plus fort, etc, cela c’est de la bêtise; l’orgueil est spirituel dans nos profondeurs ignorées, oubliées, insoupçonnées.  Si nous voulons apprendre à voir l’orgueil et s’en défendre, nous ne devons pas fuir notre « monstre » intérieur: comme dans certains films où le héros voit le paysage devant lui ou la mer devant lui se soulever de plus en plus par une force mystérieuse qui vient d’en dessous et toute prête à surgir devant lui et l’engloutir. L’orgueil c’est la même chose: lorsque nous vivons une injustice, ou quelque chose que nous vivons comme injuste, alors si nous sommes vigilants et que nous regardons en nous-même à l’instant même, alors nous allons voir « une force » qui monte et qui a envie de tout renverser, et si nous ne disons pas « stop », nous allons dire des reproches, des injures, des coups. Mais intérieurement nous serons comme une maison dont les pompiers viennent d’éteindre le feu, c’est à dire qu’il ne reste pas grand chose… cette force qui a tout détruit, c’est cela l’orgueil. La puissance qui alimentait la colère est plus dangereuse que la colère elle-même…

C’est pour cela que la Sainte Tradition s’y attaque en premier. l’orgueil engendre l’esprit d’autonomie. L’autonomie engendre l’illusion. L’illusion engendre les appréciations erronées. Les appréciations erronées engendrent la liberté déréglée. et la liberté déréglée engendre le péché en acte.  Cette première description est une émergence de notre profondeur vers l’extérieur. L’étape suivante est un retour de l’extérieur vers notre profondeur, la voici: Le péché en acte blesse l’âme; l’âme blessée marque l’esprit, ou « le noûs », de la même manière que de l’eau qui coule au même endroit forme dans le sol une crevasse, et par cette crevasse, l’eau suivante s’y engouffrera encore plus facilement. Puis ces habitudes, ou marques, ou gravures, rayures, dans l’esprit engendrent une orientation erronée de la raison, et cette orientation erronée de la raison engendre l’orgueil… voici un résumé en deux phrases:

Le malin se sert de la liberté de l’homme pour lui parler d’autonomie.

La Sainte Trinité se sert de la liberté de l’homme pour lui parler de communion.

LA contrepartie de nos difficultés intérieures, de nos rouages, EST LE CHRIST. Il l’humble par excellence.

« …/…lui qui porte toute chose par sa parole puissante, il ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à toi, Dieu et Père, mais lui, le Dieu d’avant les siècles, il est apparu sur terre, il a vécu parmi les hommes, il a pris chair de la Sainte Vierge, il s’est anéanti lui-même, prenant la condition d’un esclave, devenant conforme à notre corps de misère pour nous rendre conformes à l’image de sa gloire. » extrait du canon de saint Basile.

Et nous côtoyons « l’humble parfait » dans SA Parole, guidés par ceux qui ont su rester « penché sur sa poitrine ».

Et le Christ nous a donné aussi son serviteur saint Paul, lequel nous donne aujourd’hui une clé très importante dans l’épitre: « sachant de quelles personnes tu l’a appris. » dans2 Timothée 3, 10-15 . Voici une clé magnifique qui est le souvenir de Dieu en nous, notre seule et vraie source. Cette clé nous aide à nous diriger vers cette grâce divine qu’est l’humilité. L’humilité est « la lumière de notre héritage céleste ».

Ce début de chemin à travers les lectures du pré-carême, ou Triode, doit nous apprendre notre incohérence pathologique, pour retrouver avant la sagesse, au moins la cohérence. Nous disons « notre Père qui est aux cieux » mais nous ne nous comportons pas comme des fils d’une telle Royauté. Aussi avant le discernement et la sagesse, posons pour commencer la fidélité et la sobriété; avant de « vouloir acquérir l’humilité » (ce qui est déjà une envie suspecte si nous comprenons que l’humilité est une grâce divine), gardons plutôt la douceur et la modestie.

Ce sont les trois évangiles du Triode: Luc 18, 10-14.  Luc 15, 11-32.  Matthieu 25, 31-46.

A la Sainte Trinité soit la gloire dans les siècles des siècles. amen.

 

LA CANANEENNE  Matthieu 15, 21-28.

« En ce temps-là Jésus partit de la région de Génésareth et s’en alla dans la région de Tyr et de Sidon. Et voici qu’une femme cananéenne de cette contrée vint à lui et s’écria : « Miséricorde, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est tourmentée par un esprit mauvais ! » Mais Jésus ne répondit pas un mot. Ses disciples s’approchèrent de lui et lui demandèrent : « Renvoie-la, car elle ne cesse de nous suivre en criant. » Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » Mais la femme vint se prosterner devant lui et dit : « Seigneur, aide-moi ! » Jésus répondit : « Il n’est pas bien de prendre la nourriture des enfants et de la jeter aux chiens. – C’est vrai, Seigneur, dit-elle, et même les chiens mangent les miettes de ce qui est tombé de la table de leurs seigneurs. » Alors Jésus lui répondit : « Oh ! Grande est ta foi ! Qu’il t’advienne selon ce que tu veux. » Et sa fille fut guérie dès cette heure-là. »

COMMENTAIRE

« Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu, regarde-nous de ta sainte demeure, du trône glorieux de ton Royaume, et viens nous sanctifier, toi qui sièges en haut avec le Père et qui es ici invisiblement présent avec nous. Daigne nous distribuer de ta main puissante ton Corps immaculé et ton Sang précieux, et par nous à tout ton peuple.   » liturgie de saint Jean Chrysostome, prière avant l’élévation des « choses saintes aux saints ».

voici cette prière de la Divine Liturgie qui parle de la réalité de notre chemin derrière le Christ, et de notre face à face avec le Christ SI nous donnons de notre temps dans la journée pour Dieu. La Cananéenne a reçue la Révélation de la présence de Dieu devant elle, puisque elle appelle Jésus, fils de David. Même en étant cananéenne elle sait toute l’attente du peuple hébreu pour le Messie, de la lignée de David. Si nous n’avons pas cette perception de LA réalité qui se joue en ce moment, soit nous allons « remettre ça au lendemain », soit nous nous dirons que ce n’est pas si important, soit nous partirons dans un chemin, qui en fait, ne valorise que le Moi. Le Père Serge Boulgakov, dans son livre « Du Verbe incarné », à la page 230, parle de cette tendance à la mode aujourd’hui: « la thaumaturgie vaine et ininspirée au nom de l’orgueilleuse affirmation de soi. » en voici un exemple:

Habiter la maison de notre devenir; apprentissage de la liberté; franchir en toute sagesse les épreuves du temps;  entrer dans le souffle de la vie; rechercher l’harmonie; creuser le réceptacle pour accueillir la lumière;  s’élever de tout son corps vers l’UN;  faire mûrir dans le corps la parole;  laisser vivre le féminin sacré; entrer dans son propre projet; transmuter le bon comme le mauvais pour transcender la vie.

Isaïe chap.2 « 08 Le pays est rempli de faux dieux : les gens se prosternent devant l’ouvrage de leurs mains, devant ce que leurs doigts ont fabriqué.

09 L’être humain sera humilié, l’homme sera abaissé, tu ne saurais lui pardonner.

10 Entre dans les rochers, cache-toi dans la poussière, épouvanté, loin du Seigneur, loin de l’éclat de sa majesté.

11 Les regards arrogants des humains seront abaissés, et la prétention des hommes sera humiliée. Seul le Seigneur sera exalté en ce jour-là. »

Chap.55 – 09 « Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées. »

L’archimandrite Aimilianos, dans son deuxième livre « Catéchèses et Discours – 2 – sous les ailes de la colombe. au chapitre: l’attente de la Pentecôte, page 191 dit: « vous ne pouvez cherchez le Christ et autre chose en même temps. C’est impossible. » et au chapitre Les Noces éternelles page 226,  » Ne faites aucun travail qui soit en relation avec les désirs de votre cœur, une œuvre qui entraîne des soucis. »

Ce sont toutes ces sortes de dispersions qui font que nos prières n’ont ni valeur, ni puissance. Simplifions notre démarche: Est-ce que j’applique les commandements; « tu aimera le Seigneur ton Dieu, de tout ton Cœur, toute ton âme, toute ta force… » Ah oui!! mais est-ce que pour moi la divine Liturgie est LE rendez-vous à ne pas manquer avec mon Seigneur.?! est-ce que j’ai compris l’implication de Sa Parole dans ma vie et Sa Fidélité: « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes les choses vous seront données par surcroit ». Matt 6-33; ou « Ne craignez donc point: vous valez plus que beaucoup de passereaux. » Matt 10-31.

Ainsi le Seigneur ne se presse pas à entendre ou exaucer nos prières, car soit nous ne sommes pas cohérents, soit il souhaite que nous affinions notre pensée, notre attention, notre souvenir de Lui et il veut que nous soyons sans partage.

Ces réflexions semblent sévère, mais combien de fois j’ai entendu: le Christ est miséricordieux, ou il est le grand médecin, il est le maître de toutes choses, etc, etc, Mais le Christ est Dieu, et ce n’est pas parce-ce qu’il peut faire ce qui veut, quand il veut, où qu’il veut, que cela doit être la même chose pour nous.

Maintenant, nous pouvons constater quand même que le Christ est admiratif de la foi, de la ténacité et de l’humilité de la Cananéenne; et il récompense cela.

Que la Sainte Trinité vienne et nous renouvelle selon le Christ, notre archétype depuis le commencement. amen.

 

FÊTE  DE  LA  THEOPHANIE

le Seigneur dit : « veillez et priez car vous ne savez ni le jour ni l’heure. ». Oubliant tout cela, nous allons à nos choix, se disant j’ai le temps, je serais disponible plus tard. Or la liturgie, comme nous l’a dit dernièrement notre doyen et archiprêtre Marc-Antoine, rend présent le Christ par notre présence concrète. Nous sommes tous coliturges et tous une pierre de l’édifice, et l’ensemble de ce que nous faisons est appelé à être « Théophanie » de l’Eglise, vaste programme certes, mais nous ne pouvons pas déléguer à notre frère le charisme de notre présence, car nous sommes tous uniques. A nous donc de comprendre ce qu’est l’Eglise, par exemple posons nous toujours la préoccupation que tout ce que je peux faire ou penser soit pour l’œuvre en commun, que ma joie soit cela.

D’une autre manière plus concrète, quand il y a trop d’absence dans une paroisse, aucun projet ne peut être mis en place, par la raison que la vie en commun ne se fait pas ; alors la vie de la paroisse ne peut pas donner tous les fruits dont elle serait capable : exemple,

« Cherchez d’abord le Royaume et sa justice  et tout le reste vous sera donné par surcroît » Matt6,33.

Pour éviter que les écueils de la vie du monde nous séparent des perspectives théophaniques, doxologiques et eschatologiques de notre foi et de l’Eglise, et que l’on soit réduit à n’invoquer le Seigneur que lorsque l’épreuve est là, et que la paroisse ne soit réduite qu’à n’être que le lieu où nous recevons l’eucharistie, cette phrase du Christ (Matt6,33) doit toujours nous précéder à tous instants dans notre vie. Sinon les raisons du monde auront toujours les meilleures positions et nous serons toujours entrain de dire à Dieu : où étais-tu dans mon épreuve. ?

Veiller et prier implique aussi attendre la bonne personne: depuis la fête de la Nativité et celle-ci de la Théophanie, la Sainte Trinité est mise en avant. Là où est le Christ, là est l’Esprit-Saint et là est le Père, et le Christ bénit le message de saint Jean-Baptiste qui est la repentance. Maintenant nous pouvons dire là où est le repentir là est le Christ, ainsi là est la Sainte Trinité. Toutes les thèses qui disent que Jésus serait devenu christ au moment de son baptême, ou toutes les thèses qui disent que le christ aurait besoin de toutes les étapes de sa vie et de ses miracles pour assimiler le fait qu’il est christ, sont nulles et ne sont pas Orthodoxes.

En ce temps de toutes sortes d’agitations relisons la première épitre de saint Jean: 1Jean chap.2

22Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ? Celui-là est l’antéchrist, qui nie le Père et le Fils. 23Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père; quiconque confesse le Fils a aussi le Père. 24Que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous. Si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous demeurerez aussi dans le Fils et dans le Père.…

1 Jean 4
1Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. 2Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu: tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu;3et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu, c’est celui de l’antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde. 4Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde.5Eux, ils sont du monde; c’est pourquoi ils parlent d’après le monde, et le monde les écoute. 6Nous, nous sommes de Dieu; celui qui connaît Dieu nous écoute; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas: c’est par là que nous connaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur.

1 Jean 5
5Qui est celui qui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu? 6C’est lui, Jésus-Christ, qui est venu avec de l’eau et du sang; non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et avec le sang; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité.7Car il y en a trois qui rendent témoignage: 8l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois sont un.

Maintenant la vérité de ses paroles et la rigueur qui apparait si nous sommes dans un esprit relativiste, montre que de-même, la repentance de saint Jean-baptiste est une décision intérieure radicale. Auparavant toutes les prises de consciences sincères et les regrets sincères demeurent dans l’anti-chambre de ce qu’est la repentance demandée par saint Jean-Baptiste. Si nous sommes dans la vraie repentance, lorsque se présentera de nouveau l’épreuve ou la tentation qui nous est si commune, tant nous sommes un pécheur à la nuque raide, nous la repousserons d’une manière radicale, sans concession et définitivement. tel est le signe.

Que la Sainte Trinité vienne à notre aide. amen.

CHANT  DOGMATIQUE  DES  VÊPRES  DE  LA  PENTECÔTE

Venez, peuple! adorons la Divinité en trois Personnes, le Père dans le fils avec le Saint-Esprit, le Père de toute éternité engendre le Fils éternel et Roi, et le Saint-Esprit est dans le Père, glorifié avec le Fils, Puissance unique, unique Essence, unique Divinité.

C’est Elle que nous adorons en disant: Saint Dieu qui a tout créé par le Fils avec le concours du Saint-Esprit,  Saint Fort par qui nous avons connu le Père, et par qui l’Esprit-Saint est venu dans le monde,  Saint Immortel, Esprit consolateur, qui procède du Père et repose dans le Fils, Trinité Sainte gloire à Toi.

COMMENTAIRE: chers frères et sœurs en Christ, voici un très beau et très important chant que nous devrions connaître comme un crédo. En disant « qui procède du Père » nous disons « LA » Source c’est à dire le Père et implicitement la mission « pour l’instant » de l’Esprit-Saint, car sa manifestation ne sera totale qu’après le second avènement du Christ en gloire. Et en disant cette magnifique intimité « repose dans le Fils » nous disons le dogme incontournable du Christ en tant que « Porte » donnée par le Père. « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire » Jean 6/44 , ainsi l’Esprit-Saint qui communique pour l’instant « l’esprit de communion » et « l’esprit du Fils » ne peut être présent QUE là où est « orthodoxement » confessé le Christ. « Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne LUI appartient pas. » romains 8/9.    

Lorsque vous entendez une confession sur l’Esprit-Saint qui dit « en l’unité de l’Esprit-Saint », du point de vue orthodoxe, c’est faux. L’Esprit-Saint n’est pas le « lieu » de l’unité en général, n’est pas le lieu de « l’unité entre » le Père et le Fils, n’est pas « l’instrument » de cette unité. La source de tout est le Père, la source de l’unité est le Père ; l’Esprit-Saint « communique » le désir de cette unité, la confession de cette unité, l’amour de cette unité, la contemplation de cette unité, la compréhension, autant que cela est donné à l’homme, de cette unité.

1Jean4/1-3
« Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.

Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu: tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu;

et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu, c’est celui de l’antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde. »

amen.

COMMENTAIRE DE L’EVANGILE , Évangile de l’aveugle né – 2016, :

Evangile : Jean 9, 1-38

En ce temps-là, au passage, Jésus vit, assis, un homme aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent en disant : « Maître, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents, n’ont péché, mais c’est afin qu’en lui se manifestent les œuvres de Dieu. Il nous faut, tant qu’il fait jour, accomplir les œuvres de celui qui m’a envoyé ; vient la nuit où nul ne peut travailler. Pendant que Je suis dans le monde, Je suis la lumière du monde. » Ayant dit cela, Jésus cracha à terre et fit de la boue avec sa salive, puis Il lui appliqua la boue sur les yeux et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé (ce qui signifie « envoyé »). » L’homme partit donc et se lava, et revint voyant. Alors les voisins et ceux qui l’avaient vu auparavant (c’était un mendiant) dirent : « N’est-ce pas lui qui était assis et mendiait ? » Certains disaient : « C’est lui. » D’autres disaient : « Non, mais il lui ressemble. » Mais, lui, dit : « C’est moi. » Ils lui dirent donc : « Comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Celui-ci répondit : « L’homme appelé Jésus a fait de la boue, m’en a enduit les yeux et Il m’a dit : Va te laver à la piscine de Siloé. J’y suis donc allé, je me suis lavé et suis devenu voyant. » Ils lui dirent : « Où est-il ? » Il dit : « Je ne sais pas. » On conduisit aux pharisiens celui qui avait été aveugle. Or le jour où Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux, était un sabbat. Les pharisiens lui demandèrent alors à leur tour comment il avait eu la vue. Il leur dit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé et je vois. » Certains pharisiens dirent alors : « Cet homme ne vient pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le sabbat. » Mais d’autres dirent : « Comment un pécheur peut-il faire de tels signes ? » Et il y eut division parmi eux. Ils dirent encore à l’aveugle : « Que dis-tu de lui, de ce qu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Les Judéens ne crurent cependant pas qu’aveugle il eût trouvé la vue avant d’avoir fait appeler les parents de celui qui voyait. Et ils leur demandèrent : « Est-ce là votre fils, dont vous dites, vous, qu’il est né aveugle. Comment alors voit-il maintenant ? » Ses parents répondirent : « Nous savons que c’est notre fils et qu’il est né aveugle. Comment voit-il maintenant, nous ne le savons pas, ou, qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas. Demandez-lui, il a l’âge de parler de lui-même. » Ses parents disaient cela par crainte des Judéens, parce que ceux-ci avaient décidé entre eux que, si quelqu’un reconnaissait Jésus comme Christ, il serait exclu de l’assemblée. C’est donc pourquoi ils dirent : « Il a l’âge, interrogez-le. » Les pharisiens appelèrent donc une seconde fois l’homme qui avait été aveugle et lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous, nous savons que cet homme est un pécheur. » Lui, répondit alors : « Si c’est un pécheur, je ne sais pas ; je sais une chose c’est que j’étais aveugle et que, maintenant, je vois. » Ils lui dirent à nouveau : « Que t’a-t-il fait ? Comme t’a-t-il ouvert les yeux ? » Il répondit : « Je vous l’ai déjà dit : n’avez-vous pas écouté, que vous vouliez l’entendre une nouvelle fois ? Ne voudriez-vous pas, vous aussi, devenir ses disciples ? » Alors, ils l’injurièrent et dirent : « C’est toi qui es disciple de celui-là ; nous, c’est de Moïse que nous sommes disciples. Nous, nous savons que Dieu a parlé à Moïse et que Dieu n’écoute pas les pécheurs, mais, celui-là, nous ne savons pas d’où il est. » L’homme leur répondit : « C’est pour cela, en effet, que je suis étonné, parce que vous ne savez pas d’où il est, et il m’a ouvert les yeux. Nous savons que Dieu n’écoute pas les pécheurs, mais si quelqu’un est pieux et fait sa volonté, il l’écoute. Jamais, jusqu’à présent on n’a entendu dire qu’on eût ouvert les yeux d’un aveugle de naissance. Si cet homme n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Ils lui répondirent : « De naissance, tu n’es, toi, que péché, et tu nous enseignerais ? » Et ils le mirent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé et, le rencontrant, Il lui dit : « Toi, crois-tu en le Fils de l’Homme ? » Il répondit : « Et qui est-Il, Seigneur, que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu l’as vu, et celui qui parle avec toi, c’est lui. » Il dit alors : « Je crois, Seigneur » ; et il se prosterna devant Jésus.

COMMENTAIRE: chers frères et sœurs en Christ, 3ème lecture où le thème de l’eau est présent, l’eau qui soigne, l’eau qui désaltère et plus encore, l’eau qui fortifie, cette eau vive qui est bien l’icone  des bienfaits de l’Esprit-Saint. Le Paralysé qui voulait se plonger dans la piscine, la samaritaine et aujourd’hui l’aveugle-né qui enlève la boue de ses yeux à la piscine de Siloé. Chaque fois la foi est demandé, elle doit être vérifié, mise à l’épreuve, fortifiée, précisée. La foi est LA bonne disposition intérieure pour se mettre « au bain du Christ ». Depuis le début de ces trois évangiles le Christ montre que les évènements de l’Ancien Testament parlent de Lui. Aujourd’hui nous pouvons rapprocher cet évangile du prophète Jérémie :Le prophète Jéremie . Dieu l’a appelé même avant sa naissance: Jér.1:5 « Avant que je t’ eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t’ avais consacré, je t’ avais établi prophète des nations. »  Mais le ministère de prophète lui était souvent lourd. Il se sentait inférieur – trop jeune: v.6 « Je répondis: Ah! Seigneur Éternel! voici, je ne sais point parler, car je suis un enfant. »   Quand il prêchait, il rencontrait beaucoup d’opposition. Les gens n’aimaient pas qu’il leur parle de leurs péchés. Ils complottaien­t derrière son dos : 11:19b « Retranchons ‑le de la terre des vivants, Et qu’ on ne se souvienne plus de son nom! »  Il languissait en prison. Ils l’affa­maient. Puis ils le jettaient dans une fosse septique. Où était Dieu? Qu’est-ce qu’Il faisait?  Le Seigneur lui a fait comprendre ce qui lui arrivait > 18:2-6  » Lève ‑toi, et descends dans la maison du potier; Là, je te ferai entendre mes paroles. 3 Je descendis dans la maison du potier, Et voici, il travaillait sur un tour. 4 Le vase qu’ il faisait ne réussit pas, Comme il arrive à l’ argile dans la main du potier; Il en refit un autre vase, Tel qu’ il trouva bon de le faire. 5 Et la parole de l’ Éternel me fut adressée, en ces mots: 6 Ne puis ‑je pas agir envers vous comme ce potier, maison d’ Israël? Dit l’ Éternel. Voici, comme l’ argile est dans la main du potier, Ainsi vous êtes dans ma main, maison d’ Israël! »

En face d’une telle présence du Christ dans l’histoire des hommes et dans notre vie, il y a aussi toute la mauvaise foi qui est très bien décrite dans ce long dialogue où personne n’entend personne…
par contre nous pouvons voir aussi que celui qui est avec le Christ et qui est vivifié par l’Esprit-Saint, voit clair et devient théologien, c’est à dire celui qui démontre par tout son être la Vérité du Christ. amen.

 

COMMENTAIRE DE L’EVANGILE , Évangile de la fête de l’Ascension – 2016, :

Evangile : Luc 24, 36-53 (n. trad.)

En ce temps-là, ils parlaient encore, quand Jésus Lui-même se tint au milieu d’eux et leur dit : « Paix à vous ! » Epouvantés et terrifiés, ils croyaient voir un esprit ; et Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous troublés ? Pourquoi ces pensées montent-elles dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi et voyez : un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que J’en ai ». Il dit cela, et leur montra ses mains et ses pieds. Comme ils n’y croyaient toujours pas, par joie et par étonnement, Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Jésus le prit et le mangea devant eux. Puis Il leur dit : « Ce sont les paroles que Je vous ai dites quand J’étais encore avec vous : tout ce qui est écrit dans la loi de Moïse, chez les prophètes et dans les psaumes doit s’accomplir à mon sujet. » Alors Il leur ouvrit l’intelligence pour pénétrer les Ecritures, et Il leur dit : « Ainsi est-il écrit : le Christ souffre, puis, le troisième jour, Il ressuscite ; et l’on proclame en son Nom la conversion pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. Vous êtes les témoins de cela. Et voici que Moi, J’enverrai la Promesse de mon Père sur vous. Mais vous, demeurez dans la Ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la Puissance d’en haut. » Puis Jésus les conduisit au dehors, près de Béthanie, et, levant les mains, Il les bénit. Tout en les bénissant, il advint qu’Il se sépara d’eux et fut enlevé au ciel. Quant à eux, ils l’adorèrent et retournèrent à Jérusalem, dans une grande joie. Ils étaient continuellement dans le Temple, à louer et à bénir Dieu.

COMMENTAIRE: chers frères et sœurs en Christ, le Christ s’est élevé à la droite du Père!!! Tout d’abord une chose à savoir, très importante, et qui permet de simplifier des questions et réflexions compliquées: la fête de l’ascension, célèbre l’élévation de la nature humaine déifiée du Christ à la droite du Père, une nature humaine déifiée au sein de la Sainte Trinité, voici un Mystère vertigineux comme si la Sainte Trinité pouvait être complété par quelque-choses…!!??. Ce « scoop » permet une simplification de la pensée au sujet de l’eucharistie: qu’est ce qui fait que le pain et le vin peuvent être corps et sang du Christ? l’occident et l’Eglise Catholique s’étant coupé de ce Mystère que révèle la fête de l’Ascension, a inventé plusieurs théologies, qui en fait, ont compliqué les choses. Or, dans la Tradition Orthodoxe nous confessons que le Christ est vraiment le trait d’union entre le ciel et la terre, par sa nature humaine déifiée, par le fait d’être maintenant Roi sur toutes choses, par le fait qu’il est revenu à la droite du Père, son abnégation étant à son achèvement. Le Christ proclame et assume maintenant cette compatibilité entre le ciel et la terre, ainsi sans rien rajouter à ce Mystère, et avec l’Esprit-Saint qui est invoqué durant la liturgie, et par cette nouvelle loi de compatibilité, le pain et le vin sont corps et sang du Christ. Par ailleurs l’unité au sein de l’assemblée des fidèles est « icône » de l’unité au sein de la Sainte Trinité. Maintenant le deuxième aspect: dans la Genèse il est dit: « il y eu un soir, il y eu un matin, premier jour »; une journée en Dieu commence au début de la nuit qui précède cette journée, pour signifier que nous hâtons la journée qui va venir et que nous attendons.  Les offices et liturgies commencent la veille au soir pour montrer que la part de l’homme à hâter la venue du Seigneur est importante, nécessaire et indispensable. Le Christ se hâte pour l’Esprit-Saint. L’Ascension est « la nuit » de la Pentecôte. Lorsque l’Esprit-Saint viendra sur les apôtres, ce sera « la nuit » du jour où l’Esprit-Saint ne sera plus dans l’abnégation, au jour du deuxième avènement du Christ en Gloire. Lorsque nous chantons à la liturgie « élevons nos cœurs » nous quittons notre nuit pour hâter la descente de l’Esprit-Saint. Dans l’ascèse et toutes sortes de vigilances, nous sommes dans « la nuit » de notre renouveau, du printemps de nos âmes… amen.

 

COMMENTAIRE DE L’EVANGILE , Évangile de la samaritaine – 2016, :

Evangile : Jean 4, 5-42

En ce temps-là, Jésus vint dans une localité de Samarie appelée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à son fils Joseph. Il y avait là la source de Jacob, et Jésus, fatigué par la route, était assis à côté de la source ; c’était vers la sixième heure. Arrive une femme de Samarie pour puiser de l’eau ;(1) Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » Ses disciples, en effet, étaient partis à la ville pour acheter des vivres. La Samaritaine lui di alors : « Comment, Toi qui es Judéen, me demandes-Tu à boire, à moi qui une femme samaritaine ? » (en effet, les Judéens ne fréquentent pas les Samaritains). (2) Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et Qui est Celui qui te dit : Donne- moi à boire, c’est toi qui l’en aurait prié et Il t’aurait donné de l’eau vivante. » La femme dit à Jésus : « Seigneur, Tu n’as rien pour puiser et le puits est profond ; d’où as-Tu donc cette eau vivante ? Serais-Tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné le puits et y a bu, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? »(3) Jésus reprit et lui dit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif, mais celui qui boira de l’eau que Moi Je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; mais l’eau que Je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissante pour la vie éternelle. » La femme dit à Jésus : « Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus jamais soif et n’aie plus à venir puiser ici. »(4) Jésus lui dit : « Va appeler ton mari et reviens ici. » La femme répondit et lui dit : « Je n’ai pas de mari. »(5) Jésus lui dit : « Tu as justement répondu : Je n’ai pas de mari ; car tu as eu cinq maris et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; en cela tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je vois que Tu es un prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que c’est à Jérusalem qu’est le lieu où il faut adorer. »(6) Jésus lui dit : « Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne, ni à Jérusalem, que vous adorerez le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Judéens. Mais l’heure vient, et c’est maintenant, où les véritables adorateurs adoreront le Père en Esprit et en vérité, car ce sont des gens qui l’adorent ainsi que recherche le Père. Dieu est Esprit et ceux qui l’adorent, c’est en Esprit et en Vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme dit à Jésus : « Je sais que le Messie va venir, celui qu’on appelle Christ ; lorsque Lui viendra, Il nous annoncera toutes choses. »(7) Jésus lui dit : « Je le suis, Moi qui te parle. » Là-dessus, ses disciples arrivèrent et ils s’étonnèrent de ce que Jésus parlât à une femme ; aucun cependant ne dit : « Que recherches-Tu ou de quoi parles-Tu avec elle ? » La femme laissa alors sa cruche et alla à la ville dire aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’avais fait. Ne serait-ce pas lui, le Christ ? » Les gens sortirent de la ville et vinrent vers Jésus. Pendant ce temps, les disciples le priaient en disant : « Rabbi, mange ! » Mais Jésus leur dit : « Moi, J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se dirent alors entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il donné à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas, vous : Encore quatre mois et la moisson va arriver ? Voici que Je vous dis : Levez les yeux et regardez ; les champs de blé sont proches de la moisson. Maintenant, celui qui moissonne va recevoir un salaire et amasser du fruit pour la Vie éternelle, afin que puissent se réjouir ensemble et le semeur et le moissonneur. Moi, Je vous ai envoyés moissonner ce pour quoi vous n’avez pas peiné ; d’autres ont peiné et c’est à vous que profite leur peine. » De nombreux Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de la parole de la femme qui avait témoigné : « Il m’a dit tout ce que j’avais fait. » Aussi, lorsqu’ils vinrent vers lui, les Samaritains le prièrent de demeurer chez eux, et Jésus demeura là deux jours. Et ils crurent, plus nombreux encore, à cause de sa parole, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons ; nous avons nous-mêmes entendu, et nous savons qu’Il est vraiment le Sauveur du monde, le Christ. »
COMMENTAIRE: chers frères et sœurs en Christ, le Christ est ressuscité!!!

Le père saint Justin Popovitch  disait :  « la foi, c’est l’intellect qui découvre la lumière qui se lève dans l’âme. » C’est ce qui ce passe dans cet évangile pour la samaritaine. Si dans la tradition orthodoxe nous confessons la sainte Trinité comme un débordement pédagogique de Dieu vers l’homme, aujourd’hui l’attitude de la samaritaine est une attitude d’émerveillement en face d’une telle pédagogie (il y a 7 paroles de Jésus…) . Nous voyons bien dans cet évangile qu’elle passe à côté du Mystère chaque fois qu’elle réfléchit avec sa raison,(« Seigneur, Tu n’as rien pour puiser et le puits est profond ; d’où as-Tu donc cette eau vivante ? »), par contre lorsqu’elle réfléchit comme un enfant, c’est à dire avec émerveillement,(« Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus jamais soif et n’aie plus à venir puiser ici. ») elle s’approche du Mystère qui se dévoile devant elle. Émerveillement, intuition, contemplation, avoir une vision globale de la pédagogie de Dieu vers l’homme et en même temps l’intimité de l’Amour de Dieu en nous.

Ne nous laissons pas impressionner par cette vision globale dont je parle, car elle peut être très proche: l’eau. Les réalités sensibles sont une image d’un type de présence et de bénédiction de Dieu. Après la bénédiction de Dieu, qu’est-ce qui est le plus vital, le plus proche, le plus essentiel, le plus apaisant, que l’eau?. La rencontre se fait au puits de Jacob. le puits signe des épousailles, ou l’alliance entre Dieu et ceux qu’il a choisit pour cela: voir l’épisode du serviteur d’Abraham, envoyé par lui pour son fils Isaac afin de lui trouver une épouse et c’est au puits que le serviteur rencontre Rebecca, voir aussi pour Jacob et Rachel, pour Moïse et Séphora.  l’eau vive liée à la résurrection : Ezéchiel 36/25-27   » je ferais sur vous une aspersion d’eau pure et vous serez purifiés… »  l’épisode avec Nicodème lorsque le Christ lui dit qu’il faut « renaitre d’eau et d’Esprit » Jean 3/3-5, enfin le baptème bien sûr. Le puits de Jacob: Jacob 3ème Père de l’Alliance, troisième perfectionnement de l’Alliance, achèvement de l’Alliance commencée avec Abraham et avec Isaac selon la Tradition juive. D’une manière magnifique nous voyons comment le Christ prend à son compte l’histoire passée et la relance dans Sa direction et montrant aussi qu’Il était, Lui, le thème caché de ces évènements passés.

«Dieu est Esprit et ceux qui l’adorent, c’est en Esprit et en Vérité qu’ils doivent l’adorer. » adorer en Esprit commence par invoquer l’Esprit-Saint et pour cela être préparé intérieurement à une telle chose, préparations qui nous sont demandées par l’Eglise: vigilance, sobriété, humilité, confession, purification, cela pour une cohérence entre nous, notre demande et l’Esprit-Saint; sinon, l’Esprit-Saint ne vient que suivant « la partie en nous » qui peut lui correspondre en quoi que ce soit. Et adorer « en Vérité »: ce n’est pas ici la vérité contraire de l’erreur, mais la Vérité de la fidélité de Dieu à travers les temps et notre vie, « afin que puissent se réjouir ensemble et le semeur et le moissonneur. » voir aussi dans Malachie 3/1-5 , car à partir de la résurrection le Christ est déjà dans sa Parousie décrite ici dans Malachie où toutes les nations seront concernées :

1Voici, j’enverrai mon messager; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l’Eternel des armées.

2Qui pourra soutenir le jour de sa venue? Qui restera debout quand il paraîtra? Car il sera comme le feu du fondeur, Comme la potasse des foulons.

3Il s’assiéra, fondra et purifiera l’argent; Il purifiera les fils de Lévi, Il les épurera comme on épure l’or et l’argent, Et ils présenteront à l’Eternel des offrandes avec justice.

4Alors l’offrande de Juda et de Jérusalem sera agréable à l’Eternel, Comme aux anciens jours, comme aux années d’autrefois.

5Je m’approcherai de vous pour le jugement, Et je me hâterai de témoigner contre les enchanteurs et les adultères, Contre ceux qui jurent faussement, Contre ceux qui retiennent le salaire du mercenaire, Qui oppriment la veuve et l’orphelin, Qui font tort à l’étranger, et ne me craignent pas, Dit l’Eternel des armées.

 

COMMENTAIRE DE L’EVANGILE , troisième dimanche après Pâque – 2016, :

Évangile : Jean 5, 1-15 (n.trad.)

En ce temps-là, après la guérison du fils de l’officier, il y avait une fête des Judéens et Jésus monta à Jérusalem. Or il y a à Jérusalem près de la Porte des brebis une piscine, appelée en hébreu Bethzatha, et qui possède cinq portiques. Sous ceux-ci une foule de malades étaient étendus, aveugles, boiteux, sourds, paralytiques, qui attendaient le bouillonnement de l’eau. Car l’ange du Seigneur descendait parfois dans la piscine et l’eau s’agitait ; le premier qui y entrait après le bouillonnement avait alors la santé, quel que fût son mal. Il était là quelqu’un de malade depuis trente-huit ans. Jésus le voyant étendu, et sachant qu’il y avait déjà longtemps, lui dit : « Veux-tu avoir la santé ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine lorsque l’eau s’agite et quand moi j’y vais, un autre y descend avant moi et reçoit la guérison et moi je m’en vais malade. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche ! » Sur-le-champ cette personne eut la santé : il prit son grabat et il marchait. Ce jour-là était un jour de sabbat. Les Judéens dirent donc à celui qui avait été soigné : « C’est sabbat et il ne t’es pas possible de porter ton grabat. » Mais, il leur répondit : « Celui qui m’a donné la santé, c’est Lui qui m’a dit : Prends ton grabat et marche. » Ils lui demandèrent donc : « Qui est la personne qui t’a dit : Prends et marche ? » Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; Jésus, en effet, avait disparu, car il y avait foule à cet endroit. Après cela, Jésus le trouve dans le Temple et lui dit : « Vois, tu es devenu en bonne santé; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’advienne pire. » Cette personne partit et dit aux Judéens que c’était Jésus qui lui avait donné la santé.

COMMENTAIRE: chers frères et sœurs en Christ, le Christ est à Jérusalem pour la fête de Chavouot qui commémore le jour où Moïse a reçu les tables de la Loi, nouveau départ d’un alliance entre Dieu et le peuple Hébreu. La Loi qui devait être l’expression d’une vie parfaite entre les hommes et entre Dieu et son peuple, s’est transformée en joug sur la conscience, parce qu’ils ont oublié le vrai but de cette Loi: « icône » de la communion restaurée entre Dieu et son peuple, ce qui implique un changement radical de ce monde. Le Christ est ce changement radical, mais les hommes sont lents à découvrir cela. Ce changement radical est clairement démontré dans cet évangile: le paralytique est couché - » lèves-toi » !, le Paralytique est paralysé – « marche » !!, le paralytique n’a pour demeure que son grabat – « porte ton grabat »!!! sous entendu: tu vas changer de demeure. Il y a aussi cette échange : « veux-tu avoir la santé? » et au lieu de répondre simplement « oui », le paralysé répond « je n’ai personne pour… » pourquoi cette réponse décalée?. La réponse est dans qu’est-ce que nous préférons regarder: « aimes-tu?, veux-tu aimer? » la mauvaise réponse est : « il m’a fait ceci ou cela!!! » Le Christ demande « est-ce que tu veux vivre par rapport à moi? ou par rapport aux difficultés de ta vie? (et pourtant elles sont bien réelles!). Le temps de Pâques à Pentecôte est un temps baptismal, parce que, à cause des Mystères du Christ, rien n’est plus comme avant: le temps de la renaissance est là. « Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître? Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. » Jean 3, 3-5. Dans cette séquence de la piscine et de la question du Christ au paralysé, il y a toute la présence des sacrements de l’Eglise, mais aussi de l’engagement nécessaire, pour ne pas dire obligatoire de la part des fidèles : mais que demandes-tu au Seigneur?!!, dans quel état d’esprit es-tu?!!….Au sujet de notre implication et des conséquences, la séquence de l’eau qui bouillonne lorsque vient l’ange, est intéressante. Nous y voyons, avec l’eau et l’ange, le lien entre le visible et l’invisible. aujourd’hui appliquons cette loi à notre quotidien: lorsque nous pratiquons toutes sortes de biens, miséricorde, bienveillance, compassion, attention, patience, etc, ce sont des choses bien plus importantes que l’application d’une morale ou d’un commandement vécu comme un joug, mais nous pratiquons des choses qui ont une correspondance dans le monde invisible, alors les correspondances, les grâces, du monde invisible viennent en nous, pour améliorer, compléter, pousser plus loin déjà ce que nous faisons. Alors concernant le jugement nous nous mettons vraiment en grand danger, car le jugement appartient à Dieu seul et fait référence aussi au jugement dernier ou au jour de notre mort, comme nous en parlons dans la litanie de la liturgie. lorsque nous jugeons nous nous exposons à toutes les énergies qui sont dans le monde du jugement, c’est à dire autant la présence divine mais aussi la présence des démons et de ceux dont les âmes crient leurs tourments, colères, rancunes, perversions, orgueil, vanité, et pire refus de la miséricorde de Dieu. C’est pour cela que le malin nous pousse à juger parce qu’il sait comment cela va nous empoisonner, nous rendre fou et c’est pour cela que le Christ nous dit de ne pas juger, « ne vous exposez pas!!! » car seul Dieu peut s’exposer à de telles choses. Nous vivons trop notre vie et notre monde en oubliant le monde invisible et pourtant le prêtre dit cette prière (malheureusement les fidèles ne l’entendent pas forcément) :  » permet Seigneur que notre entrée dans le Saint des Saint, soit aussi celle de tes esprits incorporels afin qu’ils concélèbrent et glorifient aussi avec nous ta bonté illimité!!!! »  dans ce sens là, donne-nous Seigneur de vivre de plus en plus notre vie de la même manière.! amen.

 

DE LA TRES SAINTE MERE DE DIEU

La virginité de la Mère de Dieu est le signe de l’illumination de sa pensée, par son œuvre personnelle en communion avec l’œuvre de l’Esprit-Saint. Sa pensée ajustée à la pensée de Dieu. Unicité, Vérité, Virginité. Vierge de toutes possibilités délibératives, discursives, polémiques. Virginité complète, parce que son oui à Dieu est un oui libre, sans comparaison, sans choix, sans débats; juste être accordé à Dieu dans un dynamisme constant; c’est à ce niveau là que la Virginité devient Féconde.

Dans la Tradition Orthodoxe nous chantons les « ancêtres » du Seigneur, et la Vierge Marie est l’ancêtre direct de Jésus, du fait que Le Fils de Dieu accepte d’avoir une mère. Ainsi, de même que nos ancêtres ont des pensées avant nous et des pensées que nous pouvons avoir la sagesse d’écouter, de même, le Christ accepte que en Marie, sa mère et ancêtre, il y ait des pensées « antérieures » à sa pensée. Ce Mystère, l’audace de cette perspective ne peut exister qu’exclusivement à cause de l’Abnégation en la Sainte Trinité. Le Christ écoute les prières de sa Mère dans ce principe de communion, et nous voyons là la puissance d’intercession de la Mère de Dieu.

La Vierge Marie est dans cette situation privilégiée parce qu’elle est celle qui a le mieux et le plus profondément écouter Dieu, à travers les Mystères qui étaient cachés dans l’histoire du peuple d’Israël, des Rois et des Prophètes. La Perfection de cette écoute engendre une Unicité d’êtres (Entre Marie et Dieu), une Vérité d’êtres (un Face à Face entre Marie et Dieu) et une Virginité d’êtres (Fécondité Totale en Dieu et en Marie).

 

COMMENTAIRE DE L’EVANGILE , premier dimanche après Pâque – dimanche de Thomas – 2016, :

Evangile : Jean 20, 19-31

En ce temps-là, le soir de ce même jour, le premier de la semaine, les portes du lieu où étaient rassemblés les disciples étant fermées par peur des Judéens, Jésus vint et se tint au milieu d’eux et Il leur dit : « Paix à vous ! » Et, ayant dit cela, Il leur montra et ses mains et son côté. A la vue du Seigneur, les disciples se réjouirent. Jésus leur dit alors une nouvelle fois : « Paix à vous ! De même que le Père m’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie. » Ayant dit cela, Il souffla sur eux et leur dit : « Recevez l’Esprit saint. A qui vous remettrez les péchés, ils seront remis, et à qui vous les retiendrez, ils seront retenus. » L’un des douze, Thomas, appelé le Jumeau, n’était pas avec eux lorsque vint Jésus. Les autres disciples lui dirent donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous et ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, et ne mets pas ma main dans côté, non je ne croirai pas. » Huit jours plus tard, ses disciples étaient de nouveau à l’intérieur et Thomas avec eux. Jésus arriva, portes fermées ; Il fut parmi eux et dit : « Paix à vous ! » Puis Il dit à Thomas : « Porte ton doigt ici et vois mes mains, et porte ta main et mets-la dans mon côté et ne te montre plus incroyant, mais croyant. » Thomas lui répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui, sans voir, croient ! » Jésus fit devant ses disciples bien d’autres signes qui ne figurent pas dans ce livre. Ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu et que, croyant, vous possédiez la vie en son Nom.

COMMENTAIRE: chers frères et sœurs en Christ, c’est le dimanche pour ceux qui ne sont jamais là quand il faudrait. Mais où est Thomas ? les apôtres étaient enfermés par crainte de persécutions, Thomas aussi, mais ailleurs. Pourtant le Christ avait dit à ses disciples de le retrouver dans un endroit en Galilée où ils avaient forcément vécu des choses ensembles; pourquoi l’apôtre Thomas n’y était pas ?. Les apôtres présents reçoivent une bénédiction spéciale, Thomas ne recevra pas cette même bénédiction, il devra passer par un autre chemin. Déjà nous voyons l’importance de notre présence aux liturgies; des Grâces proportionnées nous sont données là et non ailleurs. Si nous nous trouvons ailleurs, et si nous prions quand même, l’Esprit-Saint va donner une bénédiction mais proportionnée à notre situation d’isolement par rapport à la communauté. L’Esprit-Saint est partout présent, mais il ne donne pas partout la même chose. Donc la tournure « en union de prière » n’est si évidente. – Mais l’apôtre Thomas permet par son incroyance un approfondissement très bénéfique: mais ce n’est pas de son initiative comme par exemple, « je doute, donc je fais avancer les choses ». voici comment: Par son incarnation, sa mort, sa résurrection et son ascension, le Christ reconstruit graduellement et totalement  la communion entre Dieu et sa créature; par le doute de Thomas, le Christ va plus profondément encore. Thomas, image de l’Homme double, hésitant, balançant dans l’alternative : saint Maxime le Confesseur dit que c’est le symptôme de l’état de chute, être captif de la liberté délibérative, qui se transforme facilement en esprit de contradiction. Par sa mort sur la croix, Dieu qui est la Vie même et plus que cela encore, va jusqu’à son contraire ultime: la mort. Par le doute de Thomas, Dieu remonte jusqu’à la racine de la désobéissance en Adam et Eve, dans le fameux: « et si…?! » ou « oui mais…! » Nous devons aussi remercier l’apôtre Thomas car il nous permet de voir que notre nature humaine est compatible avec le corps divinisé du Christ, celui-ci se rendant accessible par les énergies incréées, débordement de la nature divine, mais expérimentables pour nous à cause de l’abnégation en la Sainte Trinité. Nous aussi, fidèles du 21ème siècle, osons voir, toucher et goûter les saints Corps et Sang du Seigneur ! Vivons par le cœur, pas celui sentimental ou émotionnel, mais organe de la connaissance sensible et intuitive de La Vérité quand l’esprit contemplatif  ( le « noûs ») lui est uni dans la prière. Communier par le Saint Esprit à la réalité de l’Incarnation. amen.

 

COMMENTAIRE DE L’EVANGILE De saint Jean – Prologue – 2016, :

(Jean 1, 1-18, Bible de Jérusalem)

Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement avec Dieu.
Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut.
Ce qui fut en lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas saisie.
Il y eut un homme envoyé de Dieu ; son nom était Jean.
Il vint pour témoigner, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui.
Celui-là n’était pas la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière.
Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme ; il venait dans le monde.
Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l’a pas reconnu.
Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli.
Mais à tous ceux qui l’ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom,
lui qui ne fut engendré ni du sang, ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
Jean lui rend témoignage et il clame :  » C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi, le voilà passé devant moi, parce qu’avant moi il était.  »
Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce pour grâce.
Car la Loi fut donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
Nul n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est tourné vers le sein du Père, lui, l’a fait connaître.
COMMENTAIRE: chers frères et sœurs en Christ, notre doyen le Père Marc-Antoine nous dit ceci : « Nous sommes chrétiens, avant tout parce que nous attestons des faits…/… Les chrétiens ont la force prophétique de cette affirmation révolutionnaire. Ils se situent dans l’ordre des faits et dans celui de l’expérience…/… Le Christ, Lui, atteste l’entrée dans une vie dont nous n’avons pas idée, qui n’est qu’avenir et nouveauté…/… L’entrée dans la vie nouvelle est l’entrée dans la lumière et la gloire de celui qui est Lumière véritable. Les saints démontrent ce fait irréfutable par la lumière qu’irradie leur visage, et la douceur de leur voix qui chante le Christ ressuscité… »

Dans la Tradition Orthodoxe les textes de la liturgie, ne sont que des textes venant de différents passages de la Bible. Les Pères de l’Eglise ont vu le lien entre ces différents passages et en ont fait qu’un seul texte ayant son unité et une compréhension précise. de même, si nous savons lire notre vie, nous pouvons y voir des évènements qui semblaient isolés, mais dans une lecture globale de notre vie, tous ces éléments isolés constituent un « fil d’or » dans notre vie, et le signe de l’accompagnement de Dieu dans notre vie. Alors nous voyons notre vie faisant partie d’une dynamique qui nous dépasse. Cette dynamique est la puissance de la résurrection qui pénètre tout et amène tout graduellement à sa perfection. C’est cette « force prophétique dans l’ordre des faits et dans celui de l’expérience » dont parle le père Marc-Antoine.  Souvent nous cherchons du réconfort dans la résurrection mais comme un élément surajouté à notre quotidien, or, depuis l’incarnation et jusqu’à l’Ascension de notre Seigneur Jésus-Christ, l’humanité est Christique et le Christ et l’Esprit-Saint amèneront toutes choses et créatures à sa perfection; et comme je le disais précédemment, nous y sommes déjà: « L’entrée dans la vie nouvelle est l’entrée dans la lumière et la gloire de celui qui est Lumière véritable ». La lecture du Prologue de saint Jean est la description de ce « big bang » spirituel et divin au sein de la nature humaine et de la création, amenant l’humanité à sa nouvelle « constitution Christique ». amen.

COMMENTAIRE DE L’EVANGILE DU JEUDI SAINT 2016, :

Epitre I Corinthiens 11, 26-29 « Car toutes les fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez de cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il revienne. C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, se rend coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même avant de manger de ce pain et boire de cette coupe; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit sa propre condamnation. »

Evangile de Luc 22, 14-20 : « Quand l’heure fut venue, Jésus se mit à table avec les apôtres. Il leur dit : « Combien j’ai désiré prendre ce repas de la Pâque avec vous avant de souffrir ! Car, je vous le dis, je ne la mangerai plus jusqu’à ce qu’elle reçoive sa pleine réalisation dans le Royaume de Dieu. » Ensuite, prenant une coupe et rendit grâce et dit : « Prenez ceci et partagez-le entre vous ; car, je vous le dis, désormais je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu’à la venu du Royaume de Dieu. » Puis il prit du pain, rendit grâce, le rompit et le leur donna, disant : « Ceci est mon corps qui va être livré pour vous. Faites ceci en mémoire de moi. » Il leur donna de même la coupe, après le repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui va être répandu pour vous »« .

Liturgie de saint Basile le grand : Extraits diptyques et hymne à la Mère de Dieu et tous les saints. « Et nous tous qui participons au même temps Pain et au même Calice, fais que nous soyons unis les uns aux autres dans la communion de l’unique Esprit Saint. Fais qu’aucun d’entre nous ne prenne part au Corps sacré et au Sang de ton Christ pour son jugement ou sa condamnation, mais pour que nous trouvions miséricorde et grâce avec tous les saints qui depuis le commencement des siècles te furent agréables: Ancêtres, Pères, Patriarches, Prophètes, Apôtres, Prédicateurs, Évangélistes, Martyrs, Confesseurs, Docteurs et tout esprit juste accompli dans la foi. »

COMMENTAIRE: chers frères et sœurs en Christ, au sujet de l’eucharistie, il y a souvent une question qui nous taraude, et elle est en deux parties: suis-je à la hauteur de l’évènement? et est-ce que je communie pour ma condamnation ou pas?, car souvent aussi nous sommes dans une dualité entre notre chair et « la mentalité » du Christ, l’état d’esprit, l’Esprit du Christ.  Alors voici que dans Jean 6,63 le Christ nous dit: « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. » c’est à dire spirituelles et relatives à l’Esprit, -(ou selon saint Jean Damascène dans son livre sur la foi orthodoxe: « Le Dieu Verbe voulant donc renouveler le « selon l’image », est devenu homme. qu’est ce que ce « selon l’image », si ce n’est pas le noûs?; Le noûs (du Christ) se mêle donc au noûs, et se met à mi-chemin de la pureté de Dieu et de l’épaisseur de la chair; car si donc le Seigneur a assumé une âme sans le noûs, il a assumé l’âme d’un être sans raison. »)- et Vie, c’est à dire vivifiantes et relatives à la Vie, Sa Vie. 

« Le Christ remplit son corps tout entier de la puissance vivifiante de l’Esprit, son esprit. Par suite, il appelle Esprit sa chair, non qu’elle cesse par là d’être chair, mais elle est si étroitement unie à la puissance vivifiante, qu’on doit maintenant l’appeler Esprit, elle aussi. » saint Cyrille d’Alexandrie dans son commentaire sur l’unité de la Personne du Christ.  Ainsi lorsque le Christ dit « ceci est mon corps, ceci est mon sang », mangez ma chair, en plus de la réalité dont parle Cabasilas comme étant au même niveau d’expérience qu’une transfusion de sang, manger sa chair c’est acquérir l’Esprit du Christ par sa « chair-Esprit ».  C’est par le Mystère de l’Ascension que tout ce qui est du Christ vrai Dieu et vrai Homme est maintenant compatible avec nous: ce qui est au ciel, peu maintenant être sur terre; la nature humaine en Christ au ciel est compatible avec notre nature humaine et comme le dit saint Jean Damascène « le noûs se mêle au noûs » par la « chair-Esprit » du Christ.

Etre « chair » c’est demeurer dans une mentalité chair, sans lien avec la « chair-Esprit » du Christ, comme par exemple ne penser qu’à soit, être un « mercenaire » par rapport aux dons de Dieu dans l’eucharistie, sans gratitude, sans être bouleversé; venir à la liturgie pour se prendre « une dose ». prendre et non recevoir; et, bien recevoir c’est surtout bien se donner avant. L’apôtre Paul dans son épitre aux Romains 8, 8-10 nous dit:  » ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu,( et nous allons voir que en parlant ici de chair, il ne parle pas du « péché de chair », il parle de quelque chose de plus profond) vous, vous n’êtes pas dans la chair, mais dans l’Esprit puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas, (quoi de plus clair ! voilà la chair-Esprit à acquérir ! ) mais si le Christ est en vous, bien que le corps soit mort déjà en raison du péché, (le péché est bien présent mais il est surpassé par la chair-Esprit du Christ) l’Esprit est Vie en raison de la justice. » qu’est-ce cette Justice? : notre disposition intérieure, être pécheur mais avec le repentir, pleurer de notre séparation d’avec Dieu. Et c’est aussi l’incompréhensibilité de Dieu, son Amour non conditionné et sa justesse « qui donne à chacun selon ces nécessités. »

Pour nous aider dans tous nos manquements face au Mystère redoutable de l’eucharistie, nous avons d’autres paroles du Seigneur: « faites ceci en mémoire de moi », nous voyons ici l’attention et la miséricorde de Dieu que nous pouvons trouver dans le fait de faire « mémoire » de notre Seigneur, et puis, c’est pour Lui et à cause de Lui, que nous vivons, que nous passons les épreuves, que nous devenons des rois sur toutes choses. « vous annoncerez ma mort, vous proclamerez ma résurrection » c’est paroles sont aussi en vue du monde futur et que faisons-nous de tout cela ?: qu’est-ce qui compte le plus pour moi, ma guérison ou mon salut? ( bien sûr je ne parle pas ici de ceux qui ont un vrai problème de santé où l’espoir de guérison est légitime), les réponses à mes questions ou enfin la deuxième et dernière Théophanie de notre Seigneur?! Etre « chair » c’est s’arrêter à vouloir résoudre les méandres de notre âme et communier à la « chair-Esprit » du Christ c’est communier en tant que pécheur, pour « la guérison de l’âme et du corps ET POUR LA VIE ETERNELLE !!! » amen.

COMMENTAIRE DE L’EVANGILE DU DIMANCHE 24 AVRIL 2016, fête des rameaux :

Évangile : Jean 12, 1-18 (n. trad.)

En ce temps-là, six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, le cadavre que Jésus avait réveillé d’entre les morts. Là, on lui prépara un repas et Marthe servait ; or Lazare était un de ceux qui étaient attablés avec lui. Alors, Marie, prenant une livre de parfum de vrai nard, d’un grand prix, oignit les pieds de Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux, et la maison fut pleine du parfum de la myrrhe. Mais Judas l’Iscariote, un de ses disciples, qui devait le livrer, dit : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu cette myrrhe trois cents deniers pour les donner aux pauvres ? » Il dit cela, non parce qu’il se souciait des pauvres, mais parce qu’il était un voleur et que, comme il tenait la bourse, il détournait ce qu’on y mettait. Jésus dit alors : « Laisse-la ; elle a gardé cela pour le jour de ma sépulture, car, les pauvres, vous les avez toujours avec vous, mais, moi, vous ne m’avez pas pour toujours. » Une grande foule de Judéens sut qu’Il était là et elle vint, non seulement à cause de Jésus, mais pour voir Lazare qu’Il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de mettre aussi Lazare à mort, car, à cause de lui, beaucoup de Judéens s’éloignaient et croyaient en Jésus. Le lendemain, la foule nombreuse qui était venue pour la fête, entendant que Jésus venait à Jérusalem, prit les rameaux des palmiers et sortit à sa rencontre, et elle criait : « Hosanna ! Béni, celui qui vient au Nom du Seigneur, le roi d’Israël ! » Trouvant un petit âne, Jésus s’assit dessus, comme il est écrit : « Ne crains pas, fille de Sion, voici que vient ton roi, assis sur le poulain d’une ânesse. » D’abord, ses disciples ne connurent pas cela ; mais, lorsque Jésus eut été glorifié, alors ils se rappelèrent que cela avait été écrit de lui et que cela avait eu lieu pour lui. Et la foule qui était avec lui lorsqu’Il avait appelé Lazare hors du tombeau et l’avait réveillé d’entre les morts, rendait témoignage. C’est pourquoi la foule vint à sa rencontre, parce qu’elle avait entendu qu’Il avait fait ce signe.

COMMENTAIRE: chers frères et sœurs en Christ, cette année 2016 est une année spéciale, le début d’un nouveau cycle d’années, car déjà d’un point de vue cosmique, les deux années précédentes étaient spéciales: les années 2014 et 2015 avec les Tétrades lunaires. Deux éclipses lunaires ont eu lieu ces années, chacune séparées par six pleines lunes.           2 éclipses en 2014 et 2 en 2015.  Ces éclipses lunaires sont également appelées « lunes rouges » ou même « lunes de sang » en raison de la teinte de l’astre. Lors d’une éclipse lunaire, le Soleil, la Terre et la Lune sont parfaitement alignés, et la Terre cache la lumière du Soleil qui éclaire habituellement la Lune. La couleur de notre satellite en est donc changée et devient rouge.  La tétrade, qui désigne cette série de quatre éclipses lunaires,(chaque fois deux années successives) ne s’est produit que trois fois durant les 500 dernières années, et à chaque fois, un événement religieux majeur a eu lieu, en particulier pour le peuple juif. La tétrade de 1493 s’est déroulée juste après l’inquisition espagnole et l’expulsion des juifs. En 1949, l’Etat d’Israël a été fondé. La dernière fois, en 1967, la guerre des Six Jours a eu lieu. Cette nouvelle tétrade pourrait donc être le signe qu’un événement important va se produire. Pour être clair envers tout le monde, je cite ici des évènements en Israel parce que le thème est Jérusalem et quand je parle d’évènements importants,  je n’y met pas une connotation valorisante ou émotionnelle, car ces Tétrades n’appartiennent à personne, mais cosmiques, même si elles servent à une lecture pour ce qui se passe à Jérusalem.  Pour compléter le tableau, ces deux années 2014 et 2015 ont eu toutes les deux 2 éclipses solaires, alors que les années d’avant et d’après n’en ont qu’une.  Maintenant cette année 2016 est spéciale car dans le calendrier juif, il y a en fait deux calendriers, un lunaire et l’autre solaire: ces calendriers différents provocant un décalage de 11 jours chaque année, nécessitent en moyenne tous les 4 ans, une harmonisation par le rajout du mois de vé-Adar (le mois d’Adar qui est doublé), et c’est cette année 2016.  Maintenant revenons à nos années avec chacune 2 « lunes rouges ».  Une se trouve au mois de Nissan ou mois de Mars-Avril et l’autre au mois de Tishri ou mois de Septembre-octobre, avec deux grandes fêtes juives: Pessa’h-Pâque et Souccot ou fête des Tabernacles au mois de Tishri.  Le jour de l’entrée du Christ à Jérusalem, dans le temps de la Pâque, la foule et les enfants ont pris des palmes à la mains, alors que c’est un signe de la fête des Tabernacles-Souccot du mois de Tishri. Ce n’est pas une erreur dans les Mystères de Dieu, mais dans les attentes de cette foule il y aura une erreur, car dans la fête des Tabernacles, ils commémorent Dieu qui accompagnait invisiblement son peuple dans le désert, en vue de leur entrée en Terre Sainte et de l’accomplissement messianique de la promesse de Dieu.  C’est ce que fait le Christ, mais là visiblement, en entrant à Jérusalem. Par ailleurs, il y avait chez les rabbins une dispute pour savoir si le Messie viendrait au mois de Pessa’h ou au mois de Souccot; le Christ unifie en lui-même les deux fêtes par son entrée à Jérusalem au mois de Pessa’h et par les signes (du mois de Souccot) de la foule. La foule veut accueillir son roi avec sa puissance, ils veulent un messie roi, mais le Roi va choisir une autre Puissance, celle de l’abnégation jusqu’à la mort sur la croix. En effet, le Christ ne vit pas sa Passion et la mort sur la croix par manque ou privation, mais par excès de Puissance. La Puissance de la Sainte Trinité est telle, qu’elle a la liberté de ne pas être Puissante. Aussi pour nous, lorsque nous pratiquons ces « limitations » pour notre âme que sont le jeûne, la garde des pensées, et toutes sortes d’ascèses, ce n’est pas par manque ou privation aussi, mais dans la Puissance du Christ que nous invoquons et à laquelle nous nous greffons par l’Esprit-Saint. Ainsi toutes victoires sur nous-mêmes, participent de la Victoire du Christ sur le péché et la mort.  Maintenant un autre aspect de sa Puissance qui est là où ne l’attendons pas: lorsque nous disons le prière que le Seigneur nous a donné; « que Ta volonté soit faîtes! » nous assimilons trop souvent cette phrase à un abandon entre les mains de Dieu, comme un « abandon » du Christ sur la croix entre les mains du Père. Or, le Christ n’est pas prisonnier de quoi que ce soit dans ce moment de la croix; si nous appliquons cela à nous-mêmes, lorsque nous disons « que Ta volonté soit faîtes » nous faisons référence aux phrases précédentes: « Notre Père qui est AUX CIEUX » (il y a surabondance de ciels), « que Ton Règne vienne » c’est un règne ROYAL, PUISSANT, bref un Roi. Ainsi toutes actions que nous faisons ont une base royale, même l’ascèse, même le renoncement, c’est aussi un autre mode de manifestation d’un roi. Alors je peux redire: toutes victoires sur nous-mêmes, participent de la Victoire du Christ sur le péché et la mort et c’est messianique car le Christ emmène tous les hommes vers son Royaume, à notre liberté de le suivre vite ou lentement.  amen.

 

COMMENTAIRE DE L’EVANGILE DU DIMANCHE 10 AVRIL 2016:

Évangile : Marc 9, 17-32 (notre trad.) pour l’évangile du Grand Carême :  4ème de Carême, dit « de saint Jean Climaque »

En ce temps-là, quelqu’un de la foule dit à Jésus : « Maître, je t’ai amené mon fils ; il est possédé d’un esprit muet. Où qu’il le saisisse, il le jette à terre ; mon fils écume, grince des dents et devient sec. J’ai demandé à tes disciples de l’expulser, mais ils n’en ont pas eu la force. » Jésus leur répondit : « Ô génération incroyante et pervertie, jusqu’à quand serai-Je auprès de vous ? Jusqu’à quand aurai-je à vous supporter ? Apportez-le-moi. » On le lui apporta et, dès qu’il vit Jésus, l’esprit agita l’enfant qui, tombant à terre, s’y roula en écumant. Jésus demanda au père : « Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? » « Depuis l’enfance, dit-il. Souvent il l’a jeté dans le feu ou dans l’eau pour le faire périr. Mais, si Tu as quelque pouvoir, aide-nous ! Seigneur, miséricorde ! » Jésus lui répondit : « ‘Si Tu as quelque pouvoir’, dis-tu : mais, tout est possible à celui qui croit. » Le père de l’enfant s’écria aussitôt avec larmes : « Je crois ! Aide-moi dans mon incroyance ! » Jésus, voyant s’attrouper la foule, menaça l’esprit impur en lui disant : « Esprit muet et sourd, Je te l’ordonne, sors de lui et n’y rentre plus ! » Après avoir crié et violemment secoué l’enfant, il en sortit ; celui-ci devint comme un cadavre, si bien que beaucoup disaient : « Il est mort. » Mais Jésus s’empara de sa main, le releva, et il se tenait debout. Lorsque Jésus fut rentré à la maison, ses disciples le prirent à part et lui demandèrent : « Pourquoi, nous, n’avons-nous pas pu l’expulser ? » Jésus leur dit : « Cette engeance ne peut être chassée que par la prière et le jeûne. » Puis ils partirent en traversant la Galilée et Jésus ne voulait pas que ce miracle se sût. En effet, Il enseignait ses disciples et leur disait : « Le Fils de l’Homme sera livré aux mains des gens ; ils le mettront à mort et trois jours après avoir été mis à mort Il se relèvera.»
COMMENTAIRE:

chers frères et sœurs en Christ, devant le Mystère de la croix que nous avons croisé au milieu du temps de carême – (cette croix que le Christ accepte de vivre encore, durant chaque manquement, quel qu’il soit, que vit l’homme, volontairement ou involontaire, consciemment ou inconsciemment, ou dans les épreuves qui sont pour nous une croix, le Christ la porte aussi avec nous) – il nous est conseillé pour passer cette « porte étroite » de s’exercer au repentir, au renoncement à la volonté propre et à l’humilité. ces trois exercices, (et début l’âme n’y accède pas spontanément), sont plutôt des attitudes qui nous protègent de nous-même, car si nous jugeons de toute choses par rapport à nous-mêmes, par rapport à notre sensibilité, à nos réactions, et à nos émotions, nous n’avons pas encore posé la pierre fondamentale d’une vie spirituelle sérieuse et solide. c’est en pratiquant ces trois nouveaux monde de vie que nous découvrirons les Grâces qui y sont cachées.  Saint Paul dans l’épitre Hébreux 6, 13-20, nous donne la toute première chose que nous devons faire, la bonne terre à avoir en nous :  » Dieu, voulant bien davantage montrer aux héritiers de la promesse le caractère irrévocable de sa décision, intervint par un serment. Ainsi par un engagement doublement infaillible, puisqu’il ne peut y avoir de mensonge de la part de Dieu, nous sommes puissamment encouragés, comme y trouvant refuge, à saisir fortement l’espérance qui nous est proposée. » Face à cette phrase quelle est ma base?, quelle est ma certitude? quelle est ma référence?, et pourtant nous proclamons: « Je crois en un seul Dieu… » ou « Notre Père qui est aux cieux.. », alors que nous vivons comme si nous disions :  » je ne crois que en mes capacités… » ou « Ma vie que j’ai construite… » Concernant le renoncement à la volonté propre, la garde des pensées, l’humilité, ce sont des attitudes vers lesquelles nous travaillons sur nous-même, alors elles sont conditionnées au temps qui passe vers notre sure conversion, elles vont s’améliorer petit à petit; tandis que la prière et le jeûne doivent être tendues exclusivement et sans partage vers le Seigneur, car si nous sommes partagés avec une autre sagesse, un autre seigneur, alors Notre Père qui est aux cieux sera aussi « partagé » vers nous, mais Lui, pédagogiquement comme un Père, et non comme nous lorsque nous sommes « mercenaires ». Dans l’évangile d’aujourd’hui, lorsque le Christ dit :« Cette engeance ne peut être chassée que par la prière et le jeûne. », il dit que notre référence et notre décision doivent être sans concession, sans « oui mais… ». souvenons nous d’une autre de ses Paroles : « que votre oui soit oui et votre non soit non. » amen

 

COMMENTAIRE DE L’EVANGILE DU DIMANCHE 20 MARS 2016:

Évangile : Jean 1, 43-51 (n.trad.)

En ce temps-là, le lendemain (du jour où Il avait donné à Simon le nom de Pierre), Jésus voulut se rendre en Galilée : Il trouve Philippe. Il lui dit : « Suis-moi ! » Philippe était de Bethsaïde, de la ville d’André et de Pierre. Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont ont écrit Moïse, dans la Loi, ainsi que les prophètes, nous l’avons trouvé : Jésus, le fils de Joseph, celui de Nazareth. Et Nathanaël lui dit : « De Nazareth peut-il être quoi que ce soit de bon ? » Philippe lui dit : « Viens et vois ! » Jésus vit Nathanaël venir vers lui et Il dit de lui : « Voici vraiment un Israélite : en lui il n’est pas de ruse. » Nathanaël lui dit : « D’où me connais-Tu ? » Jésus lui dit en réponse: « Avant que Philippe ne t’appelât, quand tu étais sous le figuier, Je t’ai vu. » Nathanaël lui répondit : « Rabbi, Tu es en vérité le Fils de Dieu, Tu es le roi d’Israël ! » Jésus lui dit en réponse: « Parce que Je t’ai dit que Je t’ai vu sous le figuier, tu as la Foi ? Tu verras bien plus que cela ! » Et Il lui dit : «Amen ! Amen ! Je vous le dis, désormais vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’Homme!»

COMMENTAIRE:

chers frères et sœurs en Christ, nous venons de faire la même chose que font des montagnards avant d’atteindre le sommet qui convoite. nous avons de bonnes chaussures de montagnes: dans le dimanche du Publicain et du pharisien, avant touts choses il nous faut l’humilité, sinon aucun départ possible ou bien des accidents durant le chemin: orgueil, illusion, désobéissance, etc; c’est comme se casser la cheville (à cause de mauvaises chaussures) avant même d’avoir commencer le chemin. Puis le dimanche du fils Prodigue; dans notre sac à dos, il s’agit d’avoir que ce qui correspond à notre effort: des barres hyper protéinées, de l’eau, un chapeau, des pansements…l’effort de repentir, la décision de repentir du fils prodigue, sa prise de conscience, sont la même justesse qui est nécessaire pour un sac de montagne: juste ce qu’il faut… et une dernière chose importante: est le plaisir d’arriver tous ensembles au sommet, sinon, notre joie n’est pas parfaite; c’était le dimanche où le Seigneur donnait la parabole de ce que l’on fait à un de ces plus petits, c’est à Lui que nous le faisons, et de même pour le pardon: le partage de l’héritage grandiose et inouï que nous donne notre Seigneur Jésus-Christ: le Royaume. A travers toutes ces étapes, c’est un chemin de vérité qui se fait de plus en plus présent et nous interpelle de plus ne plus, si nous sommes honnêtes et c’est souvent un chemin qui nous transforme (nous élève ) sans que nous nous en rendions compte au début: il y a bien une foi que nous voyons et gérons et une autre foi qui nous ait vraiment donnée de l’intérieur graduellement par l’Esprit-saint. Cette élévation était présente dans l’évangile d’aujourd’hui, dit « du triomphe de l’orthodoxie ». « Il lui dit : « Suis-moi ! » » Philippe, André et  Pierre, Nathanaël se connaissent et partage entre eux la nouveauté dans leur région de cet homme Jésus. il y a un premier niveau de réflexion:« De Nazareth peut-il être quoi que ce soit de bon ? »  puis le Seigneur s’approche un peu plus, souvent on aurait presque envie de dire qu’il nous dérange:« Voici vraiment un Israélite : en lui il n’est pas de ruse. »,« Parce que Je t’ai dit que Je t’ai vu sous le figuier, tu as la Foi ? », mais le Christ nous demande d’aller plus loin que la résolution des troubles de notre vie: « Tu verras bien plus que cela !!! »,Et Il lui dit : «Amen ! Amen ! Je vous le dis, désormais vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’Homme!»…

COMMENTAIRE DE L’EVANGILE DU DIMANCHE 6 MARS 2016:

Évangile du Triode : Matthieu 25, 31-46 (n. trad.)
En ce temps-là Jésus dit : « Lorsque le Fils de l’Homme viendra dans sa gloire, et avec lui tous les anges, alors Il siégera sur le trône de sa gloire. Et seront rassemblées devant lui toutes les nations, et Il mettra à part les uns des autres, comme le pasteur met à part les agneaux et les chevreaux ; et Il placera les agneaux à sa droite et les chevreaux à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde. Car J’ai eu faim et vous m’avez nourri ; J’ai eu soif et vous m’avez désaltéré ; J’étais étranger et vous m’avez recueilli ; nu et vous m’avez vêtu ; J’étais malade et vous m’avez rendu visite ; J’étais en prison et vous êtes venus me voir.’ Alors les justes lui répondront et lui diront : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim et t’avons-nous nourri ou avoir soif et t’avons-nous désaltéré ? Quand t’avons-nous vu étranger et recueilli, ou nu et t’avons-nous vêtu ? Quand t’avons-nous vu malade ou en prison et sommes-nous venus te voir ?’ Le roi leur dira en réponse : ‘Amen, Je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un des plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ Alors Il dira à ceux qui sont à gauche : ‘Allez loin de moi, maudits, au feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car J’ai eu faim et vous ne m’avez pas nourri ; J’ai eu soif et vous ne m’avez pas désaltéré ; J’étais étranger et vous ne m’avez pas recueilli ; nu et vous ne m’avez pas vêtu ; malade et en prison et vous ne m’avez pas rendu visite.’ Et eux aussi répondront : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim ou soif, être étranger, ou nu, ou malade, ou en prison et ne t’avons-nous pas assisté ?’ Alors Il leur dira en réponse : ‘Amen, Je vous le dis, dans la mesure où vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’ Et ils s’en iront, eux vers le châtiment éternel, mais les justes vers la vie éternelle. »

COMMENTAIRE:

chers frères et sœurs en Christ, nous sommes encore dans le temps du Triode, il y a eu le Pharisien et le Publicain avec pour thème l’orgueil et l’humilité, puis le dimanche du fils prodigue avec ce père qui n’est pas répugné par son fils qui s’est vautré dans la boue, les porcs et les filles, mais il attend que son fils s’en rende compte, qu’il ait du repentir et alors il va à sa rencontre, le voyant « de loin ». Aujourd’hui par cette parabole, le Seigneur nous demande des choses concrètes et nous dit que l’on ne peut pas dire l’aimer tout en n’ayant pas de la compassion, de l’attention et de la miséricorde envers notre prochain. Notre prochain est celui qui est proche très concrètement, juste pour dire que des fois nous allons chercher des actions dans des pays lointains, tout en oubliant notre ville. mais ils sont proches aussi, et à cause surtout du Christ. le Christ assumant toute l’humanité, et chaque homme en particulier, mais proches encore plus pour ceux qui cherchent le Christ et ont foi en Lui. si nous avons le Christ en commun, par la fête de l’ascension: l’humanité christique par le Christ Roi à la droite du Père céleste, nous l’avons encore plus en commun par la même foi et la même eucharistie. si donc saint Paul nous dit de faire attention à nous-même à cause du Christ en nous, pour la même raison, soyons attentif aux prochains dans le même chemin. c’est un degré plus haut. et forcément si nous ne faisons rien envers ce prochain, et les autres prochains plus éloignés, forcément nous nous éloignons du Christ par la brisure de l’unité, dont l’égocentrisme aura été le moteur. Saint Jean le miséricordieux, patriarche d’Alexandrie en 610, disait que l’aumône, après l’aide aux nécessiteux,  apportée une grande aide spirituelle pour le Salut de l’âme pècheresse qui pratiquait l’aumône.

COMMENTAIRE DE L’EVANGILE DU DIMANCHE 28 FEVRIER 2016:

Évangile du Triode (n. trad.) : Luc 15, 11-32.
En ce temps-là, Jésus dit la parabole suivante. Un père avait deux fils et le plus jeune lui dit : « Père, donne-moi la part qui me revient de notre fortune. » Et le père partagea les ressources entre eux. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout rassemblé, partit pour un pays lointain et, là, il dissipa sa fortune, menant une vie de perdition. Lorsqu’il eut tout dépensé, une cruelle famine toucha ce pays et il commença à être dans le dénuement. Il alla donc s’engager auprès d’un des habitants de ce pays qui l’envoya garder les porcs dans ses champs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les porcs, et personne ne lui en donnait. Entrant en lui-même, il dit : « Tant de salariés de mon père ont du pain en abondance et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais me lever, j’irai vers mon père et je lui dirai : ‘ Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme un de tes salariés.’ » Il se leva et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut saisi de miséricorde ; il courut se jeter au cou de son fils et l’embrassa tendrement. Le fils lui dit : « Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. » Mais le père dit à ses esclaves : « Vite, apportez le vêtement le plus beau, et revêtez-l ’en ; mettez-lui un anneau à la main et des chaussures aux pieds ! Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et réjouissons-nous ! Mon fils que voici était mort, et il est vivant ; il était perdu et il est retrouvé !» Et ils se mirent à se réjouir. Son fils aîné était aux champs : comme il approchait de la maison, il entendit jouer des danses ; il appela un des serviteurs et lui demanda ce qui se passait. Celui-ci lui dit : « Ton frère est là, et ton père a tué le veau gras parce qu’il l’a recouvré en bonne santé. » Le fils aîné se mit en colère et ne voulait pas entrer. Mais, son père sortit pour l’en prier. Il répondit à son père : « Voilà tant d’années que je te sers comme un esclave sans jamais transgresser un seul de tes commandements, et tu ne m’as jamais donné un chevreau pour me réjouir avec mes amis ; et quand ton fils que voilà revient, après avoir dévoré tes ressources avec des débauchées, tu tues pour lui le veau gras ! » Son père lui dit : « Mon enfant, tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi est à toi, mais il fallait se réjouir et rendre grâce, car ton frère que voici était mort et il est vivant ; il était perdu et il est retrouvé ! »

 

chers frères et sœurs en Christ, voici un évangile très encourageant pour nous lorsque nous désespérons de nous-même, ou d’une épreuve que nous vivons: l’amour de Dieu, de notre Père Céleste, est intarissable et non conditionné.  Il n’est pas répugné par nous lorsque nous nous sommes couchés dans toutes sortes de boues, par notre orgueil, notre désobéissance, notre inattention, notre oubli de là où nous venons, notre oubli de par qui nous existons, de pour quoi nous avons été créé. par contre cela n’enlève pas notre responsabilité sur ce que nous faisons; aussi un jour il faut bien considérer notre vie, si nous désirons le Salut dans Son Royaume. Ainsi dans le sacrement de confession, l’absolution du prêtre est juste la conclusion d’une démarche que nous avons faîte: le repentir, c’est cela la partie principale du sacrement.

c’est ce père de cette parabole qui est dans le souci de ce qu’est devenu son fils, et tellement tendu vers son retour, qu’il le voit revenir de loin, car le fils a réfléchi en lui-même sur ce qu’il avait fait.

Une autre précision sur la confession, vous devez bien comprendre que la confession n’est pas « un ticket » pour la communion: imaginez que le Seigneur est le maître d’un banquet et il m’invite régulièrement et comme cela se fait, et comme on dit en France, « je me suis endimanché », je me suis fais beau (et là c’est beau dans tous les sens possibles) pour honorer celui qui m’invite. imaginez en plus que je me permette d’amener d’autres personnes qui ne sont pas prévues, je suis donc responsable d’elles au yeux du maître de banquet et imaginez que ces personnes ne se soit pas préparées, alors le maître pourrait me dire: « mais c’est quoi ces personnes sales qui viennent à mon banquet!!! » et il nous mettrait tous dehors…et il aurait le droit.!
c’est comme cela qu’il faut comprendre la confession: le fait que le prêtre est responsable de vous, et le fait de se faire beau pour honorer celui qui nous invite.
si c’est bien compris comme cela, alors la confession est une joie, comme lorsque la mariée se fait belle pour son futur époux. Amen

COMMENTAIRE DE L’EVANGILE DU DIMANCHE 21 FEVRIER 2016:

Évangile du Triode : Luc 18, 10-14 (n. trad.)
« En ce temps-là, Jésus dit la parabole suivante.
Deux personnes montèrent au temple pour prier, l’un pharisien et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : « Ô Dieu, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme les autres gens, avides, injustes, adultères, ou bien comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et j’acquitte la dîme de tout ce que j’ai gagné. » Or le publicain, se tenant à l’écart, ne voulait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : « Ô, Dieu, sois propice à moi, pécheur ! » Je vous le dis, ajouta Jésus, celui-ci descendit chez lui justifié, au contraire de celui-là, car toute personne qui s’élève sera abaissé, mais qui s’abaisse sera élevé. »

COMMENTAIRE:

le thème principal de cet évangile est de ne pas juger. il y a bien des manières de juger les autres : des manières très visibles et d’autres cachées car plus subtiles. Ne pas juger, au delà que ce n’est pas bien car cela se fait avec autoritarisme, orgueil, accusation, méchanceté, est surtout une recommandation impérative car elle nous protège de nous-même. En ne jugeant pas, nous nous protégeons de l’agitation des pensées, et souvent des pensées vaines, qui en plus, parasitent tout notre temps, nous gaspillons alors notre temps. Pour y arriver, la Tradition nous enseigne deux choses: le renoncement à la volonté propre qui s’exerce par le jeûne (qui est une limitation par le retrait de nourriture et une limitation en nous montrant à quel point cela peut être difficile pour nous) et deuxièmement l’humilité qui s’exerce par la confession, (car notre âme doit lutter contre l’orgueil et l’illusion et passer par l’humiliation à travers ce sacrement). et les deux sont fortifiés et affermis par l’obéissance.

COMMENTAIRE DE L’EVANGILE DU DIMANCHE 7 FEVRIER 2016:

 Matthieu 25, 14-30 
En ce temps-là, Jésus dit cette parabole.
« Quelqu’un, partant en voyage, appela ses esclaves personnels et leur confia ses biens. Il confia à l’un cinq talents, à l’autre deux, au troisième un : à chacun selon sa propre capacité. Puis il quitta le pays. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla travailler avec cet argent et gagna cinq autres talents. De même celui qui en avait deux en gagna deux autres. Mais celui qui en avait reçu un alla creuser la terre et y cacher l’argent de son maître.
Longtemps après, …/…Tu as été fidèle en peu ; je te confierai beaucoup. Entre dans la joie de ton maître ! » Enfin, celui qui avait reçu un talent s’approcha et dit : « Maître, je savais que tu es quelqu’un de dur ; tu moissonnes où tu n’as pas semé, tu récoltes où tu n’as pas répandu de graines. J’ai eu peur et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Voici, tu as ton bien. » Son maître lui répondit et dit : « Mauvais et paresseux esclave! Tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, que je récolte où je n’ai pas répandu de graines ? Il te fallait donc placer mon argent à la banque et moi, de retour, j’aurais recouvré mon bien avec l’intérêt. Prenez-lui donc le talent et donnez-le à celui qui a dix talents. Car à toute personne qui a, l’on donnera et elle sera dans l’abondance ; mais à qui n’a rien, on enlèvera même ce qu’il croit avoir. Quant à cet esclave inutile, jetez-le dehors, dans la ténèbre extérieure. Là sont les larmes et les grincements de dents. »
la parabole des 5 talents, surtout avec cette fin redoutable. c’est l’application, ou plutôt la conséquence de cet autre évangile:
Matthieu 25
39Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi? 40Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. 41Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.…
COMMENTAIRE:
plus notre vie sera conforme à ce qui pourra rester en présence du Seigneur après notre mort, plus notre vie dès aujourd’hui est bénie par le Seigneur, alors plus notre vie après la mort sera une élévation dans l’Amour de notre Seigneur.
dès aujourd’hui, la question est: est ce que tout ce que je fais et pense pourrait être fait et pensé si le Seigneur était à côté de moi à chaque instant ?!!!
tout ce que nous avons, en matériel, en biens, en pensées, en actes, et qui n’a pas de correspondance avec le Seigneur, au niveau du Bien (avec un B majuscule), du Bon, du Vrai, ne nous servira à rien après notre mort, et donc dès maintenant, ne nous sers pas à grand chose, dans le sens de ce qui est essentiel pour notre Salut.
c’est redoutable comme conséquence, c’est pour cela qu’il faut toujours offrir notre journée au Seigneur, pour qu’il nous bénisse et nous garde en toutes circonstances et que nous demeurions de dignes témoins de sa miséricorde qui c’est manifestée par ce Mystère de l’incarnation: Dieu c’est fait Homme, pour que l’homme devienne Dieu. Amen

MEDITATIONS DIVERSES

le point de vue du malin sur nous est:

tu es nul, tu ne fais que des choses nulles, ta vie sera nulle…

le système d’Aristote et philosophique ou humaniste nous dit :

je suis le fils de mon père, de ma mère, le « fils » de mon éducation, le « fils » de ma culture, de ma civilisation, le « fils » de mes conditionnements, aussi je fais ce que je peux et selon l’imperfection de la base.

savoir CE QUE je suis est selon les conditionnements, savoir QUI je suis est selon l’homme ou selon Dieu.

je suis le fils de mon père ou je suis fils de Dieu…!

décide de vivre selon le fait que tu es fils de Dieu, alors tu te connaîtra selon le regard de Dieu, et tu fera des choses nouvelles correspondantes à ce statut.

cherches Dieu et tu te trouvera.

« Cherchez le Seigneur car il se laisse trouver ! » (Is 55,6)

« Tu trouveras le Seigneur ton Dieu
si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme » (Dt 4,29)

« Célébrez le Seigneur, invoquez son nom !
Faites connaître parmi les peuples ses bienfaits !
Chantez pour lui, jouez des musiques pour lui !
Réfléchissez à tous ses actes étonnants !
Mettez votre fierté dans son Nom très saint !
Que se réjouisse le cœur de ceux qui cherchent le Seigneur !
Cherchez le Seigneur et sa force,
recherchez-le toujours !
Souvenez-vous des choses étonnantes qu’il a faites
de ses prodiges et des sentences qu’il a prononcées
C’est lui, le Seigneur, notre Dieu
Il se souvient toujours de son alliance,
de la parole qu’il a donnée pour mille générations ! » (Ps 104,1-5.7a.8)

« Les malheureux, en le voyant, se réjouiront, et vous qui cherchez Dieu, votre cœur revivra. » (Ps 69,33)

mais voilà, nous ne cherchons pas Dieu là où il est, ou pas à sa mesure:

question du Christ: « que veux-tu que je te fasse? »  réponse: que je guérisse !!!

réponse du Christ: « laisse les morts enterrer les morts » …tu me demande de te guérir..!! mais avant tu ne me demandes même pas de t’aimer plus.  c’est mon amour grandissant en toi qui va te guérir.

question du Christ: »crois-tu que je puisse le faire? » réponse: tu peux le faire mais je n’en suis pas digne…!

réponse du Christ: « vous valez plus que les oiseaux du ciel !!! » veux-tu vraiment changer de pays? ne vas-tu pas regretter ton ancienne condition..?

question du Christ: « qui dis-tu que je suis? » réponse: Seigneur et Maître de ma vie !

réponse du Christ: « je suis le chemin, la vérité et la vie ! » mais si je suis comme tu le dis Seigneur et Maître de ta vie, pourquoi tu m’oublie si facilement, pourquoi tu ne pratiques pas ma Parole, car celui qui m’aime, aime faire ma Parole..?!!

oui Seigneur, alors je reviens à ma première réponse: que je guérisse c’est à dire que je t’aime plus encore.

ce dialogue révèle les questions que nous devons nous poser : qu’elle est ma base de départ? et quel est le but recherché?

et cela révèlera ensuite la différence entre « avoir besoin de l’Eglise » ou « servir l’Eglise », « avoir besoin de communier » ou vivre « le devoir de communier ».

c’est mon besoin de communier, ce qui montre que je suis centré sur moi-même, je suis mon propre sujet de préoccupation, alors je suis facilement et rapidement dans le manque, parce que : est-ce que je suis capable de garder ce que je reçois?

ou répondre présent à l’appel de l’Eglise, qui est aussi l’appel du Christ, pour servir.

servir, qui est se mettre à la disposition de…, ou dans la disponibilité, à cause de l’Amour envers le Christ.

ma joie est d’être là où est le Christ en plénitude, c’est à dire dans la liturgie, en comparaison, pour un temps, d’un temps où le Christ ne se révèle pas en plénitude, parce que je ne suis pas présent à l’essentiel de ma vie, qui est ma vie cachée en Christ.

chaque fois que je suis centré sur moi-même, pour moi-même, chaque fois je me cache du Christ,

mais chaque fois que je contemple ma croix, qui est d’être si facilement coupé du Christ, je contemple une communion blessée, aussi je suis avec le Christ qui assume nos manquements.

 

 

 

 

 

 

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